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29/03/2008

Pouvoir de l’image, images du pouvoir, politique spectacle.

Petite réflexion philosophico politique en forme de trompe l’œil.

De tout temps le pouvoir à utilisé les fastes , le décorum pour  asseoir son prestige et son autorité.Pourpres, ors et glaces en galeries , pour réfléchir et démultiplier sa puissance.
Mais s’il n’était limité en splendeur et richesse, il était au moins limité en diffusion.
Les moyens de communication par l’image se sont développés à un niveau jamais  atteint dans l’histoire. L’image est donc devenue en elle-même un pouvoir et exerce une véritable fascination sur les esprits . C’est ainsi que s’est développée  notamment la presse dite «  people » qui prend la forme d’une sorte de drogue collective.
La politique, suivant les méthodes à l’Américaine, se transforme de plus en pus en produit visuel où le « look » de l’individu est prépondérant.
Au point de devenir un art du spectacle à part entière où les prises de rôle et les costumes  se font  au gré des circonstances, pour satisfaire le  « public ». C’est  le nouveau « Poli-wood » , usant des mêmes techniques  psychologiques  pour captiver le «  spectateur » que son aîné du septième art.
Mais cette surenchère d’images est comme un jeu de miroirs déformant, distordant la réalité, éblouissant jusqu’à l’aveuglement, et détournant de l’essentiel.Car dans les miroirs, le monde est à l’envers.
Derrière les pages glacées , les galeries de glaces, les carrosses ou les limousines étincelantes se joue crûment le destin des hommes et  des femmes ; se joue la guerre ou la paix,la souffrance ou le soulagement, la misère ou la richesse, la vie ou la mort.
Pour connaître l’exacte  réalité de ce jeu, il faudrait passer à travers le miroir.
Pouvons nous aspirer à une démocratie des consciences en nous heurtant constamment aux jeux de miroirs  changeant des médias qui nous imposent la poudre aux yeux de la politique–spectacle au lieu de faire de nous des citoyens adultes et informés des réalités ?
L’Afghanistan, le Tibet aujourd’hui, demain d’autres drames et d’autres enjeux, l’avenir de la planète et de  ses milliers de passagers, dépendent-ils du style d’un manteau ou d’une révérence ?
Des philosophes  avaient  travaillé pour aboutir à nos textes républicains .
Pouvons -nous accepter que leur réflexions sur les droits fondamentaux de la personne humaine se réduisent  en mise en scènes reproduites à l’infini des pages glacées des magazines, nouvelles  galeries des glaces de nos imaginaires ?
Le destin de l’homme et de son environnement n’est pas un jeu de miroirs .
Une politique  nouvelle  devra divorcer du spectacle et de ses jeux de fascination pour revenir aux valeurs fondamentales,  aux vraies enjeux, au vrais besoins de l’humanité .

