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28/07/2016

Saint-Etienne-du-Rouvray

Horreur et révolte .

15/07/2016

NICE - Deuil National

Deuil,  tristesse, solidarité et compassion

après cette nuit d'horreur à Nice ,

le soir de notre fête nationale.

L'heure n'est pas à la polémique  mais les  Français n'ont

pas l'intention de " s'habituer " à compter les attentats et les morts.

Vie pour la France.

Vie pour les français.

 

23/03/2016

Solidarité Belgique

Attentats meurtriers   du 22 Mars 2016 en BELGIQUE

Solidarité

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14/11/2015

Solidarité et Union

 

 

 

 

 

 

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Nuit d'horreur du Vendredi 13 Novembre 2015à Paris :                    

SOLIDARITÉ

10/01/2015

Unité Nationale

   Liberté   Égalité Fraternité

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                                                                                 Photo Copyright Rachel Sun

Préservons la flamme dans l'Union

DIMANCHE 11 JANVIER 2015

Journée d' Unité Nationale

" On est tous saisi du recueillement national et de l’ambiance d’émotion générale qu’a suscités cet attentat d’hier.

Je trouve assez émouvant les manifestations spontanées ou même organisées des citoyens en France parce qu’ils ont sans doute décidé de prendre en main leur destin. Il n’y a pas que les politiques pour prendre en main les choses. Que les citoyens s’en saisissent, que l’union nationale se fasse sur ces thèmes ô combien précieux que sont la liberté et la démocratie finalement, c’est une heureuse chose.

Je crois qu’il y a un vrai moment d’émotion qui dépasse largement le cadre du champ politique ou le cadre parisien. Dans toutes les villes et villages de France, j’ai des tas de témoignages de gens qui sont très émus de ce qu’ils ont vu, de ce qu’ils ont entendu et de ce qu’ils perçoivent de la violence qui est faite à la démocratie. Je trouve cela très précieux, et c’est peut-être ce qu’il faut espérer de mieux dans l’événement tragique que nous vivons.

Cela doit pouvoir produire le sentiment collectif qu’il faut que nous apprenions à mieux vivre ensemble, que nous apprenions la modération dans les expressions, dans l’approche de l’autre, que nous apprenions à nous retrouver sur l’essentiel. Au-delà de notre émotion du moment très forte, il faut qu’elle se transforme dans la société en une prise de conscience collective du besoin que nous avons de réinventer notre démocratie et de la solidifier. Il faut que l’on se saisisse tous, sans récupération, de cette envie de solidarité collective.

La marche républicaine de dimanche est un événement inédit que je souhaite le plus dépolitisé possible, y compris avec la présence de tous les politiques, parce que c’est une façon aussi de dire qu’il faut gommer les étiquettes, les banderoles et les attaches partisanes. On est dans l’unité nationale au sens premier du terme, car on touche au cœur de l’unité nationale quand on touche aux forces de police, quand on touche aux journalistes, quand on touche finalement à ce qu’il y a de plus précieux chez nous : la liberté. Oui, nous vivons un moment inédit et si nous pouvions réussir cette marche collective comme un moment inédit, particulier, exceptionnel, ce serait formidable."

 Marc FRESNAU

Secrétaire Général du Mouvement Démocrate

 

Merci à Marc  FRESNAU d'avoir su trouver, au milieu de la tourmente,  ces mots à la fois profonds  et équilibrés qui tracent le chemin pour que l'action et  la pensée politiques reprennent toute leur noblesse.

 

24/11/2014

La politique est-elle coupable ?

                             

La commémoration du D Day aura été un des moments suspendu de cette année 2014.

Le rassemblement de tous ces chefs d’États sur cette plage du débarquement et l'épanouissement des étoiles de l'Europe à même le sable où tombèrent tant de combattants de la Liberté fut d'une symbolique très forte.

Mais cette grande page d'hommages, en ravivant la mémoire de toutes ces jeunes vies ardentes fauchées pour nous donner un avenir,  a posé une grave question  :

Sommes nous , collectivement comme Nation, au niveau de tous nos responsables , au niveau de cette Europe née  dans le sang , oui,  sommes nous à la hauteur de tous ces sacrifices qui nous endettent moralement  ?

Vu dans cette perspective,  le marasme et la désintégration qui font le quotidien de  la France, que nous subissons avec impuissance,  est encore plus accablant car il mène à un sentiment de honte et d'asphyxie.

J'ai eu la chance, très jeune, lors d'une inauguration d'un monument sculpté par mon père  à la mémoire du martyr laïc Jean MOULIN,  de faire la connaissance de sa sœur Laure .

 Je n'oublierai jamais ces échanges avec Laure MOULIN, enseignante à la fois sobre et humble, ardente et  enthousiaste, qui avait elle-même pris  des grands risques en soutenant son frère.  Elle adorait la jeunesse et savait mettre immédiatement à l'aise.

C'est une "trempe" de gens qui tranche sur notre époque de vedettariat où ceux que l'on qualifie " d'élites" vivent trop souvent comme des stars capricieuses dont le moindre geste est relayé avec emphase par  des médias avides.

Avec une telle référence l'actualité ponctuée d'un nouveau scandale chaque jour donne une impression d'inconsistance qui se répercute sur ses acteurs.

Cette impression n'est malheureusement  pas seulement personnelle et peut entrainer des conséquences difficiles à évaluer et qui portent en germe une lourde menace.

Une activité qui met en contact avec pratiquement tous les niveaux professionnels et sociaux permet de prendre la température morale des Français et mon bilan  place les marqueurs au rouge.

Nos concitoyens sont majoritairement excédés  et écœurés et n'ont pratiquement plus aucune confiance dans leurs représentants, tous bords confondus, tellement qu'ils ne voient plus d'issue. Le monde politique en bloc  les dégoute.

Seul Jean LASSALLE et avec lui François BAYROU semblent avoir pris la mesure de cette fracture.

Les français sont pourtant mûrs, lucides, voient très bien les failles et sentent que le système entier est à renouveler mais ils n'en voient plus le chemin.

Alors qu'ils se débattent dans leurs quotidiens, anxieux pour leur avenir et celui de leurs enfants, l'actualité ne bruisse que d'affaires d'argent ou de "  galanteries"  tandis que s'accroit au jour le jour la dette financière que nos dirigeants accumulent sur nos têtes depuis des décennies.

Après tant de vies sacrifiées pour nous libérer de l'oppression voici que petit à petit la France glisse sur les genoux et que les français souffrent .

Le plus inquiétant c'est que le monde politique  semble continuer à tourner en vase clos et à accuser le camp adverse , persuadé que le leur peut faire mieux  au lieu de s'adonner à une salutaire remise en question en contact étroit avec les citoyens.

Comment la Révolution de 1789 a-telle fini par accoucher d'une classe de privilégiés aussi coupée des réalités ?

C'est la question qui taraude les Français qui sont obligés de constater une lente dérive loin des valeurs fondatrices et qui ne voient d'espoir que dans une totale reconstruction d'un système qui s'est pétrifié .

Mais si une bonne partie de nos concitoyen appellent de leurs vœux  un renouveau ( sans oublier qu'une autre ne voit d'issue que dans un durcissement) il faudrait pour y parvenir une importante prise de conscience des acteurs politiques à tous les niveaux tant est fort le poids des habitudes  . Tant se sont imposés, outre des avantages tentants,  des poncifs et des techniques que l'on a, au fil du temps ,assimilés  à la politique mais qui en réalité éloignent de son sens véritable .

 Le rappeler vous  renvoie   aussitôt au monde des " bisounours"  alors que le bon sens proclame que ces pratiques qui se perpétuent accentuent, quand elles ne génèrent pas ,le déséquilibre dont souffre notre pays et tant de français.

De petits coups bas en gros  scandales, la politique continue chaque jour d'offrir à nos concitoyens un spectacle qui les convainc de son insanité .

Concernant le coût des campagnes électorales par exemple, il est parfaitement antinomique à l'esprit Républicain et démocratique d'avoir besoin de quantités considérables d'argent pour " faire voter" - en principe en leur âme et conscience - des citoyen sensés  élire librement leurs représentants ou dirigeants .

Dans la mesure ou le poids de l'argent a un  impacte  sur les résultats,  nous ne pouvons nous considérer réellement  en démocratie.

Il faut  donc espérer que cette crise morale autant que matérielle que nous traversons nous accule pour retrouver la vraie noblesse de l'action politique.

C'est la mission du citoyen  que de le rappeler à ceux qui trop souvent la laissent dériver sans même s'en rendre compte .

C'est la voix citoyenne qui pourra , seule, provoquer cette indispensable reconstruction.

23/05/2014

UNIS DANS LA DIVERSITÉ , l'EUROPE est NOTRE FORCE

" Nous nous sommes ratés sur l'Europe, me disait récemment un interlocuteur, " nous avons fait l'Europe des marchés au lieu de l'Europe des cultures " .

A quelques jours d'un scrutin important pour l'UE , cette réflexion qui peut paraitre paradoxale pour certains, se détache dans un contexte particulièrement préoccupant avec la montée de l'extrême droite et des Eurosceptiques .

Leur essor s'appuie sur les peurs diverses , liées bien sur à la crise économique, mais au-delà à un besoin de sens et d'identité qui n'arrive pas toujours à s'exprimer face à une montée en puissance de la mondialisation .

L'Europe n'est pas ( ou trop peu) vécue comme un refuge, un axe, une véritable espérance et  les individus ont au contraire la phobie d'être engloutis dans des monstres administratifs ou financiers.

Certes en période de crise financière, les impératifs économiques ont tendance à prendre le pas sur touts les autres.

Pour autant ils ne peuvent combler toutes les aspirations humaines. Les peuples ont aussi besoin de rêve, d'avenir, d'espérance, de souffle , d'enthousiasme, bref d'idéal pour  avancer.

Ils ont surtout besoin de sentir qu'on peut les sortir de cette obsession financière qui va de leurs besoins les plus pressants qui les harcèlent, aux scandales réitérés des " affaires" ou dérives qui les indignent ou les désespèrent.

L'Europe, construite au sortir d'un des  drames les plus épouvantables de son histoire, avait su établir une stabilité , installer en priorité la Paix. Celle-ci a pratiquement perduré ( pour les pays fondateurs) plus de 60 ans.

Désormais il faut  à l'UE un nouveau souffle pour que les peuples en fassent leur avenir et leur idéal.

Et donc redonner à l'économie, la finance, le commerce leur juste place : celle d'outils au service de l'humain, du développement de l'Homme dans toutes ses facettes, dans tout son potentiel.

Certes encore imparfaite, cette grande démocratie de plus de 500 millions de citoyens a déjà su prendre la première position dans  des domaines importants: environnement, aide humanitaire , lutte contre les armes antipersonnel etc

Il reste beaucoup de chemin à parcourir, de combats à mener pour lui donner son second souffle .

Car l'Europe a aussi des devoirs et des responsabilités.

Ses peuples et leurs appétits sont responsables , pour le meilleur comme pour le pire, de la direction générale des sociétés industrielles modernes .

Il lui    appartient donc de trouver prioritairement des solutions à tous le problèmes et dérives que cette direction a également engendré( épuisement des ressources énergétiques , atteinte à la biodiversité, pollutions et problèmes climatiques , dérives financières, inégalités monstrueuses etc).

Parallèlement elle est aussi le berceau de la démocratie et des droits de l'Homme, de l'humanisme.

Le monde a besoin d'elle comme elle a besoin du monde.

Être Européen ,c'est, ce doit être une identité.

Une identité liée à des valeurs communes ( sociales, éthiques, philosophiques, historiques, culturelles à travers un patrimoine commun )

Au cours des siècles nous nous sommes forgés, façonnés, les uns par les autres ,  avec les autres , même si souvent contre les autres .Nos destins se sont liés.

Pour faire diversion  face à leurs lacunes ou échecs, les responsables politiques ont trop souvent pris l'Union Européenne comme bouc émissaire. Jusqu'à en dégouter les citoyens...

