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18/07/2008

Droits de l’Homme sans ambiguïtés


« … considérant que l’ignorance,l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements (…)
Extrait du préambule à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août  1789.

Les cérémonies du 14 Juillet 2008 se sont voulues un hymne pacifique et pacificateur pour le monde depuis la nation des Droits de l’Homme .
Tout a semblé aller à la perfection pour ce grand spectacle politique minutieusement réglé :
-pose de la première pierre de l’UPM la veille,  réunissant à Paris  de nombreux  Chefs d’Etats Arabes et le Premier Ministre Israélien
-défilé de Casques bleus devant des tribunes chargées de ces mêmes dirigeants et en la présence du Secrétaire Général des Nations  Unies
 Ban Ki-moon , invité d’honneur
-lecture d’extraits de la Convention Universelle des Droits de l’Homme
-mise à l’honneur de l’ex -otage des FARC enfin libérée après un calvaire de six ans de souffrances et d’angoisses

Des symboles à profusion pour cette Fête nationale de la patrie qui a engendré la Déclaration des Droits de l’homme.

Pourquoi alors ce sentiment de malaise ou de doute ?
Ou plus exactement d’ambiguïté ?

C’est qu’en contrepoint de ce bel hymne Républicain résonnent des notes discordantes :

- la présence dans la tribune Présidentielle du Président Syrien Bachar-al-Assad traité avec les honneurs dus  au chef d’une Démocratie respectueuse des Droits de l’Homme
- l’ancien Président de la République Jaques CHIRAC laissant dire par son entourage qu’il boycottait ces festivités en raison de la  présence du Président Syrien  au défilé alors que la Syrie  a été mise en cause dans l’assassinat  de l’ex-Premier Ministre Libanais Rafic Harari victime d’un attentat en 2005.
- Un autre ancien Président de la République , Valery GISCARD d’ESTAING qui, dans une interview au Nouvel Observateur  confirme la positon de  Jaques CHIRAC en indiquant qu’il l’approuve et que s’il fallait inviter le premier Syrien à Paris au sommet de l’UPM, il n’avait pas sa place dans la tribune d’honneur  du défilé du 14 Juillet.
- Opinion clamée  par les organisations de défense des Droits de l’Homme
- Et lorsque  , au nom de ces droits , des  représentants de certaines organisations ont tenté de  manifester contre cette présence, ils ont été réprimés ou appréhendés.
Réprimés ou appréhendés le jour où l’on célèbre la démolition d’une  citadelle de la tyrannie, commémoration symbolique qui invite à détruire tous les bastions des tyrannies du monde, toutes les formes d’atteintes à la personne humaine, qui l’enferme matériellement ou moralement, la privant de sa dignité ou de son intégrité.
Pour ne pas troubler cette célébration ? Paradoxe et ambiguïté.

- Avant que ne défilent les corps de l’Armée Française,  celle–ci était  en proie à une crise importante vis-à-vis de son chef suprême , inquiétée ou indignée  de ses dires ou de ses actes, notamment en  matière de politique étrangère .
-  Peu de temps avant que ne soient  rappelés, Place de la Concorde, les termes de la Convention Universelle des Droits de l’Homme, le Président Sarkozy venait de confirmer sa présence à l’ouverture des Jeux Olympiques de Pekin. Pour  «  ne pas humilier un quart de l’humanité » . Un quart de l’humanité à qui maints articles de cette convention ne sont pas appliqués .
Décision qui vient après   des excuses à répétitions  de la France et l’envoi d’émissaires en Chine qui selon Marielle de SARNEZ ont troublé et affaibli notre image : « Nous avons en quelque sorte cédé aux intimidations chinoises et au chantage chinois. Tout ceci n'a pas grandi l'image de la France. » estime-t-elle

Certes le jeu de la diplomatie dans un monde aussi complexe et explosif est d’une  rare difficulté et en l’espèce la fin justifie souvent les moyens.

Il  nous faudrait donc  admettre qu’il ne s’agirait que de réalisme , de «  Realpolitique » .
Ou d’ambiguïté ?