22/03/2008

De l’abstention citoyenne à la démission des politiques


Lors des dernières élections municipales les taux d’abstentions importants ont été interprétés de manière à minimiser la notion de «  vote sanction ».
S’il est  hasardeux de donner une couleur à des votes qui n’ont pas été émis, ne serait-il pas opportun de s’interroger sur les symptômes qu’ils peuvent représenter ?
Du désintérêt à la défiance de la chose politique , il y a là un échec qui vaut pour tous les partis en présence et qui fait perdre à l’élection son sens véritable, voulu par les fondateurs de notre système républicain.
Au lieu de se les approprier, il vaudrait mieux se remettre en question et admettre que nombre de citoyens ont perdu confiance  en nos politiques ,  dans leur ensemble.
C’est peut-être aussi en raison de cette défiance qu’ils acceptent d’actionner les leviers du bipartisme en alternance. Non pour « voter pour », en leur âme et conscience, mais seulement pour contrer ce qui les inquiète. On peut donc aussi bien interpréter cette abstention comme une forme de découragement  de fatalisme qui va à l’encontre du but censé être recherché par le suffrage universel.
Il serait peut-être préférable que le vote soit obligatoire comme en Suisse et que les  votes blancs soient comptabilisés pour donner une voix, un poids  à ce silence .
Il serait surtout préférable de voir réinsuffler à la politique un élan qui permette au citoyen de penser qu’elle le concerne vraiment directement et que sa délégation  n’est pas un jeu de dupe.
Cela implique de pouvoir s’assurer que la conscience peut réellement primer sur l’opportunisme. Or nous en somme souvent loin à tous les niveaux, qu’ils soient locaux, nationaux, internationaux.
Nous nous sommes   récemment focalisés sur les élections locales . Il est certes important de gérer  au mieux nos cités et la vie de leurs habitants.
Mais cela peut-il se faire sans préoccupations globales ?
Les problèmes d’environnement nous apprennent durement l’interrelation des causalités. Nous savons que le sort de la forêt d’Amazonie ou des glace des pôles concernent   notre environnement le plus proche.
Face à la mondialisation croissante, il ne peut  non plus en être autrement au niveau politique, économique, social.
Nous serons obligés d’apprendre à nos dépens que l’éthique doit devenir incontournable, non seulement  sur le plan moral, mais même par stricte réalisme. Car on récolte ce que l’on sème.
On entend très peu s’élever les voix de nos politiques sur les souffrances du peuple Tibétain .
Parce que la Chine est un gros marché qu’il faudrait ménager à tout prix.
Les U.S.A ont privilégié la loi du marché la plus drastique  au mépris de bien des principes. Ils sont aujourd’hui au bord de  la récession.
Ce n’est pas une démonstration très probante sur le plan le plus strictement  matériel.
Si nous devons graduellement accepter de voir fouler au pied les droits de l’homme au nom du développement et du profit, nous en ferons tôt ou tard les frais. De concessions en concessions, que pourrons-nous dire lorsque nous serons  face à de nouvelles  super puissances qui ne s’encombreront pas de freins moraux ?
La France se revendique le pays des Droits de l’Homme.
Elle n’a pas atteint elle-même la perfection dans ce sens ,  mais elle pourrait néanmoins jouer un rôle primordial  dans le monde  si elle s’axait prioritairement sur les valeurs qui la fonde.
Non par plat nationalisme, mais par attachement à des principes humanistes fondamentaux, il nous faut une France forte et indépendante dans une Europe forte et indépendante.
Sans quoi le «  rouleau compresseur de la mondialisation » , comme le dit François BAYROU , broiera impitoyablement l’homme sous toutes les  latitudes  et détruira son environnent naturel dans sa course implacable au profit comme unique valeur.
Seule une démocratie des consciences à l’échelle mondiale peut nous permettre d’infléchir l’angoissante course des évènements.

15/03/2008

Elections, passions et responsabilités

Le citoyen électeur conscient  de ses responsabilités à de quoi se poser bien des questions.
Quel étrange spectacle que ces élections locales à l’échelle de notre nation.
Elles qui ne devaient pas avoir d’enjeu national… À peine les résultats sortis des urnes que s’enflamment les passions et valsent les chiffres et pourcentages. À se demander s’il s’agit de matchs de foot ou de fièvres boursières.
Le Président de la République, le Premier Ministre, un ancien Premier Ministre ,quatre ministres, le Chef du Parti Socialiste ont défilé en la bonne et belle ville de Périgueux qui n’avait jamais tant vu de…  «  hauts et puissants seigneurs » ( ?)… depuis  des lustres.
Mais ne s’agissait-il pas d’élire un bon maire en son âme et conscience ?
À quoi riment donc ces ballets de hauts supporters ?
À influencer les électeurs, à «  diriger » leurs mains au-dessus de l’urne ?
Ou à vider de son sens le suffrage universel ?
J’écrivais récemment que les Français ont un rapport ambigu au pouvoir.
Cette agitation de «  puissants » en est une illustration.
Ce n’est pas là le but de nos institutions républicaines.
Ce n’est pas là la politique dont notre nation a besoin pour faire face aux enjeux locaux qui ,de plus en plus, doivent  aussi répondre aux enjeux supranationaux, mondiaux, planétaires.
Au lieu de cela c’est la compétition des deux camps antagonistes qui est repartie, chacun tirant  de toutes ses forces sur  le manteau de la France,
au risque de le déchirer .
Dans une démocratie où le citoyen ne  semble avoir d’autre moyen d’exprimer son inquiétude qu’en actionnant le levier électoral pour renverser la vapeur, une fois à droite, une fois à gauche.
Et l’on parle de valeurs, de sensibilités, qui doivent  être tranchées, stables.
Tellement que le même électeur vote, à quelques mois d’intervalles, pour une droite mâtinée de Font National (  puisqu’il est  admis que Nicolas Sarkozy avait «  siphonné » l’électorat FN) puis pour un Parti Socialiste qui semblait il y a peu s’étioler. 
Vote sanction - Vote d’humeur.
Mais cette humeur aura des conséquences qui dureront 6 ans.