Les citoyens qui ont  besoin de retrouver un sens. De retrouver dans ce projet leur identité propre quelle soit nationale ou  régionale .

Car c'est  cela la volonté initiale des pères de l'Europe que la devise de l'UE a reprise:

UNIE dans la DIVERSITÉ.

Ce qui veut bien dire qu'être Européen ne peut signifier  être noyé dans la grisaille mais apporter sa pierre à   ce grand édifice qui pour le moment n'en est  qu'à consolider ses fondations.

Oui l'économie devient notre priorité en période de crise .Mais les peuples comme les individus ont su faire de grandes choses parfois dans le dénuement comme nos plus grands artistes ou chercheurs et bienfaiteurs de l'humanité.

Ce n'est donc pas elle qui apportera réponse  à toutes nos angoisses , à tous nos vrais besoins.

Face à un monde inscrit dans une mutation vertigineuse, aux interrelations  explosives, face à la croissance fulgurante des super puissances, quelle petite nation d'Europe pourrait faire face seule ?

L'avenir et l'espérance ne peuvent se trouver que dans une réelle solidarité de notre continent  d'abord , pour la projeter ensuite à l'échelle du monde.

Soyons Européens  non pour nous perdre dans une bureaucratie et une standardisation stérilisantes ou pour être roulés dans la lame de fond de  la mondialisation mais pour devenir les pionniers d'un monde nouveau.

C'est vers cela que doit tendre l'esprit conquérant qui nous fut légué par  les générations précédents.

Du reste nous n'avons plus beaucoup de choix car les urgences de toutes sortes ( sociales, économiques, énergétiques, climatiques  ) nous l'imposent.

Pour participer de notre mieux  à cette nouvelle conquête nous avons nos bulletins de vote suivis d'une vigilance et conscience citoyenne à mettre de plus en  plus en œuvre.

Pour choisir en votre âme et conscience  dimanche 25 Mai 2014 voici quelques liens utiles :

-  pour connaitre mieux les avancées de l'Union Européenne le Petit Livre Bleu publié par le Mouvement Européen -France :

http://www.mouvementeuropeen.eu/wpcontent/uploads/2014/05/PetitLivreBleu_MEF-2014-FINAL.pdf

- pour connaître le projet humaniste  de l'UDI - MODEM : http://www.leseuropeens.eu/

-pour connaitre la candidate UDI-MODEM pour le Sud-Est notre amie Sylvie GOULARD qui fut ma Présidente au Mouvement Européen France avant Jean-Marie CAVADA

: http://www.dailymotion.com/video/x1vm0g0_sylvie-goulard-docks-de-paris-18-mai-2014_news

Il reste que rien ne pourra se construire sans une conscience citoyenne Européenne aiguisée et exigeante .

31/03/2014

Fançois BAYROU la victoire de l'endurance

La belle victoire de François BAYROU à PAU est aussi une belle leçon de persévérance qu'il faut saluer.

Son chemin a été rude et semé d 'embûches depuis la création du Mouvement Démocrate.

Il a dû faire face à l'hostilité des deux camps majoritaires, à l'incompréhension et souvent au dénigrement.

Son option pour une troisième voie  qui permette de mettre un terme à la division qui ronge  notre pays peinait à se faire entendre.

Pourtant à PAU dimanche c'est bien cet esprit de rassemblement qui est enfin sorti des urnes puisque François BAYROU est élu avec un beau score de 62,6 % et plus important encore , a remporté cette élection dans tous les bureaux de vote de sa ville,  ce qui prouve qu'il a obtenu la confiance  d'électeurs de différentes sensibilités.

Dans le consensus actuel , le pari de François BAYROU en se présentant une troisième fois au siège de premier magistrat d'une ville qu'il chérit, était hardi.

Mais ce pari ,une fois  gagné ,  redonne de la force à sa voix dans le débat politique national et démontre le bien fondé de sa démarche, de sa vision et la confiance qu'il sait inspirer lorsqu'il est écouté.

Pour les adhérents de la première heure du Mouvement  Démocrate, dont je suis , et qui ont vécu les échecs précédents c'est une grande satisfaction.

Mais cette joie se teinte d'un peu d'inquiétude : François BAYROU va être grandement accaparé par le redressement de sa ville .Il faut espérer néanmoins que depuis la Navarre il  pourra émettre pour la France des vérités frappées du bon sens dont elle a tant besoin dans cette période de crise morale et matérielle.

Car en dehors de certains cas,  emmenés par une figure emblématique et rassembleuse , les  français  ont recommencé leur  oscillation d'un bord sur l'autre au gré de leur mécontentement ou déceptions.

Hier, en 2012 ,François HOLLANDE  prenait les commandes de la Nation car les français ne supportaient plus son prédécesseur.

Aujourd'hui excédés par sa conduite du pays, il votent pour le camp adverse, ce qui est interprété comme une " vague bleue" .  Qui m'apparait plus comme une instabilité politique qui exprime son impatience à travers l’éternel clivage gauche-droite  au lieu de se décider à construire autrement et solidairement .

Cela ne doit pas entrainer les actuels  bénéficiaires dans un triomphalisme béat ( et amnésique) . Une opinion qui bascule régulièrement d'un bord sur l'autre ,presque d'une année sur l'autre, n'est pas une opinion stable issue d'un choix structuré.

Elle est inquiétante car elle dénote une certaine immaturité politique et surtout  une  exaspération et une  perte de confiance accrues ( un  camp vaut l'autre selon l'humeur,  car dans le fond on n'y croit plus beaucoup, voire plus du tout)

Et lorsque cette opinion française veut en finir avec le bi-partisme  et ce heurt frontal UMP /PS,  elle  fait le choix de renforcer les options extrêmes du Front National en le hissant en troisième position.

Cela est d 'autant plus préoccupant qu'il lui a été proposé une autre voie centrale , celle qui transcendant les clivages , porte les valeur humanistes dans un esprit de rassemblement .

De celle-là elle s'est défiée peut-être car elle était trop habituée à ce que le champ politique soit principalement conflictuel, voire violent.

L'éclatante victoire de François BAYROU à PAU vient donc donner un exemple ,sur le terrain,  de  ses choix politiques.

Désormais " prophète en son pays" il devrait avoir une plus grande audience auprès des incrédules pour dire qu'une autre  voie est possible.

Et auprès des hommes politiques de réelle bonne volonté de tous bords , qui doivent admettre qu'une  très profonde remise en question de notre système politique est indispensable tant  au redressement de la France qu'à  l'apaisement des consciences françaises.

Car comment oublier que le parti pratiquement majoritaire qui sort de ce scrutin municipal de 2014 est celui de l'abstention record pour ce type d'élection à hauteur de 36 ,45 % au niveau national .

C'est le parti du désespoir et du découragement, des déceptions ou du dégoût .

Le parti de ceux qui ne pensent plus pouvoir être entendus ou représentés.

C'est à ceux là  prioritairement qu'un politique digne de ce nom doit savoir répondre.

 

 

27/01/2014

HORIZON 2014

 

Que de souhaits à faire  pour la France, l'Europe en ce début d'année.

Si  notre pays est étreint par une  forme de découragement ou de colère comme a pu le constater Jean Lassalle au cours de sa marche à travers l'hexagone  , peut- être est-ce l'augure d'un véritable renouveau.

Il faut aller jusqu'au bout d'un système ,  se buter contre ses impasses pour éprouver un profond besoin de changement. Pour accepter ou susciter tout à la fois un nouveau modèle non seulement de société mais de gestion de celle-ci.

La régénérescence   politique doit d'abord jaillir du cœur des citoyens avant qu'elle ne puisse prendre une forme tangible,   être portée par les hommes et les femmes qui s'en sentent la vocation.

Cet élan semble pour l'heure comme un ferment   qui risque aussi de s'inverser.

Ce qui peut aller de la monté des extrêmes à la colère aveugle.

Il faut donc espérer un réveil véritable de toute la classe politique qui se trouve appelée à changer profondément de paradigmes pour répondre aux attentes et aux souffrances du peuple qui se sent incompris ou négligé voire désorienté.  Pour répondre aussi aux exigences de l'époque et de ses enjeux vertigineux qui dépassent les problématiques nationales et dans lesquels s'imbriquent les besoins spécifiques de la nation. Que cela soit au niveau économique, énergétique, environnemental ou humain l'interdépendance  s'accroit de jour en jour.

Elle pose au passage un problème d'identité, de spécificité nationale , que les réponses économiques,  certes vitales, ne peuvent  suffire à combler.

La marche du monde, basée principalement sur  le développement économique et le profit,  tend vers une uniformisation  qui exacerbe ce besoin de redéfinir une identité. 

Par delà tous les problèmes pratiques  à gérer, il demeure donc toujours d'autres besoins, plus intangibles, que les urgences de la crise économique occultent encore trop. Ce sont ces besoins profond de sens ,d'identité ,de culture  qu'une  politique réellement humaniste doit impérativement prendre en compte à chaque stade de l'action .

Une politique réellement citoyenne doit être celle de la concertation , de la réflexion avec les citoyens , et donc de la consultation. Sans cela ceux-ci se sentent frustrés, lésés.

Le chantier est immense pour que la politique renoue avec sa véritable mission,que chaque citoyen ait le sentiment d'avoir toute sa place et toute sa voix.

Il appartient à  chacun de nous,  citoyens,  ferments de cette nouvelle conscience politique,   d'aider à faire émerger celle-ci à travers nos combats quotidiens , nos exigences, notre vigilance,  mais aussi nos espérances et  nos rêves.

Que 2014  nous permette de retourner positivement et constructivement  les énergies négatives de la crise qui nous confronte afin de nous donner un horizon plus lumineux et plus  beau.

Très bonne année à tous mes  lecteurs .

 

05/11/2013

AXE CENTRAL ?

Depuis 2009 et même avant je n'ai cessé d'appeler de mes vœux la création d'un axe central Républicain qui puisse mettre un terme à ce bipartisme antagoniste qui stérilise notre pays depuis des décennies à travers la mainmise des deux appareils puissants du PS et de l'UMP. Entrainant le sempiternel balancement d'un bord sur l'autre  , d'une élection à l'autre où les français déçus par un camp  font remonter l'autre au pouvoir souvent plus par dépit que par choix pesé. Il s'en suit que notre pays ne cesse littéralement de tanguer quand il ne se couche pas sur le flanc tel un navire dans la tempête... Au risque de chavirer.

Plusieurs fois nous avons pu espérer entrevoir l'amorce de ce grand rassemblement ,  initiée par  différentes personnalités.

Mais chaque fois cela n'a pas abouti et nous avons continué à tanguer tandis que la lassitude croissante des français envers leur classe politique les entrainait vers les extrêmes.

 Pour dire plus fort leur déception ,plus haut leur impatience, et  augmenter le roulis des antagonismes.

Je veux donc voir un motif d'espérance dans la réussite du rapprochement entre le Mouvement Démocrate de François BAYROU et l'UDI de   Jean-Louis  BORLOO.

Certes cela fait et fera couler beaucoup d'encre voire grincer pas mal de dents.Pour les anciens" bisounours" que furent les fondateurs du Mouvement Démocrate,  il faut  savoir accepter le jeu de la politique politicienne, les stratégies de l'opportunité... Les changement de cap apparents , oublier les   dissensions, renouveler ou changer les alliances...

Mais cela dit,  l'échiquier politique actuel rendait ce rassemblement à la fois souhaitable et incontournable. 

D'un côté un PS qui fait eau de toute part et un Président de la République dans une cote de désamour historique.

De l'autre une UMP déchirée après un mémorable " combat de chefs" fratricide pour la conquête de sa direction qui a fini par la doter  d'un président  particulièrement peu estimé des français

 Et enfin  l'imperturbable  ascension  du Front National qui sera, à n'en pas douter, le prochain moyen du " vote sanction" des français pour crier leur colère si nous ne parvenons pas à leur rendre la confiance et l'espérance.