Il y a quelque six mois le Chef Lybien  Mouammar KADHAFI était reçu en grande pompe à Paris,  plantant sa tente dans les jardins de l’Hôtel Marigny et hôte d’une  réception  à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée Nationale,  que même des députés UMP avaient boycottée.
C’était  , nous disait-t-on , pour le bien de la Paix du monde et surtout de l’économie Française.
Une fois la tente repliée et le tapis rouge roulé, l’hôte de marque s’est empressé de rompre ses contrats et de s’opposer au projet de l’UPM initié par le Président Français qui l’avait tant choyé.
Qui dira ce que demain sera ?
Et si les concessions  au Gouvernement Chinois et au Président Syrien n’engendreront pas des résultats similaires ?
C’est qu’en matière de Droits de l’Homme il ne  paraît pas possible de cultiver l’ambiguïté.
Pour être fidèle  à son héritage, celle de la première nation du monde à avoir circonscrit aussi clairement  les droits de la personne humaine, la France doit établir une société prioritairement humaniste.
Tel n’est pas son choix.
Le Président Sarkozy privilégie d’abord l’argent, selon le modèle de l’ultra libéralisme à l’Américaine  qui enserre le monde de manière tentaculaire.
Si l’argent ne fait pourtant pas le bonheur,  on s’aperçoit aussi  qu’il est volatile. Et que la spéculation à outrance entraîne des appauvrissements et le malheur.
Il est donc urgent de redéfinir  une société qui se préoccupe d ‘abord des vrais besoins de l’humanité.
C’est cette société-là qui saura poser les Droits de l’Homme comme pierre d’angle. Sans ambiguïtés.
C’est à  ce nouveau modèle de société, à cet « humanisme du XXIème siècle » que François BAYROU et les Démocrates veulent travailler alors que nous  sommes confrontés chaque jour aux impasses des sociétés qui n’ont pas su se donner cette priorité et qui partout engendrent  la souffrance de l’homme et des autres êtres vivants ainsi que de l’environnement planétaire lui-même.

04/07/2008

Promesses et responsabilités

La nouvelle chute de popularité du Chef de l’Etat qui lui donne 33 % d’opinions favorables contre 65 % d’opinions défavorables, avec 81% des Français qui pensent que les choses auront tendance à s’aggraver *, crée un climat bien peu propice à la Présidence de l’Europe par la France.

François BAYROU a opté pour une politique d’indépendance permettant d’approuver  les mesures favorables et de critiquer ce qui paraît néfaste ou contraire.

Certes la morosité ambiante n’est pas du seul fait du gouvernement qui se trouve confronté à des situations internationales imprévues.
Imprévues, mais peut-être moins imprévisibles.

Si le désamour des Français pour leur Présidence ne semble pas prendre en compte ces données extérieures, c’est qu’il prédomine un profond sentiment de déception.

Nombre d’électeurs de Nicolas Sarkozy semblent avoir cru à une sorte de miracle, à un rêve forgé à partir de  promesses qu’ils pensaient voir s’actualiser rapidement.

De nombreux blogs politiques ont pris la peine de recenser ces promesses non tenues qui capitalisent un désenchantement progressif de cet électorat.

La « promesse électorale » est un défaut majeur de la politique.

Elle sape progressivement la confiance et conduit à ce qui m’est souvent apparu comme une démoralisation au double sens du terme de la vie politique. C’est-à-dire à faire perdre le moral aux citoyens et la moralité aux politiques.
L’abus de promesses a donc une double action :
de fait  , par la non- réalisation d’évènements souhaités,  mais elle catalyse également un processus de découragement, de pessimisme, qui vient encore alourdir la situation objective.

Les politiques n’ont pas tous les torts en la matière.
Le citoyen électeur a les siennes qui espère souvent leur transférer  tous ses besoins  et desideratas sans être prêt à s’engager lui-même de manière responsable.
C’est ainsi qu’après avoir souvent  eu tendance à rechercher à travers  le socialisme «  l’Etat Providence », il semble maintenant avoir espéré un « Président Providence », capable de prendre en charge tous les problèmes et d’apporter réponses à tout.

C’est peut-être la raison pour laquelle la 3ème voie présentée par François BAYROU n’a pas encore réussi à rassembler suffisamment de suffrages pour proposer une autre alternative alors qu’elle  s’offrait pourtant aux électeurs lors des présidentielles de 2007.Ces mêmes  électeurs qui maintenant semblent renier leur choix et ont eu loisir de tenter une autre démarche.
Or cette 3ème voie demande aux citoyens une attitude plus mature et plus responsable et ipso facto imposerait aux politiques  plus de rigueur dans le possibilité d’actualiser leur programmes et  propositions.
Mais même s’il y a une sorte de démission citoyenne dans ce désir de croire à tout prix les promesses jetées à profusion, il y a un danger certain à en user. Danger qui engage la responsabilité de celui ou celle qui en use et abuse.
Or de telles responsabilités dans l’instabilité du monde dans lequel nous vivons, dépassent largement les nations.
Alors que l’Europe est en pleine crise, comment une Présidence Française qui a perdu la confiance de la majorité de ses concitoyens pourrait-elle  redonner confiance et volonté aux peuples d’Europe ?
D’une désillusion à l’autre, si  les Européens perdent foi en leur avenir commun et en leur mission comment pourront-ils peser sur l’avenir du monde, essayer de travailler à sa stabilité ?