En décevant son électorat le Président de la République n’aura pas seulement engendré des désillusions, il aura remis en action le vieux bras de fer « droite-gauche » qui paralyse ou stérilise la France depuis des décennies.
Et  ainsi compliqué la gouvernance d’un pays qui ira dans un sens à l’Assemblée et dans un autre dans les  collectivités locales .
On peut douter que ce résultat soit celui espéré par les électeurs traditionalistes  UMP qui l’avaient porté au pouvoir…
Telle a été la responsabilité engagée et le bilan des conséquences se fera sur le long terme.
Tout a été mis en œuvre par Nicolas Sarkozy pour écraser le mouvement Démocrate naissant et son leader à coup de désinformation programmée et de manœuvres.
Sans quoi c’est ce parti qui aurait pu servir de « sur verse » ou tampon, pour recueillir les déçus ou les républicains inquiets des dérives amorcées.
Plutôt que d’avoir comme interlocuteur un Mouvement qui mettait l’esprit de dialogue et la lutte contre le dogmatisme dans ses priorités, il a préféré prendre le risque de voir renaître  ce que François BAYROU qualifie d’ « union de la gauche version années 80 ».
Passions et responsabilités.
Contre le leader  du MoDem à Pau ,l’UMP à donné l’investiture à un  ex -socialiste.
« Qui sème le vent récolte la tempête ».
Le résultat de ce piège orchestré par le Président et son  parti sera que si François BAYROU perd dans cette triangulaire, cela portera une ville de plus au compte des socialistes puisque la candidat  soutenu par l’UMP est en dernière position.
Ce faisant Nicolas Sarkozy aura lui-même encore renforcé le front de son opposition.
Passions et responsabilités.
Si François BAYOU perd Pau ,il ne manquera pas d’ouvrage.
Car il restera un immense travail pédagogique pour redonner un souffle réellement démocratique à notre pays, pour arriver à décloisonner, déconditionner les esprits intoxiqués de bipartisme.
Pour qu’un jour le suffrage universel permette aux citoyens d’élire leur représentant et non de voir comme l’écrit le Figaro «  deux candidats (qui) se livrent un combat féroce » .
« Combat féroce »… pour être délégué par le peuple à diriger le bien commun d’une cité, l’enjeu véritable.
Passions et responsabilités.
À quoi nous ne pouvons que répondre :
Conscience et responsabilité pour une  nouvelle forme de politique qui réfléchisse  réellement l’esprit de nos institutions.