Il faut saluer l'endurance politique de François BAYROU qui a su " encaisser" les coups pris après l'élection  présidentielle  , prendre les mesures nécessaires  à la survie du MoDem et enfin mener à bonne fin ce rassemblement des centristes avec  Jean Louis BORLOO , rassemblement qui lui a semblé vital pour offrir une alternative à cette bascule vers les extrêmes.

Cette endurance nul doute que c'est  aux prises avec la vie qu'il l'a développée puisqu'il ne fait pas partie de cette caste d'Enarques éloignés du quotidien qui a tissé le filet  administratif de notre paysdepuis nombre d'années. Au contraire, ce littéraire a dû mener de front son activité  d'enseignant avec celle d'exploitant agricole pour soutenir sa famille. Il a donc su garder ce contact avec le terrain qui manque à nombre de nos plus brillants politiciens et  stérilise leur capacité d'action au-delà de la théorie  .

A contrario , son endurance et les combats qu'il a dû mener démontrent l'enlisement du bipartisme et le dogmatisme du PS aux commandes qui l'a rudement combattu pour lui faire perdre son siège de député après avoir profité de son soutien lors de l'élection  présidentielle . Ce faisant il   n'a pas réalisé qu'il lui faisait un cadeau en  nous donnant  un gage de son indépendance...

Ce rapprochement des centristes  est un rassemblement d'énergies que les configurations précédentes avait dispersées.

En tant que membre du Mouvement Européen, j'y  retrouve  notre Président Jean-Marie CAVADA, actuellement membre important de l'UDI après qu'il fut un des fondateurs du Mouvement Démocrate.

Pour autant même si ce rassemblement des centristes  ouvre à l'espérance , rien n'est joué encore .

Il faudra  que cette  alliance tienne sur la durée. Il faudra capter l'écoute des français et plus difficile encore, leur confiance. Il faudra  beaucoup de vigilance. Beaucoup de sagesse..

ll faudra surtout un changement profond et réel , une remise en question sérieuse des politiques, de la politique et des "mœurs politiciennes".

Jean Lassalle l'a constaté  avec effarement au cours de sa marche à travers la France, un rapport confidentiel des préfets pour le Ministère de l'intérieur du 27 septembre dernier publié par le Nouvel Observateur le confirme de manière officielle. Un contact quotidien des français le démontre régulièrement : nos compatriotes sont à bout et la classe politique est gravement discréditée.

Les bonnets rouges enflammés sur les solides têtes bretonnes montre que cette déception et cette  exaspération est prête à basculer dans la révolte.

La train de vie d'une bonne partie de la classe politique mais aussi ,selon un autre rapport confidentiel, des hauts fonctionnaires, crée un fossé de plus en plus profond avec les français qui se débattent , salariés ou petits et moyens  entrepreneurs . Le sentiment d'injustice et de subir une oligarchie  privilégiée ne peut que mener au désespoir ou à la révolte dans un pays qui a établi sa République après la révolution  de 1789  .

Le cumul des mandats ( parfois  vécu en couple d'élus ) et tous les privilèges y afférents   permet des promotions sociales rapides,   contradictoires avec la mission de représentant du peuple. 

Le consensus et l'habitude sont   tels que la classe politique n'en est même pas pleinement consciente, ou plutôt ne veut pas l'être... C'est pourtant là une fracture fondamentale qui demande lucidité et autocritique puisque la France parait un contre exemple en la matière

François BAYROU a insisté auprès de François Hollande pour établir une loi de moralisation de la vie politique .

Mais le  Parti Socialiste au pouvoir, pas plus que ces prédécesseurs de droite, n'a inscrit cela à l'ordre des urgences.

C'est pourtant à ce prix que les français parviendront  à reprendre confiance en leurs représentants avant  que la colère ne les emporte et que la navire ne chavire.

Souhaitons donc que ce grand rassemblement des centristes  parvienne à peser dans ce sens.

12/10/2013

Le Retour

Après de longs mois de silence " Conscience et Démocratie "va pouvoir à nouveau reprendre.

Une période d'épreuves et de combats personnels ne m'avait pas permis de résoudre les problèmes techniques qui m'empêchaient de publier.

Cette période d'expériences  très denses ne pourra que nourrir ma réflexion et le contexte de mes combats, s'inscrivant dans des dérives qui nous concernent tous , mériterait à lui seul un blog dédié.

Au demeurant les dérives ne manquent pas actuellement d'un façon générale et la thématique de ce blog semble plus que jamais d'actualité tant l'espoir ne peut résider que dans le sursaut des consciences actives.

Mais avant tout je souhaite saluer et remercier la fidélité ou le renouveau d'un lectorat qui n'a cessé de s'intéresser à "Conscience et Démocratie "en dépit de son long silence.

Et plus encore  remercier les nouveaux lecteurs qui depuis la rentrée 2013 me font l'honneur de me lire, faisant littéralement exploser les statistiques de visites et de lectures, et s'intéressant en profondeur aux thèmes évoqués puisqu'ils remontent même dans les archives.

Cette affluence insolite sur un blog apparemment stagnant ne peut que m'encourager à reprendre la réflexion engagée depuis 2008.

Si une partie de ce lectorat n'est pas étrangère aux combats que je mène parallèlement, il aura pu se convaincre que ceux-ci , par-delà le cas personnel,   s'appuient sur des principes essentiels à nos fondements républicains et sur la  conviction que ceux-ci ne peuvent être négligés sans graves dommages pour notre société. Ces principes font de la Justice , dans tous les sens du terme, la clef de voute de notre République, le pilier  de  notre devise nationale, la pierre d 'angle de notre démocratie.

Au-delà des expériences et combats personnels, il est en effet primordial de pouvoir ramener ceux-ci aux principes qui  peuvent en être ébranlés ou mis en cause et  ont une portée générale.

 C'est ce qui doit donner la force ou le courage du combat, la persévérance et l'espérance. Car ce sont souvent des combats individuels qui permettent  tôt ou tard des avancées dans nos sociétés.

Dans une période de désenchantement  et de découragement général, garder à l'esprit la multitude et la portée des combats individuels redonne l'espoir de voir avancer les choses, parfois de façon imperceptible, parfois de façon plus spectaculaire.

Cela redonne à tous les  rouages de notre citoyenneté une plus juste place, celle de consciences  actives, de levain dans la "pâte" sociale.

Les nouveaux outils informatiques, bien utilisés, ont à ce niveau un impacte indéniable qui donne à l'action apparemment individuelle, une portée totalement nouvelle dont nous ne mesurons pas encore toutes les retombées.

Cette avancée se fait en parallèle avec les actions de groupe et peut être un ressourcement pour la Politique, au-delà du vedettariat ou de la course aux avantages qui égarent les appareils traditionnels actuellement en perte de vitesse et de crédibilité.

Mais cet outil, comme beaucoup,  est  a double tranchant. Aussi, pour que ce nouveau type de combats  porte des fruits positifs, il faut plus que jamais que ceux-ci soient guidés par la conscience ,ferment et fondement d'un réel projet démocratique.

 

03/07/2011

De l’inhumain à l’humain, pour une société de l’Homme


En dépit des apparences, je n’ai pas abandonné le combat politique.

Mais je dois des excuses à mes fidèles lecteurs ainsi qu’aux nouveaux  , venus régulièrement lire mes articles précédents. Je les en remercie beaucoup car cela prouve  que lorsqu’on s’attache  au fond des choses ,dépassant l’immédiateté et la superficialité,  l’intérêt demeure .
En Février   dernier , il  y  a eu 3  ans que Conscience et Démocratie aura commencé sa petite aventure sur le net et déjà des milliers de visites se sont accumulées.

J’ai été trop longtemps silencieuse, mais parfois il est bon de laisser passer la colère et la révolte , de prendre du recul , avant de tirer des conclusions .

Durant ces longues semaines de silence apparent ,j’ai  accumulé des expériences  diffciles  en me battant pour la santé d’un proche et  celles-ci nourriront certainement des combats ultérieurs.

Il a fallu d’abord faire des  constats,  qui se sont confirmés par nombre de témoignages ,  sur les graves carences de notre système de santé.
En particulier sur la situation des personnes âgées. Il vrai que je réside  dans une région qui doit être sur ce chapitre parmi les plus mauvaises.

J’ai pu lire  la « Charte de la personne âgée dépendantes »établie en  1997 par la Fondation Nationale de Gérontologie qui dans ses 14 principes généraux pose que «  la prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit ».

Plus de 13 ans après,  les gestes élémentaires , simples, de base , ne sont même pas faits en temps et heure pour prévenir des conséquences en cascade qui peuvent détruire l’individu.
Dans certains lieux on « fabrique » tout simplement des grabataires.  Quand on sait qu’il rapporteront plus à  l’établissement , on peut s’interroger.

Il y a là un problème qui nous confrontera de plus en plus avec l’augmentation de la durée de vie.

Il ne tient,  il ne tiendrait qu’à nous que cette mutation soit un plus pour l’humain et non le développement de milliers de cas de détresse, de souffrances, de perte d’identité et de dignité. Avec toutes les répercussions  sur la famille  et un poids énorme sur la société.

Comme me le disait une infirmière , nous avons en principe toutes les cartes en main pour  aider.

Mais du potentiel à son actualisation, il y a un gouffre dans lequel s’abîment nombre de vies hier jeunes et brillantes.
Si nous prétendons être une civilisation, si nous nous  proclamons telle, il faut savoir respecter tous les âges de la vie. Il ne faudrait pas être en  dessous de certaines colonies de primates qui portent leurs anciens sur leur dos pour les protéger et bénéficier de leur expérience… Il ne faudrait pas être en dessous des sociétés  traditionnelles , à qui nous  avons voulu donner des leçons , mais pour qui l’âge était synonyme de sagesse.
Il ne faudrait pas surtout céder, à tous les niveaux de la vie, à tous les niveaux de la  société ,  aux sirènes du mercantilisme et de l’indifférence.

Pour le vieillissement comme pour tous les problèmes sociaux, c’est la conscience citoyenne debout de chaque maillon d’actifs qui est concernée.
Non , les politiques n’ont pas tous les torts, ne peuvent être responsables de tout.
Il est souvent trop facile de déléguer ses responsabilités et d’oublier ce que chacun d’entre nous doit à l’autre au quotidien.
C’est la conscience de chacun à son poste qui peut changer les choses. Cela implique bien sur d’abord un consensus, un projet de société partagé construit de jour  en jour dans chaque acte , chaque geste. C’est difficile  mais il n’y a pas d’autre voie pour une démocratie .

Non , les politiques n’ont pas tous les torts . Mais ils en ont  , c’est vrai , beaucoup aussi , car ils ont laissé prospérer une oligarchie de l’argent qui a progressivement fait main basse sur tous les postes et les biens importants  .
Et ce faisant ils ont laissé notre société se démoraliser au double sens  du terme.
Tellement qu’à chaque niveau d’activité il   semble que celle-ci ne tient que sur les épaules de quelques uns. Partout on réduit du personnel . Et sur ce personnel réduit, une bonne partie a perdu toute motivation, écrasée par le poids de cette oligarchie qui s’est taillé des places et  des fortunes à des niveaux jamais atteints dans nos démocraties .
Nous sommes ainsi inféodés à l’argent, au rendement, au profit  à l’état brut ou brutal et non au développement   économique et social.
Et cela perdure alors que les crises financières ont montré les dangers de ces abus maladifs.

Il me semble grave de voir désormais utiliser le mot «  élite »  pour désigner cette oligarchie prédatrice et calculatrice.
Une élite, dans une démocratie , est formée de phares , d’êtres qui brillent par des qualités supérieures  que ce soit dans  les sciences, les arts, la philosophie, la politique, la médecine , le commerce s’il est  équitable et utile.
Cette élite sort du terreau  d’un peuple et ne peut être liée ni à une classe ( ou caste) ni à la consistance  de son compte bancaire.
Combien de chercheurs, combien d’artistes  ont su œuvrer avec trop peu ?

Ce type de dérive est symptomatique d’une société qui  a pris les moyens pour le but au point d’oublier sa propre préservation.