Par l’enchaînement des causes et des conséquences dans un monde d’interrelations extrêmement  sensible et réactif, les promesses électorales non tenues à un peuple peuvent ainsi peser sur le destin d’autres peuples, voire du monde.
Face à ces enjeux de responsabilités , il est urgent de voir s’établir une politique nouvelle, humaniste, prudente et sage.
Et elle devra s’établir au plus vite pour la Paix des peuples.

 

* Le Figaro 3-07-2008- :  Sondage TNS-Sofres pour le Figaro Magazine 

22/06/2008

Pour une Démocratie Européenne


Le «  non » Irlandais a donné lieu  à de nombreux commentaires.  Sur  les raisons profondes de ce «  non » d’une part et sur l’opportunité de soumettre au référendum un texte hyper spécialisé  d’autre part.
Les dirigeants de l’UE ont espéré sortir rapidement de la crise , mais l’échéance est repoussée au mois d’Octobre. Si un nouveau référendum  permettait, en, raison de pressions sur l’Irlande, de retourner la situation, c’est la Démocratie qui en ressortirait atteinte. Et si c’est à nouveau une impasse, les conséquences seront pour l’Europe elle-même.
C’est une situation grave et il est accablant de voir titrer : « l’Europe en panne »
En 2005 c’étaient la France et  la Hollande qui s’opposaient  au projet de Constitution. Trois ans après le peuple d’Irlande  a été catégorique, les Tchèques et les Polonais soulèvent des problèmes tandis que le Royaume Uni n’a pas encore ratifié.

Ce refus et ces atermoiements cristallisent nettement une méfiance et une crainte des peuples d’Europe envers l’institution sensée les rassembler.
J’écrivais dans un récent article (http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archi... combien ces peuples, forgés par l’Histoire et la souffrance, pouvaient avoir une mission capitale pour l’équilibre du monde , s’ils savent développer et faire rayonner une Conscience Européenne.
Or cette conscience est  latente.
Nous avons en partage notre histoire, notre culture, pratiquement un même rythme de développement par rapport aux progrès technologiques, une même aspiration profonde à la Paix, une conscience environnementale vraisemblablement parmi les plus développées du monde, des habitudes de vies proches.Et nous jouissons  également d’un des climat  les plus démocratique du monde ,dans chacun de nos pays.
Ce sont là des bases essentielles qui devraient  nous permettre de porter au plus haut un idéal de société, un «  modèle humaniste pour le XXI ème siècle » comme le décrit François BAYROU.
Une Irlandaise  me disait récemment que ses compatriotes  se sentaient Européens mais refusaient d’être entravés par les «  diktats » administratifs de Bruxelles.
C’est ce dont beaucoup d’Européens se plaignent, tout comme ils craignent un modèle de développement  qui irait dans le sens d’un ultralibéralisme à l’Américaine.
Il y a donc un divorce latent entre l’aspiration  des peuples Européens et le modèle qui leur est proposé .
Et si ce n’est divorce, il y a une méfiance certaine envers la direction de  l’Europe puisque, à priori, ils repoussent des textes dont ils n’ont pas pris connaissance ou qu’ils n’ont pu appréhender en raison de leur complexité.
Cette attitude est à rapprocher de  l’abstention aux élections nationales et du vote sanction en alternance gauche/droite, non par adhésion aux valeurs proposées, mais par mécontentement d’un état de fait.
Il y a donc une tâche énorme  ,dans laquelle devront  s’engager prioritairement les Démocrates.
Pour que les institutions Européennes réfléchissent  les aspirations et les besoins des peuples d’Europe.
Pour que ces peuples sentent plus intensément le besoin et l’urgence  de bâtir cette Europe forte, indépendante, humaniste et équilibrée.

Ce modèle de Démocratie Européenne qui aura un rôle prépondérant pour l’équilibre d’un monde dont les enjeux  ne permettent plus d’atermoiements.

06/06/2008

Les Droits de l’Homme sont les Droits de la Femme


A la suite de la polémique qui enfle en raison du jugement de Lille qui a annulé un mariage à la demande d’un époux de confession Musulmane pour non virginité de sa conjointe , il n’est pas inutile de revoir les principes fondateurs de notre Démocratie qui en sont ébranlés :

Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 Août 1789 :

Art. Premier : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits(…)

Art 5 – la loi n‘a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société (…)

Art 6 – La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants à sa formation.Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse(…)

Déclaration Universelle des droits de l’Homme
adoptée le 10 Décembre 1948 à Paris par 58 états membres des Nations Unies dont la France :

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
(…)

L’application de l’article 180 du Code Civil pour erreur sur « des qualités essentielles de la personne » appliqué à la non virginité de l’épouse permet de facto une validation par la Justice de la République Française de la Charia Islamique , comme l'a souligné Corinne LEPAGE, et aboutirait  à officialiser et légaliser la répudiation traditionnelle liée aux préjugés religieux.