08/03/2008

Voter en son âme et conscience

Par ces temps d’élections il n’est peut-être pas  inutile de se recentrer sur les principes de nos devoirs électoraux.
La Révolution Française , après  beaucoup de sang et de douleur, nous a laissé la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et les fondements de notre République.
En allant voter sommes-nous réellement conscients de la portée de cet héritage ?
L’art 2 de cette convention pose que « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptible de l’homme .
Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».
Les citoyens qui glisseront  leurs bulletins dans l’urne auront-ils l’impression d’agir pour ces principes ?
Face à l’inquiétude et aux déceptions suscitées par les  dix mois de gouvernance de Nicolas Sarkozy on pronostique un basculement à gauche pour les élections locales.
À moins d’un an des présidentielles  ce re-positionnement politique serait donc un vote sanction, expression d’un mécontentement grandissant.
Mais peut-on conduire une nation comme un char  d’assaut , en donnant un coup une fois à droite puis une fois à gauche ? Sachant que les chars laissent au sol de profondes marques.
Si les citoyens doivent utiliser les élections locales comme moyen d’expression de leur humeur, c’est que quelque chose ne va pas dans notre Démocratie et qu’ils n’ont pas le sentiment d’avoir voix au chapitre autrement que par la pression.
Plus que toutes autres les élections locales devraient être affaire de personnes, de compétences, de connaissance du terrain et des enjeux locaux, au-delà des sensibilités politiques.
C’est ce que ne cesse de répéter François BAYROU qui invite à briser «  le mur de verre » qui coupe la France en deux depuis des décennies.
Fort incomprise , cette démarche désarçonne et se heurte de surcroît au besoin  d’utiliser son bulletin de vote non plus seulement pour exprimer ses convictions , en son âme et conscience, mais pour crier son sentiment d’urgence, de désaccord ou d’exaspération.
Les Français ont un rapport ambigu  au pouvoir qui oscille entre l’attraction et la répulsion. Néanmoins le plus souvent l’élu est plus  considéré comme l’incarnation du pouvoir que comme le délégué de l’électeur, la voix du citoyen.
C’est une des raisons sans doute qui a creusé le fossé entre les politiques et les citoyens.
Des citoyens qui ont cultivé un sentiment d’impuissance tout en considérant que la politique était affaire de professionnels, éloignés de leur quotidien.
C’est en réaction à cette attitude que par milliers des citoyens se sont  levés , à l’appel de François BAYROU, pour fonder  le Mouvement Démocrate.
La plupart n’avaient jamais appartenu à un parti politique mais avaient subitement l’impression que la politique devait être l’affaire de tous, de tous les citoyens responsables , pour   voir fructifier réellement  les  principes qui fondent et sous-tende le projet Républicain. Pour sortir enfin de cette guerre des camps adverses et transcender le vieux clivage gauche-droite.
Face aux enjeux planétaires qui nous concernent tous , face à un monde de plus en plus instable, une nation divisée est une nation affaiblie, comme l’est une famille.De la plus petite élection locale  ,du moindre hameau Français ,à la plus importante au niveau national, nulle ne peut être totalement coupée du contexte géopolitique et environnemental  qui s’impose à tous les niveaux du quotidien avec une complexité croissante.
Il faut donc une nouvelle ère citoyenne et politique qui mette la responsabilité et la conscience comme priorités.
C’est cette révolution des consciences  qui sera l’enjeu des prochaines décennies.