Le drame du Japon devrait nous faire réfléchir . Il frappe une société développée, à la pointe de la technologie et un peuple discipliné et courageux
Nous disséminons  ce danger potentiel sur des continents qui n’ont encore pas développé leur technique et leur démocratie. Quant  à nous, à voir comment fonctionne nos différents systèmes  , les anomalies ,  lenteurs, erreurs auxquelles nous nous heurtons au quotidien , peut-on rêver  que la perfection ait été atteinte dans nos propres  centrales ?

Sans sagesse et sans raison, nous avons avancé en accumulant les risques principalement parce que c’est le profit qui dicte  systématiquement sa loi.
Or le profit ne peut être le fondement d’une  démocratie et d ‘une civilisation.

Un ami , qui n’est pas de ma génération m’a fait lire ,récemment à Paris ,les premières  pages d’un livre qu’il termine.Il raconte comment il a vécu petit à l’heure de l’humain , puis soudain avec l’ascension  d’Hitler , la deuxième guerre mondiale et la Shoah, il s’est  retrouvé  dans cette enfance,  basculé dans  l’ère de l’inhumain.

Une affaire de famille qui s’est jouée à haut niveau du pouvoir ,  sur laquelle je venais de me pencher , m’a justement donné l’occasions de plonger dans la France d’après 1945. Éprouvant voyage qui  m’a démontré que la page de l’inhumain ne fut jamais vraiment tournée  et que  nous avons  reconstruit notre nation avec des briques ensanglantées. Bien des dynasties financières ou industrielles ont plongé leurs racines dans les eaux glauques  de la collaboration avec le nazisme  qui les a fait prospérer.  Comment s’étonner dès   lors des  dysharmonies de notre société puisque notre économie  nationale est ainsi  entachée.

Dominique de Villepin invite ses concitoyens à une  indispensable refondation républicaine.
Ceci fait  profondément écho  aux prises de consciences qui m’ont déterminée à l’engagement politique .

Mais re -fonder sur quel sol ?  Nous ne pourrons relever les piliers  de la République sur des sables  mouvants ou un marécage. Les Français sont démoralisés au  double sens du terme comme je l’ai dit plus haut.
De scandales en dérives, de perte de sens en perte de bon sens, il semble qu’il n’ay ait plus de place pour une démarche, claire , ferme , cohérente ,exigeante .
Il semble que l’urgence  est à la refondation morale. Non d’une morale exiguë  dans le sens  le plus étroit du terme , mais dans de réelles exigences éthiques qui dictent les droits fondamentaux de l’humain.  Partout. En France comme ailleurs.
Sur cette base seulement, sur le consensus  d’une prise de conscience générale , sur cette remise en question lucide de nos sociétés  et de nos démarches nous pourrons  redonner un sens à chaque  fondement républicain.

Or nous dérivons dans un chaos médiatique du  sensationnel et d'immediateté qui éloigne constamment de la racine des choses.
L’affaire Strauss-Kahn en est une parfaite illustration.  Elle fait , elle fera, il faut l’espérer,  le procès de cette  dérive médiatique.
C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous avons en main de tels outils . Or qu’en faisons nous ? Des machines à broyer , à détruire. Ou à  vendre de l’illusion . Pouvoir dans le pouvoir , moyen de fascination sur les masses  , s’il n’est pas  tenu par une axe rigoureux , ce moyen devient   l’instrument de l’inhumain  et pourrait être celui d’une déshumanisation systématique.

Je n’ai pas de sympathie particulière pour Dominqiue Strauss-Kahn. Je ne me suis de fait pas intéressée à lui. Pour la simple raison qu’il appartient au monde de l’économie et de la finance qui m’est étranger  quand il ne m’est pas suspect , justement par ses risques de déshumanisation .
Mais dès le début de l’affaire,   j’ai craint un des plus gros attentats politiques   du siècle. L’avenir dira peut-être la réalité des mobiles qui ont précipité la chute du Directeur du FMI.
Mais ce que j’ai trouvé totalement inadmissible c’est le rôle joué par les medias pour tuer un homme alors même qu’il bénéficiait de la présomption d’innocence.
Rien ne peut, dans des sociétés  prétendument civilisées,   légitimer une telle dérive. Dérive au service du pouvoir, de pouvoirs , c’est une évidence.
Et c’est là le plus grave de cette dérive car elle impose une déshumanisation,  banalisée. Sous le fallacieux prétexte de servir  «  l’information «  l’instant , la liberté d’expression ,avec habileté , science ou prouesses technologiques  , amalgames et  montages , ces techniques  raffinées peuvent faire croire ou dire n’importe quoi à n’importe qui .

Au-delà du «  fait-divers  »  du cas précis , il y a, il y a eu viol des consciences ou des sensibilités en gorgeant à outrance les spectateurs  par une invasion d’images chocs de «  détails »   « d’expertises  »«  légistes », répandus à profusion  , au nom d’une  prétendue  morale de masse, sous l’oeil sidéré des enfants et adolescents à qui on ne laisse même plus d’espace pour le rêve , pour l’imaginaire et cette faculté propre à l’homme et qui ne le réduit , ni l’affaiblit : la Poésie.
Un déferlement, un raz de marée  négatif pour agiter dans le sensationnel et faire perdre  tout recul et tout repère .
Le premier repère étant celui des Droits de l’Homme. Qui s’appliquent à tout homme ( ou femme ) victime ou coupable.  Par ce que c’est un principe .
Et non un jouet ou un mot dont on se gargarise en tant que de besoin.
Cette dérive  là nous l’empruntons avec appétit aux moeurs d’outre Atlantique, qui fondent  nombre de  leurs actes sur le règlement de compte habillé de puritanisme.
J’ai personnellement désapprouvé totalement la façon dont  a  été gérée  la    fin de Sadam Hussein. Parce que  les crimes contre l’humanité exigennt des procès et des procédures droits et clairs, sans équivoques , où la personne en tant que telle demeure respectée dan son essence , même si elle a bafouée cette essence.
Comment sinon nous poser en «  justiciers » , au nom des droits fondamentaux, si  nos procédés sont du même style ? Si nous ne savons pas respecter la dignité fondamentale, nous n’avons pas de leçons à donner à ceux qui la bafouent.

Dans l’affaire Strauss-Kahn quels qu’aient  été les faits, il n’était  pas admissible que cet homme , ce père , ait été tendu à la vindicte planétaire – sans jugement- au mépris de tout ce qu’il avait pu être d ‘autre –  au mépris de ce qu’il avait pu faire  de bien- au mépris de ses enfants  ou proches qui n’avaient pas à subir une telle violence morale.

Cette affaire bien sûre renvoie  à la présomption  d’innocence .

Mais elle remet aussi bien des acteurs en question qui servent cette courtisanerie mondialisée et médiatiquement relayée ou fabriquée :
Aujourd’hui puissant et courtisé- demain détruit et mis en pièces- après-demain reconstruit , flatté et flagorné à nouveau .
Le monde politique en sortira encore plus ébranlé et discrédité, rétréci.

Que l’homme ait été coupable, et l’on pouvait  s’étonner  que ses pairs l’aient de si près fréquenté ou adoubé sans en voir  le danger .

Qu’il ne l’ait pas été,  combien de déclarations platement opportunistes pour profiter de l’espace laissé , dénoncent l’empoisonnement  en profondeur de cette vie politique  , de ces appétits qui font perdre toute mesure .

A –t -on bien  vu  qu’en se prêtant à ce jeu du pilori médiatique, c’est aussi la France qu’on a laissé   atteindre ?

Imaginerait t- on un seul instant   Bill ou Hillary Clinton  accusés  de pédophilie  ( c’est  une fiction) sur son enfant  par un femme de ménage maghrébine  de  Belleville , brutalement arrêtés dans leur avion, menottés , emmené entre deux gendarmes à Fleury Mérogis  sous l’œil complaisant des  caméras du monde ?

Ce scénario  est totalement invraisemblable.  Et donc la France et l’Europe , à travers ce scandale ont été éclaboussées.

Ce fut hier Dominque Strauss- Kahn. Ce peut être demain un autre ou une autre pour d’autres raisons ou accusations si nous acceptons de «  jouer ce jeu «  ou de le laisser jouer . Si nous nous ne remontons pas au niveau des principes  . Si nous n’exigeons pas de mettre au sommet de toute  pyramide les Droits de l’Homme et leur application stricte.
Je ressens dans cette dérive d’échelle planétaire un germe totalitaire particulièrement pervers puisqu’il se dissimule dans les plis  d’une soi disant morale et  substitue au droit et aux droits la manipulation  des esprits à travers les nouvelles techniques médiatiques.
Au-delà du cas personnel  elle appelle  une vigilance  et un recul  par rapport à ce potentiel et à sa   banalisation.

Je n’ai pas  abandonné le combat , on le voit. Ni l’espérance malgré tout. Mais je concède un pessimisme à court terme.
À long terme nous nous inscrivons  dans l’histoire de l’humanité et le recul marque une avancée de la  conscience même à travers les moments de crise ou grâce  à eux. Mais  il y a  il est vrai  des phases ascendantes  ou descendantes .

Nous sommes  visiblement dans une de ces dernières.
Qu’adviendra-t-il pour notre pays ?

Pour l’heure les élections de 2012 semblent se présenter dans un chaos jamais atteint.

Je ne  puis que regretter encore et encore qu’un axe Républicain authentiquement humaniste et indépendant  ne se soit constitué en temps utile . Qu’un  groupe à l’Assemblée Nationale , tel que l’avait proposé Dominique de VILLEPIN  à François BAYROU n’ait été formé.

De la montée du Front National à la politique spectacle qui met en avant sa vie privée,  appuyée sur le pouvoir médiatique, quelle alternative aurons nous ? Celle d’un PS divisé qui a déjà tenu les commandes 20 ans et collaboré avec le pouvoir en place?

Ceux qui voudront voir renaître en France autre chose, refonder une société de principes , qui transcende les clivages,  réveille les consciences  , redonne  du sens  à l’action collective ne devraient avoir qu’une urgence : le rassemblement.

Pour une réelle refondation d’une société au service de l’Homme . Pour l’épanouissement de ce principe ,de ce potentiel qu’une civilisation doit faire  fleurir en chacun d’entre  nous.

Parce qu’il faut le ferment de quelques  idéalistes  aventureux  j’ai réussi à obtenir le double encartage :

Je suis à la fois :

Membre du Mouvement Démocrate de François BAYROU
Et de
République Solidaire de Dominique de Villepin dont je m’étais  rapprochée dès la fondation de son Club.


J’espère  de la sorte être un maillon d’un rassemblement qui me paraît aussi urgent qu’indispensable.

Les changements  dépendent de chacun  d’entre nous . De ce que nous pouvons faire même  de façon minime.
Je garde l’espérance car je rencontre beaucoup de gens, qui , en dehors de toute implication politique, pratiquent cette démarche .
Tout simplement une démarche citoyenne  consciente.

07/11/2010

L’éthique condition de notre survie


Le Président Chinois en visite en France. Silence pesant de la majorité de la classe politique. Tapis rouge et pas feutrés. Il faut amadouer, séduire «  l’ homme le plus puissant de la planète » dans l’espoir de signer des contrats.
Ceux-ci feront office de Providence, de manne céleste accordée généreusement pas l’ex  «  Céleste Empire » .

Qu’il faille défendre l’intérêt de la nation, établir un partenariat avec cette grande puissance émergente, c’est une évidence face à la mondialisation, à une inéluctable évolution du  monde.
Une  juste revanche de pays autrefois écrasés par l’occident arrogant et prédateur .
Mais  cela peut-il se faire à tout prix ? En faisant l’impasse sur les droits de l’Homme, fondements de nos démocraties, en voulant oublier les souffrances de peuple Tibétain spolié de son identité, en atermoyant face au problème  du maintien d’un taux de change bas  du yuan qui a permis cette fulgurante ascension du géant  Chinois et met en péril nos économies ?