Il est évident que les critères du demandeur sont fondés sur des traditions ou dogmes religieux et qu’en y faisant droit , la Justice Républicaine, tend à les valider et à s’opposer aux principes de laïcité.

Accepter ce jugement ouvre la porte au fondement d’une Jurisprudence où pourront s’engouffrer des exigences similaires fondées sur d’autres dogmatismes religieux ou sectaires.

Il est bien évident qu’aucune femme ne pourrait obtenir un jugement semblable contre son conjoint et que cette décision met de la sorte à mal le principe d’égalité devant la Loi.
`
Ce sont donc deux principes fondateurs et essentiels de nos institutions Républicaines, égalité et laïcité, qui sont atteints par cette décision de Justice qui introduit une direction susceptible de les saper gravement.

Il parait invraisemblable que l’application stricto sensu de notre Code Civil puisse s’opposer aux principes constitutionnels des droits humains Républicains.

Ce jugement agit donc comme un catalyseur d’un problème de fond qui nous confronte .
Il n’est pas étonnant qu’il suscite autant d’émotion et que nombre d’avis éminents soient émis pour remettre en question la pertinence de nos lois face a des situations qui n’étaient pas prévisibles lors de leurs adoptions.


Il pose aussi les problèmes du délicat principe de tolérance vis à vis de toutes croyances et cultures qui ne peut entraîner un reniement de nos valeurs Républicaines.

Si dans un esprit de bienveillance vis à vis des coutumes communautaires nous bafouons la Démocratie, c’est un dommage dont tous auront à pâtir, de ceux qui sont accueillis sur notre sol à ceux qui s’y réfugient pour fuir des régimes ou coutumes contraires à la liberté ou à la dignité jusqu’à ceux qui ,dans toutes parties du globe, plient sous la tyrannie et la barbarie et tournent leurs espoirs vers nos nations sensées défendre les Droits de l’Homme.

La France , en raison de son héritage, doit trouver les moyens de répondre à tous les problèmes posés par la mondialisation, le brassage des cultures et croyances et les déplacements de populations.

Elle doit rappeler ou démontrer que les Droits de l’Homme sont les droits de la femme, être humain à part entière , qui doit être respecté dans toute son intégrité .

La jeune femme qui est à l’origine de ce tumulte doit en souffrir à tous les niveaux de sa personne : vraisemblablement contrainte à un mariage non souhaité, rejetée, accusée et répudiée, puis par le fait même de cette répudiation, brandie au feu médiatique et enfin ramenée à ce mariage indésirable par l’Appel de circonstance initié par la Garde des Sceaux.

En l’espèce elle se trouve victime à la foi des coutumes communautaires et de nos lacunes Républicaines.

Doublement victime, on ne peut qu’espérer que sa souffrance morale puisse au moins servir à un éveil des consciences qui fasse évoluer la société vers une véritable protection des femmes de toutes communautés.

Tous les problèmes sociaux et humains , au niveau national comme au niveau mondial, ne pourront se résoudre que dans la Démocratie.
Il est donc de notre devoir et de notre responsabilité de protéger ses principes avec la plus grande vigilance.













24/05/2008

Faim , conscience, responsabilités et Démocratie.