01/03/2008

De l’outrance verbale à l’outrage à la République

Les récents dérapages verbaux du Chef de l’Etat ont créé une turbulence émotionnelle et médiatique dans l’hexagone et , plus grave, ont fait écho dans les nations étrangères.
Au-delà de l’anecdote, il semblerait que le nouveau Président agisse comme un catalyseur ou un miroir grossissant des tensions de notre société.
Nombre de ses opposants focalisent sur sa personnalité, mais c’est trop oublier qu’il procède d’un consensus.
S’il est seul au sommet de l’Etat, il y a été porté pas ses électeurs et par les élites de son parti qui adhèrent à sa démarche.
C’est peut-être plus encore la façon dont ce dérapage a été légitimé par son environnement qui pose les vrais problèmes :
Ceux d’une banalisation des outrances ou abus verbaux et de ce qu’elle implique. Puisqu’il faudrait les considérer comme « modernes » ou « virils ». À ce stade ne sommes nous pas tous « coupables «  et tous « responsables » ?
Sur la route, dans la rue, à l’école , à la maison , dans le stade de foot et plus grave dans l’arène politique, l’injure est devenue monnaie courante. Ne pas y céder fait  paraître  « ringard ». Ce qui rejoint la conception des proches du Président qui estiment qu’un écart de langage est un gage de modernité.
Il est évident que les insultes qui volent dans notre quotidien étaient impensables  du temps de nos grands-parents. Depuis une quarantaine  d’années il a été admis qu’il fallait se débarrasser de la «  morale bourgeoise de Papa » au nom de la lutte contre l’hypocrisie et la porte a été progressivement ouverte à toute les permissivités.
N’est-ce pas une nouvelle forme d’hypocrisie  d’admettre cette valse d’insultes ou de grossièreté tant qu’elle  se contente de «  voler » et qu’elle  ne devienne scandale que lorsqu’elle est  enregistrée, filmée ou couchée sur le papier ?
À ce qui a été étiqueté de «  morale bourgeoise » , ne serait-il pas temps de substituer le respect des règles démocratiques  qui fondent notre société ?
L’insulte est une forme de violence qui est faite à l’autre, frappé de mépris, de vindicte et de haine.C’est une atteinte  de principe à la dignité de la personne humaine qui peut être plus ou moins grave.
L’art 4 de la déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen pose que la liberté consiste à faire ce qui ne  nuit pas à autrui.
La violence, sous toutes ses formes, y compris verbale, nuit à autrui.
Or la violence est devenue le quotidien de nos sociétés modernes. Elle crève les écrans de cinéma ou de télévision et s’actualise dans nos villes et banlieues. Les medias s’y adonnent de manière plus  raffinée, par l’outrance, remplaçant souvent l’information par le sensationnel qui fait violence aux sensibilités. La présomption d’innocence est pratiquement bafouée par les «  traques médiatiques » qui, dans la forme , si ce n’est au fond, finissent par marquer le plus innocent du fer rouge de la suspicion .
L’opposition se manifeste  trop souvent par la violence verbale. Nombre de blogs  se couvrent ainsi d’injures envers le Chef de l’Etat. Si c’est un signe de santé  pour la liberté d’expression, ce n’en est pas un pour notre démocratie car ces excès dégradent l’éventuelle pertinence des critiques formulées.
S’il est bon d’user de la liberté d’expression , il est risqué d’en abuser  au risque de la voir se réduire.
Cela provient de ce que depuis des décennies s’est instauré en France un climat de guerre virtuelle opposant, bloc contre bloc, les deux camps politiques adverses .  Il est normal de considérer « ennemi » tout ce qui n’est pas de son camp . À  l’image de ces tensions  et violences banalisées nos politiques multiplient  les «  dérapages » .
C’est  maintenant au tour du Maire d’une des principales villes de France ,qui a aussi de hautes fonctions dans nos institutions,  de s’être fait piéger par une vidéo  où il égrène  complaisamment des injures envers des citoyennes qui l’ont elle-même insulté. Il y a quelque mois  le Secrétaire Général de l’UMP devait s’excuser de propos insultants  envers une femme  , élue du peuple.
Cette accumulation prouve  qu’ à tous les niveaux  du pouvoir politique il est d’usage de manier l’insulte, tout comme pour le citoyen il est devenu normal d’injurier ses politiques.
En bafouant régulièrement ces principes  de base , c’est la République que nous outrageons.
Ces dérives ne peuvent servir l’idéal démocratique. Or la Démocratie est d’autant plus fragile qu’elle est rare dans le monde .
Ne serait-il pas temps de  retrouver un réel humanisme social qui poserait prioritairement le respect de la personne  et permettrait  d’établir un réel débat démocratique responsable ?
C’est un des enjeux des Démocrates qui, derrière François BAYROU, aspirent à voir porter « à son maximum la conscience et la responsabilité des citoyens » selon les mots de Marc SANGNIER .
Conscience et responsabilité de tous les citoyens jusqu’aux plus hauts responsables.

 
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