Sous la pression de la crise internationale nous tendon à renier ce qui devrait être la raison d’être de nos démocraties  , de telle sorte que notre voix ne pourra que s’affaiblir sur la scène mondiale.
Entendre dire que le Président  Chinois, Président du parti Communiste, a exigé de ne croiser personne sur son passage de telle sorte qu’on a dû  faire le vide à grand renfort de forces  de l’ordre est surréaliste et  aberrant.

Nous souvenons-nous de ce qu’est sensée   être la démocratie , «  le pouvoir du peuple » ?
Peuple qu’on doit évacuer sur le passage des «  puissants »  contrairement à toute  réelle  mise en pratique de nos valeurs …
Nous nous sommes tellement habitués à ce que la République, sous le fallacieux  prétexte de célébrer  ses principes,  reprenne tous les poncifs du pouvoir monarchique ou impérial jusqu’à  trouver normal de voir  deux représentants de leurs  peuples respectifs isolés par la force armée du peuple de France qu’on écarte de leur passage…

Accueillir et honorer la Chine dans un monde multipolaire ouvert à l’autre,  certes.
Mais ne voir en ce grand pays qu’un marché  ou une puissance d’argent à flatter pour cette unique raison est-ce lui rendre justice ?
Après  avoir fait souffrir le monde de nos méfaits coloniaux allons nous laisser se développer une forme de néocolonialisme où les peuples d’Europe , craintifs, devront renoncer  à des principes fondés dans l’épreuve au  fil du temps , de révolutions en guerres,  pour finalement  plier le genou devant la richesse financière  développée  par  les pays émergents ?

Non seulement ce serait à notre détriment mais aussi  à celui de ces peuples qui ont dans leur histoire et leurs anciennes sagesses des richesses non matérielles à apporter au monde.

L’œil rivé sur les cours de la bourse , leur reconnaîtrons nous leurs qualités intrinsèques ?
Ou les condamnerons-nous à retourner contre nous des méthodes dont ils ont  eux-mêmes  souffert ?

Pour emporter des marchés sur le court terme  ne  risquons nous pas d’avoir été d’une  part  trop laxistes sur la défense des droits humains et trop peu vigilants sur la défense de nos intérêts économiques nationaux dans le futur(vraisemblablement  pour laisser de puissants groupes privés profiter de la situation )  et finalement de perdre sur toute la ligne ?

Un intéressant article du Monde du 5 Novembre 2010 par Friedbert Pflüger, Professeur  honoraire en politique internationale au Kings College de Londres, décrit les risques de conflits  et la menace pour nos économies  dus   au monopole par la Chine des minerais rares indispensables aux nouvelles technologies.
À sa lecture, il paraît évident qu’une harmonisation de la politique Européenne et l’élaboration d’une stratégie commune est à la fois impérative et urgente.

Au-delà du simple bon sens comment pourrions-nous élaborer une telle stratégie sans asseoir celle-ci sur nos valeurs fondatrices et retrouver un sens au progrès humain autre que le profit brutal et mal réparti ?

Friedbert Pflüger ne conclut pas autrement :

« Mais à long terme, une politique fondée sur des critères éthiques non seulement permettra à l’Occident d’avoir pour lui la morale, mais s’avérera de surcroît économiquement plus profitable.
La sauvegarde des ressources  ne restera viable  que si l’Europe ne considère plus les pays du monde en développement comme de simples gisements de matières premières, mais comme des partenaires   »

En d’autres termes, d’un point de vue simplement stratégique,  si nous voulons à la fois sauver nos économies et nos identités , et avec elles les fondements  de nos démocraties , il nous est imposé d’être à la hauteur de ceux-ci. Et de sortir de  la dialectique du profit à l’état brut et de la vision à court terme pour redonner  un sens à notre démarche.
Celui qui fera de l’épanouissement de l’humain la priorité. Et ce à   l’échelle planétaire et dans le respect de  notre environnement naturel.
C’est ainsi que nous pourrons  établir un réel partenariat enrichissant à tous les niveaux  avec les  autres peuples.

26/09/2010

Les brûlures de l’été


Plaie saignante de pétrole aux larges des USA, incendies monstrueux en Russie sur fond  de canicule, inondations au Pakistan, dérèglements climatiques   et inondations  en France et ailleurs  autant de sentiments d’avertissements pressants pour nous rappeler à la raison.
Lors d’une conférence en 2009 le philosophe Michel Serres  envisageait les futurs réfugiés climatiques qui rechercheront des contrées plus vivables si les déséquilibres environnementaux   ne sont pas enrayés à temps.  C’est-à-dire si nous ne  nous décidons pas à unir nos forces et nos raisons  , solidairement à l’échelle du globe.
On n’ose imaginer un tel scénario  dans le climat moral actuel. Notre gouvernement au long de ce  lourd été 2010 nous a démontré à quel point nous sommes loin d’être préparés à faire face aux conséquences de nos propres actions. Tout a été et dit  et souvent brillamment sur cette dérive sécuritaire et cette insupportable stigmatisation de certaines communautés . Je ne veux même pas les nommer   , ajouter encore un écho… Car  Bernard Henri Lévy l’a  bien analysé cet emploi du LES  précédant le nom d’une communauté  est intolérable et profondément  malsain , créant l’enfermement, incitant à la différence,  au rejet .  « Les  » « ils »,  les autres , les différents, les dangereux, les inquiétants…  les   responsables   .

Dans un monde aussi difficile où l’imbrication  des facteurs  pose sans cesse de nouveaux défis comment prendre le risque d’ouvrir une telle boîte de Pandore ? Comment  prendre le risque d’éveiller ne serait-ce que des échos  dans la conscience collective  d’un mal dont nous  ne sommes pas encore vraiment remis ?
Crise financière, peurs, replis des égoïsmes nationaux et  individuels , climat politique en décomposition dans notre nation engendrant écoeurement ,découragement et désespérance créent un terreau des plus alarmants.
Non , nous ne sommes pas en 29 ou en 39 . Non ,  l’histoire ne se reproduit pas plis selon plis. Mais elle est là pour nous apprendre , nous donner des leçons pour notre présent. Pour voir quelles causes engendrent quels phénomènes.
En France et en Europe c’est la montée apparemment inexorable  de l’extrême droite  . D’autant plus pernicieuse qu’elle s’est « relookée’ .
Nous l’avons vu chez nous aux dernières régionales parallèlement à ce repli découragé ou révolté que signe  l’abstention. La Suède pays libre  qu’on  nous prônait souvent  comme modèle  est en train de nous monter comment souffle le vent sur l’Europe.
Alors  l’heure est à l’inquiétude, à la vigilance.

Et ce n’est pas en rejetant les problèmes vers « l’ailleurs  » que nous pourrons les résoudre. Car nous sommes en 2010 avec de nouveaux défis que notre humanité n’avait pas encore confrontés. À commencer par ceux couplés d’une surpopulation mondiale et d’une dégradation de notre environnement.

Face à de tels enjeux,   la « sécurité  » ne pourra jamais venir du repli aveugle  sur soi  mais au contraire d’une volonté de solidarité, d’un changement de paradigme à l’échelle planétaire remettant l’homme et son environnement au  centre , soucieux de faire reculer les déséquilibres là où ils se trouvent.

Un milliards de ventres affamés crient en silence sur notre planète .

Comment pourrons-nous les empêcher de déferler vers nos contrées  encore prospères  si nous ne savons pas les aider à retrouver leur  dignité là où ils sont ?

Comment imaginer  , même si beaucoup de citoyens Français connaissent  de plus en plus de difficultés,  que l’étalage de  notre prospérité  et de notre trop dans nos magasins et nos vitrines n’attirera pas par milliers et à tous risques  vers notre pays ?

Si le cœur ne sait pas nous dicter notre conduite, la raison  même devrait y présider.

Au lieu de cela on manipule la peur et les peurs au risque d’allumer des  feux que  l’on ne pourra  plus éteindre.

Il est accablant de vivre une telle période où la France , berceau de la démocratie et des droits de l’homme  s’est  retrouvée montrée du doigt  par l’ONU, le parlement Européen , le Vatican, la presse internationale.
Jusqu’à la  Chine  qui  s’est mise de la partie ce qui est un cruel paradoxe lorsqu’on sait le sort  du peuple Tibétain.

De quel poids pèserons-nous désormais sur la direction du monde et de l’Europe après  avoir été ainsi discrédités dans les valeurs mêmes qui fondent notre nation ?

J’attends depuis des mois un grand rassemblement républicain  .
J’avais eu l’occasion de l’évoquer avec Nicolas Dupont-Aignan rencontré l’an dernier  dans une soirée parisienne et je sais qu’il l’espère également. Même si  je  diverge sur son  approche Européenne  nombre de ses positions  sur des valeurs fondamentales et l’indépendance de la France sont sans équivoque. Peu  de temps après François BAYROU appelait à un arc républicain lors du congrès d’Arras en Décembre 2009.
Mais le temps a passé pour arriver à  cet été 2010 sans que rien ne se fasse.

Dans mon article  de  Février 2010 «  Grandeur de la démocratie »  http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archiv... j’espérais un rapprochement entre François BAYROU et Dominique de VILLEPIN . Bien que de tempéraments très différents,  leur culture, leur vision de la France et de l’Europe fondée sur une  démocratie humaniste aurait dû les rapprocher . Mais je craignais les freins de leurs entourages.

Dominique de VILLEPIN ne cesse d’appeler sans conditions à un rassemblement pour créer un grand axe central  qui regroupe des sensibilités  républicaines différentes  et puisse  peser  à travers un groupe commun à l’Assemblée nationale  sans que  la seule alternative pour échapper  à une droite durcie soit de remettre la France à  nouveau entre les mains du PS et de ses satellites.


J’ai beaucoup espéré que  ce groupe allait  maintenant se former rapidement en réaction à ce que nous venions de vivre et qui demande de réagir vite pour ne pas assister   à une accélération d’un processus inquiétant.

François BAYROU a  d’abord semblé favorable à ce projet, parlait même   d’une fédération de partis.  Depuis lors il  semble avoir infléchi son  discours .

Et Jean-Luc BENNAHMIAS  dans une  récente interview  donnée en tant que membre du Shadow Cabinet du Mouvement Démocrate  creuse la division et l’esprit de concurrence, usant de critiques envers l’ancien  Premier ministre dignes de…. ses adversaires  sarkozystes.

Cela est non seulement  très décevant  mais  grave à l’heure où un sursaut républicain  est de toute urgence  et où  les énergies doivent se rassembler pour la défense de valeurs communes.

Comme l ‘a dit Dominique de Villepin   le défi actuel  est « de  se hisser au-delà des arrières  pensés  électorales et des clivages partisans  » car il y a « Un devoir de courage politique pour préparer l’alternative  républicaine qui s’impose. »

En Mars  dernier après les élections régionales j’écrivais :  « Je continue de penser que ce vaste chantier qui va s’imposer ne pourra pas être celui d’un homme seulement ou d’un parti mais d’un rassemblement des consciences.  »


Si nous ne nous ressemblons pas au plus vite nous prendrons  un risque et donc une responsabilité.

Celui   notamment ,que des analystes politiques ont admis possible,  de voir  le Front National aux  second tour  des élections présidentielles de 2012 face à Nicolas SARKOZY.
N’est-ce pas du reste l’arrière-pensée du chef de l’Etat en  semant la peur et la division dans une  nation inquiète pour son avenir ?

Et l’on verrait alors ceux qui n’auraient pas su se rassembler  à temps se retrouver pour porter pieusement  dans l’urne les bulletins au nom de l’actuel Président . Et lui renouveler ainsi  son mandat…

Fiction invraisemblable ?
Le cas ne s’est-il pas déjà produit dans une période moins difficile et moins inquiétante que celle que nous  vivons ?