Il est toujours délicat de parler de la faim le ventre plein.
Il y a longtemps que le monde  accepte que certains aient de quoi se nourrir et d’autres pas , avec plus ou moins de mauvaise conscience avec plus ou moins d’actions pour y palier.
Mais nous avons franchi un cap avec les « émeutes de la faim », où ceux  qui n’en peuvent plus de dépérir utilisent leurs dernières forces pour crier leur révolte.
Les causes sont d’une grande complexité , de la surpopulation aux dérèglements climatiques  en passant par les changements de méthodes de culture, la spéculations, les monopoles, l’exploitation de l’homme par son semblable sous toutes les latitudes.
Les responsabilités  toutes aussi complexes.
Mais nous sommes désormais au pied du mur pour trouver des solutions à l’échelle planétaire.
Du côté des pays développés le développement à outrance avec le profit comme  but ultime ,  l’éthique et les droits de l’homme complaisamment contournés pour privilégier la spéculation ,   les monopoles  et la main basse  sur les richesses de notre planète par des  multinationales tentaculaires  va se heurter au mur  de la conséquence  des actes , ainsi imbriqués jusqu’au retournement. Jusqu’à ce que ces conséquences obligent des facto à changer de paramètres et donc de méthodes. Ce qui implique un changement de projet de société.
Si les responsabilités sont indéniables   du côté des  pays riches, elles ne sont néanmoins pas les seules.
Le modèle de développement occidental  plaqué sur des sociétés traditionnelles a été autant plus ou moins imposé  qu’avidement  suivi par les pays  pauvres ou émergents. Il a pu souvent accélérer un déséquilibre là où il était sensé apporter le progrès. Et  partout il a développé une fascination pour  un nouveau type de société axée sur la course aux biens de consommation et au profit  , adoptée sans ambages par les futurs grandes puissances qui émergent et qui dans leur hâte à rattraper  l’Occident sont encore plus pressées de contourner les Droits de l’Homme et  les impératifs écologiques.
Un souvenir d’adolescence ne quittera jamais ma mémoire : j’accompagnais ma famille en Inde où nous devions séjourner. Nous avons du aller au port de Madras pour dédouaner une caisse maritime.   L’entrée du port était gardée par des vigiles armés. Les grilles franchies, nous venions de laisser derrière nous les rues grouillantes de cette ville d’Inde du Sud exposant sa révoltante misère  à ciel ouvert sur ses trottoirs. Le taxi s’est alors mis à rouler confortablement sur une épaisse couche de blé qui recouvrait toutes les voies et les docks du port. Arrivés  à un  hangar, nous avons découvert l’origine  de ce phénomène. Il y restait encore un nombre imposant  de sacs  empilés  contenant un blé magnifique  et portant l’inscription : «  Don du peuple des Etats Unis d’Amérique  » .  C’était une aide humanitaire qui attendait en vain  d’être distribuée.
Comment cette céréale avait pu se répandre en une couche de 30 a 40 cm sur les voies de circulation du port demeure un mystère.
Mais plus encore comment les autorités d’un pays qui a  dû son indépendance au combat de Gandhi ont  pu  laisser se développer une telle situation sans cas de conscience alors qu’une énorme partie de la population dépérissait de faim.
Nombres d’aides humanitaires subissent le même type de sort ou  sont détournées pour alimenter des trafics locaux.
Le récent  typhon en Birmanie et le tremblement de terre en Chine  ont  encore rendus criants le problème d’acheminement des aides et des secours face à  l’obstruction des régimes non démocratiques.
Il y a peu Nicolas SARKOZY affirmait qu’il croyait  au capitalisme et à la mondialisation.
Ce à quoi  François BAYROU a répondu qu’il croyait lui à l’humanisme et à la justice.
Ce sont deux concepts  différents.
L’un , fasciné par le modèle Américain qui est pourtant remis en cause de l’intérieur par les élites de ce pays, s’accroche aux anciens paradigmes qui privilégient le profit  à outrance , le développement  subordonné aux  puissances d’argents  en dépit des avertissements qui pointent les excès de ce système et ses dangers.
 L’autre qui privilégie le développement harmonieux de l’homme dans son  environnement et qui  de ce fait n’aura de cesse de  chercher des solutions justes aux gigantesques problèmes  qui défient l’humanité et qui sont arrivés à des stades d’urgence.
Que nous le voulions ou pas nous ne pourrons échapper à ces urgences sous peine d’arriver à  plus ou moins brève échéance à une totale impasse.
Et seule une démocratie humaniste à l’échelle de la planète permettra la mise en place de mesures permettant de résoudre des problèmes qui ne pourront se gérer qu’en commun, par des instances supra nationales.
Du microcosme au macrocosme, les  Démocrates de France et d’ailleurs travaillent chacun à leur échelle et à leur niveau à l’émergence de ce nouveau type de société  qui implique  un développement  des consciences, un développement des responsabilités des  citoyens, de tous les citoyens du globe, pour faire face aux défis de la mondialisation.
Le monde à faim de nourriture physique , le monde à faim  aussi de nourritures morales que sont  la liberté et la justice  , fondements de la Démocratie.










09/05/2008

Pour une Conscience Européenne

De villes en villages, jusqu’au plus reculé des hameaux,notre histoire est écrite dans la pierre sur des édifices grandioses ou les modestes plaques des monuments aux morts ou dans un recoin de montagne où furent abattus des résistants  de la dernière guerre.
Des siècles et des siècles de guerres, de rapines, de conquêtes, de sang et de souffrance, de frontières mouvantes.
Mais aussi des siècles et des siècles d’échanges, de partages de cultures,
d’alliances, de mariages royaux, d’interrelations qui ont crée notre identité.
Celle d’une vieille Europe des cultures et des pouvoirs, de civilisation et de barbarie,  qui  a derrière elle beaucoup de crimes et d’exactions, guerre des religions, inquisition, trafic d’esclaves  ,guerres de conquêtes  et  exploitations coloniales, atrocités des deux dernières guerres mondiales . Bien des « péchés » à notre actif mais qui ont fini par accoucher du miracle : un désir de paix et d’équité  puissamment  partagé  qui a fait de nous aujourd’hui des Européens à part entière partageant leur monnaie, un drapeau, un avenir. Des Européens qui ont  su développer  et transmettre  aux nouvelles générations l’horreur  des  conflits, des souffrances et des dominations. Une horreur telle que lors  de la crise Irakienne de 2003  les populations des pays dont les gouvernements avaient choisi de suivre les Etats Unis dans la voie du conflit étaient opposées à leur dirigeants. On se souvient des banderoles indiquant «  pace » relayées de balcons en balcons en Italie.  Parce que ces populations adhéraient plus à cette nouvelle Conscience Européenne  qui a émergé et dont  ils se sentaient solidaires, qu’aux stratégies  de pouvoir de leurs dirigeants.
C’est cette communauté de peuples  expérimentés, farouchement  attachés à  la Paix qui donne au projet Européen  une dimension prépondérante pour l’équilibre du monde.
Cette dimension brillamment portée devant l’ONU le 14 Février 2003  par le discours historique  de Dominique de Villepin qu’il est bon de rappeler en cette journée de l’Europe :

« Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix.

Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »

Ce vieux continent et ce vieux pays , la France, d’où est parti l’idéal démocratique ,indissociable corollaire de celui de paix.Idéal qui est notre héritage et qu’il nous appartient  d’aider à répandre sous toutes les latitudes pour qu’enfin les droits de l’homme ne soient plus un vain mot.
Ce vieux continent dont les consciences ont pu évoluer au rythme des progrès techniques  a une énorme expérience à faire partager aux peuples émergeants, qui  se laissent  enivrer par les développements technologiques brutalement plaqués sur des sociétés parfois encore archaïques et non démocratiques.
Si nous ne voulons pas que cette course au progrès  et au profit écrase sur son passage les droits humains et  les impératifs de notre environnement, c’est à nous Européens d’être les «  gardiens de cette conscience », les gardiens de l’équilibre du monde.
Nous Européens qui  sommes attachés  à d’autres valeurs que le profit comme but ultime, et qui nous devons de les défendre face aux grandes puissances qui tentent d’imposer leur loi au monde.
Entre une Amérique   conquérante, voire prédatrice, qui commence à s’affaiblir  mais qui refuse de s’engager pour la protection de notre environnement planétaire   et une Chine  bientôt surpuissante qui ne s’embarrasse ni d’écologie ni des Droits de l’Homme, seule la voix de l’Europe , si elle sonne fort, pourra , dans l’équilibre actuel  instable du monde, protéger l’homme et la terre.
Ces peuples d’Europe , forgés par l’Histoire et la souffrance peuvent
avoir une mission capitale pour le monde si ils savent  développer et faire rayonner leur Conscience Européenne .

Il faut construire une Europe forte et pleinement indépendante pour que la Conscience Européenne maintienne l’équilibre du monde et y répande l’humanisme et la Démocratie .
Fêter l’ Europe c’est fêter l’espoir en l’avenir du monde.
 