Non, nous ne sommes pas en 29 ni en 39 . Mais en 2010 .
C’est à nous  qu’échoit la responsabilité d’un sursaut des consciences  pour que la page d’histoire qui est devant nous  s’écrive  dignement pour le bien de tous. C’est à nous de prendre la leçon du passé mais aussi du présent qui nous appelle à changer totalement des anciennes approches politiciennes pour nous  rassembler sur l’essentiel.

 

11/07/2010

De la transparence en politique à … l’eau vecteur de solidarité


Je demande pardon à mes fidèles lecteurs pour ce long silence.
Il n’a pas été inactif ni dénué de réflexion . Si une surcharge en activités en est partiellement la cause , il y a eu aussi un besoin de recul , des interrogations.Non sur les valeurs à défendre mais sur le moyen de vivre son engagement efficacement et sur le bouleversement de l’échiquier politique français.
On ressent un enlisement des partis  face à une crise générale dont la profondeur et l’ampleur dépassent plus d’un intervenant.
Celui-ci ne peut que s’accroître avec le développement des affaires qui tombe justement au moment où le discrédit ou le rejet de la classe politique par le citoyen –électeur semblait à son maximum.
Qu’il soit justifié ou non c’est un impondérable dont nul ne peut faire fi.
Profonde crise de société donc, qui s’enracine dans une perte de repères, de sens et de confiance.
Face à ces maux  , les clivages partisans deviennent de plus en plus secondaires puisque le besoin véritable est la réelle défense de valeurs qui n’appartiennent à personne en particulier mais à l’homme lui-même. Période douloureuse mais utile et qui sera  peut-être  fructueuse si elle arrive à poser les vraies  questions :
Économie au service de l’humanisme et donc argent au service de l’homme, éthique et justice comme axe et non plus opportunisme, cupidité et vision à court terme . Voir la plaie de sang noir qui se répand aux larges des côtes Américaines  au nom du profit prioritaire, aveugle et sourd aux impératifs écologiques.


Au moment où le citoyen français avait atteint des records d’abandon de son droit de vote, expression fondamentale de la démocratie, la France est secouée par les incessants   rebondissements de l’affaire Bettencourt.

Quelle qu’en soit la réelle substance, quel qu’en sera le développement, une chose n’est pas à mettre en doute : la suspicion est au cœur de la République car les citoyens sont convaincus que la sphère politique est dépendante de la sphère financière.C’est, au-delà de tout jugement moral ou d’éventuelles implications de telle ou telle personnalité , ce qui m’apparaît comme   le plus profondément dommageable car touchant le fond d’un principe  et non pas un régime, un gouvernement ou un parti donné. Il est admis qu’une élection,  et surtout celle qui concerne  les plus hautes fonctions, ne peut se faire sans de très importants moyens financiers.Il y a dans ce fait lui-même un déni partiel de démocratie.  Quel que soit le mérite , les compétences d’un candidat, s’il n’est pas «  promu » aux électeurs comme une lessive ou une vedette du « show bizz » ses chances de gagner leurs voix sont diminuées.
Peut-on imputer cette situation à la seule sphère politique ? Ou cette dérive progressive qui donne à l’argent une place prépondérante n’est-elle pas plus ou moins le fait de tous, d’un consensus, d’un état d’esprit collectif ?
Si la politique se «  peoplelise » et se transforme  en «  show bizz », c’est que ce moyen agit sur l’électeur-citoyen  qui y donne ainsi un consentement tacite.
L’argent s’est donc infiltré dans les consciences à travers les moyens médiatiques prisés parce que l’argent est devenu , pratiquement pour tous l’enjeu majeur, le but et non plus l’instrument et le moyen comme je l’ai évoqué  dans  mon article  «  l’odeur de l’argent » : http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archiv...
L’argent dans le sport, dans l’art, dans la politique, dévie et dévoie , éloigne du but réel . Il ne peut être le pivot, l’axe de la démocratie. La crise de valeur qui nous confronte ne peut remettre en question que  les seuls politiques  mais aussi les citoyens trop passifs qui ont accepté un jeu contraire à nos fondements et trop souvent abandonné leur  responsabilité d’acteurs lucides et critiques, de maillions  actifs de la démocratie.
Or l’heure est plus que jamais à la responsabilité citoyenne  individuelle, à la lucidité et à la solidarité pour peser sur la direction générale que ce soit au niveau national, international  , planétaire.

Parmi les activités qui ont eu quelques  responsabilités  dans mon silence ,   il y à celles liées à ma facette artistique  puisque j’ai exposé pour la deuxième fois des photos d’art au Symposium International de l’eau de Cannes .
Ce n’est pas le fruit du hasard car ce thème me tient très à cœur.
Source de toute Vie , l’eau menace d’être demain source de grands conflits puisqu’une si important part de l’humanité  en manque. Elle nous  appelle à une prise de conscience  rapide . Elément symbolique, fluide et transparent  qui peut être aussi dévastateur que  salvateur, elle nous impose la solidarité pour notre survie à tous les niveaux. Elle nous rappelle que les enjeux du moment sont d’une nature si grave qu’ils vont exiger une démarche politique à leur hauteur  , dépassant les conflits traditionnels,  basée sur la rigueur ,  la vision à long terme , la transparence. Une vision où chaque citoyen devra avoir  sa place et prendre sa part de responsabilité.

09/05/2010

60 ans de Paix

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Jounée de l'Europe - 60ème anniversaire de la déclaration de Robert SCHUMAN

" La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.
° La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. "

 

Extrait de la déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman

Il est trop facile d’oublier ce que fut le destin des peuples  de notre continent avant qu’un homme ne pose la pierre fondatrice du 9 Mai 1950 . La paix c’est bon et cela semble normal . Mais ça ne  peut l’être que par  la ferme volonté de tous et  la vision de quelques esprits éclairés qui savent prendre les justes décisions. C’est ce qu’a fait Robert Schuman  il y a exactement 60 ans et grâce à sa  vision à la fois pragmatique et idéaliste nous avons joui pendant tout ce  temps de la Paix.C’est près de trois génération qui n’auront pas été envoyées au combat contre une nation voisine, qui n’auront pas été fauchées dans la fleur de l’âge. Cela semble aller de soi, mais cela  demande pour continuer plus encore de volonté et de clairvoyance.
Il est attristant d’aborder un tel anniversaire avec une Europe en crise et désunie tandis que la nation Grecque  se débat en plein marasme.

Cette Grèce à qui notre continent doit son nom. Ce berceau de nos  civilisations. Présage alarmant pour nous rappeler que l’ Union Européenne doit retrouver ses sources premières, ses buts réels   pour pourvoir survivre et se fortifier, devenir force de paix et de solidarité.
Il est inquiétant de voir ses pays frères ne lui apporter leur aide que contre des taux fructueux pour eux  . C’est là un germe malsain  qui va  à l’inverse  de la vision des pères fondateurs et jette une ombre sur ce grand  anniversaire.

Devant le trop grand désintérêt des population pour l’Union Européenne manifesté par un record d’abstention aux dernières élections un député Anglais imagine de faire appel à des vedettes du sport , de la chanson ou du  «  show-bizz » à qui donner des rôles de députés paneuropéens   . C’est à dire « peopleliser «   l’Europe pour conquérir l’intérêt des peuples .  Au moment où la politique souffre dans son ensemble justement d’une telle dérive. Il fut un temps où l’on disait » panem et circences », du pain et des jeux . Ce n’est pas  en amusant  sans retrouver un sens que l’on forgera un but, un idéal commun. Alors qu’une approche démocratique impose l’adhésion par une prise de conscience générale .

Pourtant l’histoire devrait nous  éveiller à la raison. La crise de 1929 a engendré le repli, l’individualisme, le protectionnisme. Loin d’être la solution ce fut le germe de la catastrophe  mondiale.
En tirer les leçons, convaincre, travailler à faire réaliser l’importance du dialogue et de la solidarité , prendre des mesures pour les enjeux prioritaires : la Paix ,la force d’un destin commun serait bien plus fructueux que l’élégante présence de quelques top modèles  au
Parlement  Européen qui ferait perdre de vue la gravité  et l’urgence de la vraie mission de l’Europe.

Un mission non seulement pour ses peuples mais aussi pour le monde où elle doit jouer le rôle d’un piller de Paix et de démocratie.

Dominique de Villepin  vient de faire à Tunis le 29 Avril dernier un discours magistral  marqué par sa vision audacieuse et clairvoyante.

Face aux bouleversements du  monde et des pôles de puissance , à l’émergence de nouveaux empires  qui peuvent préfigurer de grands déséquilibres  il appelle l’Europe qui,  dit-il ,  a négligé le monde extérieur , à un réengagement politique dans ce sens.

Il voit un vastepartenariat entre les peuples, une coopération entre notre continent élargi  ,  et le Maghreb et l’Afrique. Comme Robert Schuman, sa vision  de ce pôle paneuropéen  face aux enjeux de la mondialisation et aux défis de l’environnement  s’appuierait  naturellement sur l ‘économie mais  aussi sur la culture et toutes les ressources humaines et servirait  la démocratie et la Paix   tout  en contribuant au développement d’un formidable potentiel actuellement entravé par la souffrance et  les manques.

Cette vision fait exactement écho à celle  de Robert SCHUMAN qui disait :
« L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles: le développement du continent africain. »

60 ans après cette  déclaration fondatrice d’un des pères de l’Europe
le chemin continue ,tracé par des esprits éclairés  , qui savent voir  dans les enjeux du moment une incitation à trouver des solutions pratiques   qui sont les moyens de marcher vers le but véritable : la Paix et le développement  du réel potentiel humain.

Il n’y a pas  de fatalités pour les sociétés humaines. Il ne peut y avoir d’avenir que dans la volonté ferme  de construire un destin commun pour tous les hommes qui redonne sa place véritable à l‘Homme dans la plus noble acception du terme. La volonté créera le moyen .

L’avenir de l’Europe est devant nous et dans  notre volonté commune.

14/04/2010

Le point de non retour ?


Entre les deux tours des élections régionales j’ai dû aller en Italie voisine.
Je me suis retrouvée face à des panneaux électoraux : ils étaient eux aussi en pleine campagne pour les régionales .
Passer l’invisible ligne de frontière pour me retrouver devant la même débauche d’affiches, avec les mêmes postures appuyées de slogans dans une langue sœur donnait une curieuse sensation de jeux de miroirs.Là-bas c’est la « liberta » qui est à la mode. « avec Berlusconi « per la liberta »… On peut imaginer que cela ne convainc pas tout le monde…
L’écologie, comme chez nous est plutôt « a sinistra, » a gauche, rouge-vert.
Regarder tous ces politiciens trônant sur leurs somptueuses affiches entre les palmiers après les nôtres, justes de l’autre côté, m’a fait soudain mieux comprendre la lassitude des citoyens. Qui ont l’impression d’avoir à faire à un monde qui tourne en circuit fermé, coupé de leur quotidien, dans une sorte de jeu théâtral. Si bien qu’ils ont décidé que cela ne les concernait pas vraiment . À ceux-là les postes, les élections, les affiches, les rémunérations, les trains de vies et privilèges ; à nous la vie et ses combats quotidiens.
J’ai retrouvé ensuite une charmante jeune pharmacienne avec laquelle j’ai eu une riche conversation en Français , gracieusement émaillée de la langue de Dante.
Comme les Français les Italiens n’y croient plus. L’abstention monte. Elle monte parce que ces personnages sur les affiches ont perdu leur crédibilité.
D’abord on pense qu’ils sont surtout occupés d’eux –mêmes et de leurs appétits et très peu, trop peu de ceux et de ce pourquoi il seraient sensés se faire élire ou réélire.
Mon interlocutrice a une solution radicale : que les politiciens de tous bords tentent de vivre un mois avec miles euros. J’ai pensé que l’expérience serait trop courte pour être instructive, elle est convaincue qu’ils ne tiendraient pas trois jours…
Pour ma pharmacienne tout cela lui semble dépassé. D’un autre âge.
Le monde a changé, évolue à une rapidité fulgurante. Ce qui se passe d’un bout à l’autre de la planète nous concerne tous , membres d’une même communauté humaine.
Alors cette approche de la politique est périmée . C’est « un point de non retour ». Elle le sent profondément. Il faut inventer autre chose. Frayer de nouvelles pistes en phase avec notre époque et ses enjeux inédits.
Je lui ai dit qu’il me semblait que le problème des partis politiques actuels c’est qu’ils étaient désormais en retard sur la conscience citoyenne.
Elle en était absolument d’accord. Tout comme cette communauté de vision renforçait, pour elle et moi notre appartenance à l’Europe qui nous enrichit des ces échanges entre peuples et cultures proches.