27/04/2008

La flamme de la conscience universelle


Les manifestations et incidents qui jalonnent le parcours de la Flamme Olympique,en font un événement symbolique qui mérite qu’on s’y arrête même s’il y a aussi des maladresse ou des excès.
C’est vraisemblablement la première fois que ce parcours est régulièrement perturbé par les défenseurs des Droits de  l’Homme aux quatre coins de la planète.
Evènement symptomatique à plus d’un titre :
C’est la première fois que les Jeux Olympiques se dérouleront en Chine, concrétisant l’ouverture de cette grande nation sur le monde et faisant converger  sur son territoire le regard de ce  monde à travers les yeux des médias internationaux.
Les Droits des  hommes qui suscitent élans et compassion, sont ceux du peuple Tibétains.
Il y a quelques décennies  seulement le Tibet était  pratiquement terra incognita, replié secrètement sur lui-même.
Depuis le célèbre «  Voyage d’une Parisienne à Lhassa » d’Alexandra David-Néel en 1927 ,  il n’en venait  que quelques échos.
Totalement replié encore durant la deuxième guerre mondiale, l’alpiniste Allemand Heinrich Harrer fur un des rares à y pénétrer après s’être évadé d’un camp de prisonniers en Inde. Arnaud Desjardins à la fin des  années
60 commença à faire connaître en France ses grands lamas et ses monastères Boudhistes.
Depuis,  les tornades de l’histoire ont soufflé sur le toit du monde, meurtrissant ce peuple et dispersant nombre de ses ressortissant aux quatre coins de la planète.
Même s’il sont encore peu nombreux, même si ces soutiens n’ont pas encore réussi à résoudre les souffrances du Tibet, il n’en est  pas moins remarquable de voir que dans  des nations très différentes, éloignées géographiquement, ethniquement ou culturellement de ce peuple, des hommes et des femmes se dressent pour lui témoigner leur solidarité.
C’est la face positive de la médaille de la mondialisation, due au développement des médias et à la circulation de l’information par les moyens informatiques. Et due aussi au développement  d’une conscience universelle humaniste de solidarité qui n’était pas pensable il y a seulement quelques décennies.
L’intéressante émission de France Inter « 2000 ans d’histoire » relatait récemment comment l’Occident légitimait la conquête coloniale et rappelait l’approbation de figures comme Jules FERRY et Léon BLUM ,ce dernier soulignant la nécessité  pour les «  races supérieures «  ( sic)d’importer  ainsi  l’humanisme civilisateurs et les lumières aux «  races inférieures « (re-sic).
Le Japon il y a  quelque 60 ans était allié de l’Allemagne Nazie, durci dans son nationalisme absolutiste, suscitant  les premiers Kamikazes  puis Pearl Harbour et sa conséquence , Hiroshima. Il tolère aujourd’hui démocratiquement sur son sol ces manifestations au profit d’un peuple aussi lointain.
Même si les Droits de l’Homme sont cruellement bafoués en maints endroits de la planète et si un immense travail est devant l’humanité pour établir justice et paix sous toutes les latitudes, il n’en reste pas moins    que ces évènements relèvent d’un élévation du niveau de conscience à l’échelle mondiale.
S’il s’agit encore d’une flamme ténue, c’est celle-là qui devra grandir et qui permettra d’établir la base d’une Démocratie réelle à l’échelle planétaire.
Ce ne sont pas les gouvernants  mais les individus , les citoyens, qui attisent en premier cette flamme. En cela nous pouvons puiser l’espoir et un relatif optimisme qu’un mouvement évolutif ascendant est en marche, dont chacun à son niveau participe. Un mouvement de développement des consciences et des responsabilités individuelles qui permettra d’unir nos forces pour gérer les énormes enjeux qui nous confrontent.
Face à ces enjeux gigantesques, le combat politique ne saurait se résoudre à des conflits partisans mais doit développer toutes les potentialités d’action pour actualiser la vision d’une société équilibrée sur de vraies valeurs civilisatrices et humanistes, pour une Démocratie planétaire qui en sera le garant.
Dans cette longue marche pour la Démocratie, les Démocrates Français, en vertu de leur héritage fondateur, ne peuvent qu’être en première ligne.
C’est rabaisser et rapetisser le Mouvement Démocrate que de le dénigrer constamment ou de le juger à l’aune des premières élections qu’il a affronté alors qu’il n’était  qu’aux prémices de son élan.Cet élan venu de la convergence de ses adhérents spontanés,   constamment  oubliés  des analystes plus ou moins malveillants,  s’inscrit dans le courant d’une vaste « Internationale Démocrate » comme l’a appelée François Bayrou  et qui pointe en maints pays pour se fédérer graduellement.