Cette petite plongée chez nos voisins transalpins a encore renforcé mon impression.
Ma pharmacienne a raison . Nous avons atteint un point de bascule. De « non retour ».
Les électeurs le sentent et le montrent en boudant les urnes.
Les partis politiques en France sont en pleine effervescence, ou en désarroi, sentant que les choses leur échappent.
Ils sont en pleine décomposition et pas encore en recomposition.
On sent comme un vent de panique.
L’échéance de 2012 est certes l’enjeu principal avoué.
Mais derrière il y a bien d’autres angoisses ou interrogations auxquelles chacun essaye d’apporter remède. Et  on retrouve petit à petit les mêmes discours chez les uns et les autres qui se surveillent et rivalisent pour la reconquête de ce cher électorat.
Nous allons finalement devoir réaliser qu’il nous faut vraiment reconstruire la démocratie si nous voulons pouvoir relever les défis nationaux qui sont immanquablement dépendants des défis mondiaux.
C’est-à-dire retrouver la réalité de nos fondements républicains….
Jusque dans la classe politique. Sortir des dérives néo-féodales qui se sont lentement mais sûrement installées.
Cela demandera la remise en question de toute la classe politique.
Et donc beaucoup de temps. Sauf si les évènements nationaux ou internationaux précipitent les choses en, nous mettant au pied du mur.
Ce que l’Histoire sait faire.

Le Mouvement Démocrate a espéré œuvrer à ce nécessaire renouveau politique.
Depuis sa fondation il est évident qu’il a été entravé ou déstabilisé . Pour cette raison même.
Mais puisque François BAYROU n’ a pas hésité à le dire , oui les divisons internes lui ont coûté très cher.
Peut-on croire qu’elles ne seraient que le jeu d’agents extérieurs.
Malheureusement non. Elles ont surtout révélé la difficulté à changer , sortir des ornières , sortir du jeu habituel d’appétits et de rivalités, de dominations et de frictions pour se concentrer solidairement et efficacement sur les vrais enjeux.

Après les Européennes j’avais déjà dit mon malaise aux intentions de « rénovation » d’un parti à peine structuré .(  http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archiv...l) La suite a prouvé qu’il s’agissait d’un cautère sur une jambe de bois.
Il serait vain de limiter son échec à une difficulté de positionnement face au bi-partisme gauche/droite.
Certes les électeurs eux-mêmes ont du mal à appréhender ce discours et à transcender ces clivages auxquels on les a conditionnés.
Mais ils y arrivent d’autant moins que ce parti n’a pas réussi à faire entendre cette « voix singulière » que François BAYROU souhaitait.

Il n’y arrive pas tout simplement parce qu‘il n’a pas lui-même été capable de parler d’une seule voix.Il n’a pas su , comme je l’écrivais en juin dernier, s’armer d’une vigilance constante pour se rassembler autour de ses valeurs fondatrices
Il n’ a pas su construire en interne ce qu’il voulait proposer à la nation.
Il ne l’a pas su vraisemblablement parce que tous ne marchaient pas en son sein dans une même direction et qu’il y avait encore pas mal d’immaturité.
C’est très regrettable.
Car il y a urgence pour la France à trouver une nouvelle voie et une voix renouvelée.
C’est dommage aussi pour les énergies engagées et les enthousiasmes déçus.
Mais n’est-ce pas ainsi par tâtonnements que les choses avancent ?
Nous sommes devant des situations inédites, nous devons trouver de nouvelles réponses à de nouveaux problèmes qui ne s’étaient jamais posés.
Leur trouver des réponses adéquates en politique.
Il est peu probable qu’un seul parti y parvienne.
La démocratie c’est, ce serait, le dialogue et le respect mutuel, la priorité donnée aux urgences qui taraudent notre société.
Cela dépasserait de très loin les frictions, les conflits, les divisions.
À l’intérieur comme à l’extérieur des partis politiques.
Il va falloir ré-invenr une politique du dialogue et de l’écoute et non plus de la course à l’élection à grand renfort de communication.
Un politique où le citoyen se retrouve concerné.
Car lui aussi doit se remettre en question. Si l’on peut comprendre sa lassitude ou son écoeurement de certaines pratiques, il porte sa part de responsabilité dans son désinvestissement de la vie démocratique.
Il faut parvenir à rompre ces cercles vicieux qui tournent sur eux-mêmes et en parallèle.
Il faudra beaucoup de volonté, de courage et de ténacité.

Mais aurons-nous le choix ?

Si nous voulons conserver nos droits, nos libertés, la paix et la démocratie ,nous n’aurons pas d’autre chemin .

18/03/2010

Pour un renouveau en politique


«une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire.

Les temps viennent où les Français vont découvrir la véritable situation de notre pays, et se demanderont comment reconstruire. À ce degré de gravité, j'en ai la certitude, on ne pourra pas reconstruire dans l'affrontement sourd d'un camp contre l'autre. Au contraire, les Français auront besoin de responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler. De vérité, de vision, d'équilibre, de rassemblement, la France un jour aura besoin autant que d'air pour respirer.

Et c'est pour cela qu'il n'y a ce soir qu'une seule chose à dire : facile ou difficile, peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, pour d'autres valeurs. Les Français, tous les jours, dans leur santé, dans leur famille, dans leur vie professionnelle, surmontent des difficultés, endurent des chocs, et repartent : eh bien, nous ferons comme eux, et, j'espère, avec eux. »
François BAYROU

Telle a été la déclaration juste et digne du Président du Mouvement Démocrate au soir du premier tour des législatives,  face à un revers électoral pressenti.
Il y a très peu j’écrivais : Il est grand de se lancer dans une expérience neuve, d’autant plus si elle est périlleuse, difficile ou entravée.

Nul doute que cette expérience neuve n’a cessé d’être entravée dès sa fondation de l’extérieur comme à l’intérieur. Les dissensions internes,  qu’elles résultent réellement de frictions d’égos ou soient téléguidées ou exploitées  dans un  but précis de déstabilisation,  ne pouvaient que disperser les énergies  et affaiblir la dynamique du Mouvement. Complaisamment étalées sur la place publique et dans  les médias ,surtout avant et pendant la campagne , elles ne pouvaient que discréditer le message  de renouveau de la politique que voulait offrir  le MoDem aux électeurs.
Il est difficile de penser que ceux et celles qui y ont participé à tous les échelons et jusqu’au plus haut n’en aient pas eu conscience.
Car ce serait faire bien peu de cas du regard des électeurs et spectateurs qui assistent avec écœurement non pas  à un nécessaire  repentir de la classe politique mais à une inflation des techniques manœuvrières qui en ont terni l’image et le but.
Pourtant leur message est clair : un record d’abstention.
Il faut ne pas avoir de contact avec les gens au quotidien pour s’imaginer qu’ils sont dupes de ces procédés, intrigues et querelles qui tendraient à les prendre en otage . Ils en sont totalement excédés, fatigués, indignés et scandalisés.
C’est pourquoi lorsqu’on veut leur proposer une voie nouvelle , ils ne sont pas en mesure d’y croire, ils ne veulent pas risquer leur confiance car elle a déjà été trop malmenée et qu’il est dur de gérer des déceptions en plus des luttes et épreuves de la vie .
Alors le Mouvement Démocrate n’a pas su  ou pu  , les deux à la fois  certainement , faire entendre cette « voix singulière  » dans le paysage politique français . Mais ce sont TOUS les partis politiques et donc tous les acteurs de la vie politique française qui ont à se remettre en question. Car cette voix du silence record leur dit que leurs messages et leur pratiques ne passent plus car elles ne sont plus supportables dans un  monde en mutation accélérée qui demande sagesse, vigilance,  pondération , sang froid , action  solidarité  et…  désintéressement pour faire face aux crises les plus grandes et les plus complexes de l’histoire humaine qui se déclinent différemment selon les nations mais les atteignent toutes ou les menacent toutes.
Nous n’avons jamais été aussi surpeuplés sur terre et nous devons affronter , dans le même  temps que des milliards de voix crient famine, des problèmes cruciaux de ressources énergétiques et en eau potable, des déséquilibres environnementaux  qui préparent de nouveaux types de réfugiés et des épidémies, un basculement des pôles de puissances du mondes avec une concurrence économique  redoutable, un creusement des inégalités sociales immense et explosif, une crise économique  mondiale grave…
Et cela nous concerne tous, où que nous soyons dans la région ou la campagne la plus reculée .
De cela , au travers des medias et  des  nouvelles technologies,
les citoyens électeurs sont de plus en plus conscients jusqu’à l’angoisse .
La France va mal au milieu d’un monde en déséquilibre.
La « gauche » et la «  droite »  ont eu les commandes en main chacune à leur tour. Mais nombre d’électeurs, au premier tour  des régionales , celui du choix, leur ont clairement fait savoir qu’ils avaient perdu confiance en eux et qu’ils ne pensaient même plus utile  d’utiliser leur droit de vote.
Ou d’autres, écoutant les discours simplificateurs et rigides se sont retournés vers la voie du repli identitaire et sécuritaire qui a su capter leurs peurs.
Pour Xavier BERTRAND, il n’y a pas de montée de  l’extrême droite.
Je lui laisse la responsabilité de son analyse.
Mais , Déléguée aux élections pour mon parti dans ma commune , j’ai assisté au dépouillement. Et j’avoue que ce ne sont pas les bulletins du Mouvement Démocrate que je surveillais le plus mais ceux du FN et de la  Ligue du Sud.
Et de les voir monter matériellement, je ressentais un malaise que je n’étais pas seule à éprouver  et qui nous rapprochait entre membres  lucides de différentes formations. Parce que l’histoire est censée nous avoir donné des leçons. Et qu’elle nous a montré que quand la peur s’installe elle peut ouvrir la porte à des régimes d’autorité et d’exclusion et en tout cas au renforcement des extrêmes d’un côté comme de l’autre .
A peu près 23 %*pour l’extrême droite  en PACA . Et plus de  25%* pour la cinquième ville de France, Nice, ce n’est pas  à  ignorer .
Ce n’est  d’autant plus pas à ignorer que c’est la réserve de voix de l’UMP , qu’elle ne peut exister sans  ces partis qui lui dicteront des conditions et qu’elle se doit de flatter. Jeu particulièrement dangereux quand ça va mal.
Et qui prend en otage une bonne partie d’un électorat de droite,  gaulliste ou centre doit.
De l’autre côté ,l’écologie s’allie à la gauche socialiste,  comme si celle-ci pouvait avoir «  le monopole du vert » alors qu’il s’agit de gérer des problèmes qui concernent  tous les humains quelle que soit la couleur politique dont ils se revendiquent.

Alors plus que  jamais une nouvelle voie d’indépendance est souhaitable et nécessaire.
Ceux qui  reprochent constamment à François BAYROU ses ambitions présidentielles  et travaillent à saper celles-ci et   le parti qu’il a fondé pour  faire vivre une  voie centrale et indépendante ont donc  dû faire le choix d’élire à nouveau en 2012 un président  de l’un ou l’autre des deux camps  UMP ou PS  dont  «  l’affrontement sourd » domine la France depuis  des décennies et a  abouti à la perte de confiance des français  dans la politique.
Car pour l’heure,  à  l’exception d’une autre personnalité qui ne s’est pas encore réellement  déclarée , il  paraît un des seuls à pouvoir rassembler largement et surtout œuvrer en indépendance vis-à-vis de l’un et l’autre camp.
L’avenir et l’histoire diront  ce qu’il en sera exactement.
Mais  indéniablement il  faudra à la France   «  des responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler  ».
Et surtout de nouvelles mœurs politiques  réellement attachées aux principes fondateurs de la République . Que les politiques   appliquent même et y compris dans leurs formations. Et qui permettent de voir la fin de cette oligarchie coupée des bases et  des réalités , privilégiée par un train de vie   seigneurial dû au  cumul de mandats obtenus ici ou là , toujours au nom du peuple et grâce à la confiance des électeurs. Qui observent avec lucidité et exaspération ces dérives issuent… de 1789.
Je continue de penser que ce vaste chantier qui va s’imposer ne pourra pas être celui d’un homme seulement ou d’un parti mais d’un rassemblement des consciences.
Pour l’heure il faut vivre les crises jusqu’au bout puisqu’elles finissent par accoucher des solutions.
Celle qui va secouer le Mouvement Démocrate sera dure car elle est voulue par beaucoup qui espèrent entraver de nouvelles voies .
Il en sera certainement de même pour tous ceux qui s’y essayeront ou s’y emploieront, tant les habitudes sont ancrées et  parce qu’il est difficile de faire admettre que les changements à l’œuvre dans  le monde et nos nations sonnent la fin de certaines pratiques et obligent à sortir des ornières.

Mais les problèmes qui nous confrontent nous obligeront à leur trouver réponse. Et appellent à l’avènement  d’une démocratie humaniste qui transcende les clivages simplificateurs. En France comme dans le monde.



*22,98 % FN et Ligue du Sud confondus
*25, 44 % FN et Ligue du Sud confondus

09/03/2010

Régionales : la 3ème voie du Mouvement Démocrate


Il est affligeant en retournant sur le terrain,au contact de la population,
d’entendre à nouveau cette même rengaine de désespérance et de perte de confiance  dans les politiques de tous bords renvoyés dos à dos.
Il est affligeant que les politiques et la politique aient pu conduire à cela.
Il est affligeant qu’enfle ainsi les taux d’abstention.
Il est affligeant de retrouver cette atmosphère de conflits et de crainte à l’approche des élections.
Car nous devrions au contraire nous réjouir de pouvoir user de ce droit  de vote si chèrement gagné et de faire vivre ainsi le suffrage universel.
Ce sont là des acquis bien précieux que d’autres peuples,  sous d’autres latitudes  ,n’ont pas le bonheur de partager.
En sommes nous conscients ?
Ou bien oublions nous que la démocratie comme la paix est un combat de tous les jours.

François BAYROU qui , lui, en est pleinement conscient tout comme il est conscient de la gravité de la situation ,s’est lancé à  la tête du Mouvement Démocrate dans un  combat  difficile pour ouvrir une nouvelle voie,
faire entendre «  une voix différente et singulière dans le paysage politique Français » .
Pour en finir avec ce  vieil affrontement  bloc contre bloc, cette vieille  division de la France   entre ces deux camps qui finissent par se partager le territoire et le pouvoir tandis que se délite la confiance du peuple qu’ils doivent servir.

Le 14 et le 21 Mars cette 3ème voie s’ouvre à vous. Celle de la Démocratie Humaniste .

Pour mieux connaître le projet  de  société du Mouvement  Démocrate
lisez « Le Projet Humaniste  »  :

http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/projet-humaniste-le-livre-orange.html/


Pour connaître les propositions du Mouvement Démocrate pour vos régions :


Appelez la ligne orange : 01 53 59 26 15


Ou consultez le site :
http://www.regionsdemocrates.fr/


Pour les  lecteurs et électeurs de la région Paca où la liste du Mouvement Démocrate est conduite par le Docteur Catherine LEVRAUD consultez  son site de campagne :

http://provencealpescotedazurdemocrate.fr/


Pour suivre les prises de position de François BAYROU Président du Mouvement Démocrate :
www.mouvementdemocrate.fr/

Enfin si vous voulez être sur que ce projet sera fidèle à lui-même et à ce que vous en espérez  adhérez pour y travailler en militant  :

https://guepar.mouvementdemocrate.fr/adhesion



Et le 14 et 21 M
ars votez , en votre âme et conscience  !

19/02/2010

Grandeur de la démocratie- Démocratie de la grandeur


Il y a quelque temps François BAYROU  réagissait vigoureusement  au sujet du double salaire prolifique d’Henri PROGLIO au regard des principes de la République  et des dérives  d’un système de plus en plus voué à l’argent  et à ses réseaux.  En appelant  à un retour à nos principes fondateurs  respectueux des valeurs   humaines ,  il  a lancé une phrase  forte qui  disait   à  peu près  que  ce qui est  grand ne s’achète pas   .

Cette  phrase et cette notion  de grandeur résume en elle-même la véritable direction d’une société démocratique, d’une société humaniste qui mette l’homme et tout son potentiel en son centre.
Car il faut oser la grandeur. Celle des plus hautes facultés humaines.
Les phares de l’humanité que ce soit dans les arts, les sciences, la philosophie ou la vie politique sont souvent sortis d’origines obscures et ont parfois ,hélas , dû oeuvrer dans la difficulté voire le manque ou la persécution.
C’est pourtant eux qui, poussant  au plus haut leurs facultés, ont donné ses lettres  de noblesse à notre humanité.
La démocratie ne peut être le nivellement par le bas, brimant  les individualités, confondant égalitarisme avec égalité pour aboutir à une standardisation, à une «  médiocratie » asphyxiante.
Elle ne peut être une exaltation de la réussite financière au mépris de toutes les autres, avec l’argent comme seule aune de la valeur individuelle car alors elle basculerait dans la ploutocratie, la négation de  nos vraies richesses humaines immatérielles.
La démocratie est grande parce que, enjambant, transcendant, castes  et classes , situation de fortune ou d’infortune elle doit permettre de faire fleurir le plus grand potentiel humain où qu’il se trouve, sans préjugés ni dans un sens ni dans l’autre. Et donc  doit «  investir » dans ce qui est grand en l‘homme, ce qui  éclaire notre humanité , l’aide à progresser .
Cela demanderait aussi de privilégier  les principes intrinsèques au-delà de tout esprit partisan. La paix, la justice, l’équité, l’éthique, l’écologie  n’appartiennent pas plus à un groupement  humain qu’à un autre, à une couleur politique qu’à une autre. Ils sont simplement plus ou moins bien défendus par les uns ou les autres et la démocratie voudrait que les uns et les autres se rassemblent pour les servir. Pour servir des causes grandes, celles pour lesquelles les peuples peuvent vibrer, celles qui créent un consensus, une solidarité,  celles  qui rassemblent.
C’est à regret qu’on a vu le sport souvent dégénérer en des luttes parfois sanglantes entre partisans d’équipes différentes, s’éloignant de son esprit ludique et pacifique.
Il est bien  plus regrettable de voir la politique encore tellement entachée de ces exaltations et heurts partisans qui exacerbent les concurrences au lieu de se concentrer sur les principes.
Je suis heureuse que le Mouvement Démocrate ait choisi d’assumer son indépendance aux  élections régionales.Qu’il en ait pris le risque. Même s’il doit le payer du prix d’un faible score.
Car il a ainsi choisi d’être lui-même, d’offrir une troisième voie, un programme humaniste qui tente de sortir de cet éternel clivage gauche droite, bloc contre bloc qui divise la France et les français depuis des décennies.
Il est grand de se tenir à ses principes.

On nous annonce une probable victoire de la gauche pour ces élections, non par véritable choix idéologique mais surtout pour manifester un mécontentement au gouvernement. Un vote d’humeur et non de cœur.
C’est là retomber dans un vieux conditionnement Français.
J’écrivais au moment des municipales de  2008 que l’on ne peut gouverner la France comme un char d’assaut  un coup à gauche, un coup à droite.
Il y a une forme d’immaturité citoyenne à changer de bord d’une élection à l’autre par déception et saute d’humeur. Presque à titre de «  représailles ».
Au lieu de s’impliquer au jour le jour dans le débat démocratique, de s’attacher à exiger le respect des engagements des élus, à rechercher avec vigilance les vrais fondements républicains dans tous les niveaux de la vie sociale.

Il y a aussi une énorme lassitude, une perte de confiance dans la politique et le politique, une incrédulité à voir s’ouvrir un autre chemin .

Dans un tel contexte le MoDem aura du mal à frayer sa piste qui lui impose de se remettre constamment en question pour échapper aux vieilles habitudes, aux vielles ornières .
Il aura d’autant plus de mal qu’on peut imaginer que les dissensions qui le secouent ne sont pas toutes « naturelles » puisque dès sa fondation tous les moyens ont été recherchés pour le disloquer ou l’entraver et qu’il peut aussi bien être travaillé de l’intérieur.
Mais quels que soient les résultats futurs, le  grain semé lèvera d ‘une manière ou de l’autre.L’Histoire s’écrit au jour le jour, la conscience nouvelle de progrès ,comme l’eau , fraye son chemin au milieu des obstacles et des blocs d’obstructions.
Il est grand de se lancer dans une expérience neuve, d’autant plus si elle est périlleuse, difficile ou entravée.
Le monde actuel, les impasses de  nos sociétés demandent de tracer de nouvelles pistes, de rechercher de nouvelles  voies, de trouver un équilibre.
C’est servir la grandeur de la démocratie que de s’y essayer même si c’est au prix de tâtonnements ou de revers.
Car c’est ainsi que nos sociétés avancent.
Le vrai clivage actuel dépasse les idéologies au premier degré. Il oppose le monde des grands appétits matériels prédateurs au monde  des valeurs humaines.
Le monde de l’argent au monde de l’Homme.
Le monde de l’homme asservi pour l’argent au monde de l’argent au service de l’homme.

Pour y faire pièce    il faut rassembler les énergies, aller à l’essentiel, se recentrer sur les principes.
C’est ce à quoi a appelé François BAYROU en souhaitant le réveil de tous les vrais Républicains.Au Congrès d’Arras en décembre 2009 il appelait  de ses vœux un arc républicain.
Il est évident qu’un tel combat ne  pourra pas être celui d’un seul parti ni d’un seul homme, mais  qu’il mobilisera toutes les consciences.

Dominique de Villepin tutoie la grandeur à chaque page de ses ouvrages.
Il l’appelle pour la France mais aussi pour le monde qu’il voit en marche vers une nouvelle Renaissance .
Mais au lieu d’utiliser ses compétences éminentes on tente de l’enfermer dans un combat sordide, ce qui au-delà de l’acharnement politique, représente un déni de l’esprit.

François BAYROU et Dominique de VILLEPIN, en dépit de personnalités et de tempéraments  très différents, partagent une vision et des aspirations communes sur bien des points. Notamment sur la position de la France dans le monde, sur une société humaniste, sur la politique étrangère et aussi sur l’Europe sans parler de leur amour des livres et de la culture.
Malheureusement certains des supporters ou partisans  de l’un et de l’autre développent un esprit de compétitivité  et de passions parfois infantiles qui ne sert pas ces deux hommes de qualité et ne correspond pas à l’élévation du débat politique qu’ils appellent.

En période de grandes crises on ne peut que souhaiter le rapprochement d’esprits d’élites épris de grandeur  et de justice.
Le monde en ébullition, les périls qui nous menacent, les crises imbriquées ( sociales, économiques, écologiques) sont autant de tempêtes que nousdevons affronter et qui demandent le rassemblement de ceux qui souhaitent aller vers une même direction générale, qui ont de grandes compétences à partager, de grandes visions à projeter, de grandes valeurs à sauver .

Face à l’accélération de la mondialisation et à ses fractures et secousses  qui se répercutent dans nos nations qu’elles risquent  de fissurer ,   la grandeur de la démocratie nous imposera certainement ,dans les temps à venir , un vaste rassemblement, pour la défense des ses principes qui ne pourra que transcender les passions partisanes et  les différences .
Un rassemblement de forces démocratiques qui œuvrera pour une démocratie de la grandeur au niveau de la nation comme du monde.

 
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