19/04/2008

Forger le Mouvement Démocrate pour un Espace Démocratique Indépendant

La note qu’une main invisible a laissé sortir de l’Elysée concernant la stratégie de déstabilisation du MoDem a fait grand bruit.
Pour un certain nombre d’entre nous ce n’est pas une surprise, seulement une confirmation. Nous savions que le Mouvement était partiellement «  termité ».
Bien que nouveaux en politique, si nous n’avions pas adhéré à un parti c’est que nous étions trop lucides pour ignorer les manœuvres, machinations et intrigues qui entachent immanquablement ces groupements humains .
Et si nous avons adhéré en masse au Mouvement Démocrate, c’était justement dans l’espoir d’y faire naître une politique, si ce n’est indemne, du moins orientée vers un réel renouvellement.
Que François BAYROU entre en lice pour fustiger ces dérives et on l’accuse de jouer les victimes.
Il n’y  a pas très longtemps pourtant, après l’Appel à la Vigilance Républicaine, c’était notre Président de la République que son entourage nous présentait comme une victime absolue, persécuté comme aucun ne l’avait été…
Quelques  mois après cet appel,  la démocratie est mise à mal, on tente de saborder un mouvement né d’un élan citoyen, les promesses électorales sont asséchées et la politique étrangère de la France a été , pour la première fois, retournée, au mépris de nombre d’avis ou oppositions éminents.
Si certains cadres UDF sont si attachés aux valeurs de leur ancienne structure, que ne s’investissent-ils à les transmettre au sein du MoDem au lieu de vouloir  le détruire ?
Vouloir détruire le MoDem c’est faire bon marché des quelque 60.000  citoyens qui, d’un seul élan, ont adhéré spontanément en quelques mois  pour fonder ce mouvement, leur mouvement.
Quand des citoyens, sans se donner le mot, se rassemblent de la sorte porteurs d’un idéal commun, c’est d’un courant qu’il s’agit, d’un courant qui s’inscrira dans l’histoire.
C’est donc face à l’histoire qu’auront à répondre ceux qui auront tenté de déstabiliser ou de détruire ce mouvement citoyen.
Certes, François BAYROU l’a vu et pensé, mais il fallait qu’il rencontre l’espoir et la pensée de milliers d’autres pour qu’il naisse.
C’est parce que des hommes ont pensé, voulu, rêvé, que le monde a pu avancer.
Martin Luther KING a fait un rêve.
Quarante ans plus tard son rêve est incarné en la personne d’un homme qui unit le sang blanc et le sang noir dans ses veines et qui demain pourrait être le premier Président  de couleur de la nation Américaine.
On n’a pas le droit d’essayer de détruire des rêves par sectarisme ou opportunisme.
Ces épisodes à rebondissements multiples où l’on voit , les uns après les autres , les notables Centristes céder aux sirènes Elyséennes pour tenter de faire avorter ce parti indépendant ne peuvent qu’en démontrer le besoin.
Pour qu’il soit un Espace de Démocratie libre , d’où l’on puisse saluer les hommes et les femmes, de quelque bord qu’ils soient , lorsqu’ils font primer leur conscience, le meilleur d’eux-mêmes , sur leur carriérisme .
Pour  notamment :
Saluer Jean-François LEGRAND pour avoir courageusement résisté aux pressions de l’énorme multinationale MONSANTO et de son parti pour refuser les OGM ,     
au nom de sa conscience
Saluer Lionnel LUCA, marchant avec son écharpe tricolore  au milieu des forces de l’ordre, pour porter un drapeau Tibétain jusqu’à l’Assemblée Nationale ,
au nom de sa conscience
Saluer Bertrand DELANOË apposant sur les murs de sa Mairie,  lors du passage de la flamme Olympique, une pancarte proclamant que Paris soutenait les Droits  de l’Homme dans le monde entier et faisant citoyen d’honneur le Dalaï Lama
au nom de sa conscience
Saluer Jacques CHIRAC et Dominique de VILLEPIN, s’opposant à la guerre d’Irak, en dépit d’énormes pressions et au prix d’insultes internationales,
épargnant le sang de millier d’hommes et les larmes de milliers de femmes,
au nom de leur conscience

Tandis que tout est mis en œuvre pour freiner la construction de cet espace indépendant, l’UMP se fracture.
Il faut plaindre ses militants sincères qui ont vu leur mouvement se transformer en parti d’un seul homme, parti du Sarkozysme sans conteste, et qui après avoir hier approuvé la politique d’indépendance de la France se doivent  de trouver normal d’y renoncer maintenant.
Et l’on voudrait qu’il n’y ait pas d’autre alternative que le Parti du Pouvoir Présidentiel ou le Parti Socialiste.La subordination au Pouvoir ou à l’Idéologie.

Le monde a faim.
Demain ceux qui ont faim marcheront sur nous pour nous demander des comptes.
Il sera trop tard pour leur dire que nous ne sommes pas responsables de tout.
Il vient un temps où la conscience rejoint le simple bon sens .
Dans ce gigantesque déséquilibre planétaire quelle est la part de responsabilités des géants de l’agro-alimentaire ?
Seule une politique faisant primer les Droits de l’Homme pourra répondre justement aux besoins de la terre et de ses habitants .Pour cela il faut conserver son indépendance à l’égard  des réseaux de l’argent qui de plus en plus absorbent des flux monétaires aux origines  douteuses.
Que nous le voulions ( par conviction et conscience) ou non,  nous y serons tôt ou tard contraints car nous ne pourrons échapper à nos responsabilités .
Et pour préparer cette politique du futur à la fois idéaliste et réaliste à l’échelle planétaire il faut construire, forger dans notre nation un espace démocratique, un refuge, qui fasse primer humanisme, conscience et indépendance.
S’y opposer c’est divorcer des principes démocratiques qui fondent notre République .
L’enjeu est déjà suffisamment  difficile en soi et demande la mobilisation de toutes les bonnes volontés.

08/04/2008

De la flamme des Droits de l'Homme à la lumière de la Démocratie

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Quel triste paradoxe que cette flamme Olympique «  protégée »des militants des Droits de  l’Homme par des remparts d’hommes en armes.
C’est une situation qui en elle-même annule toute la portée  du message symbolique  contenu dans ce cérémonial. Enracinée dans les fondements Grecs de nos civilisations, cette lumière porteuse de paix, éclairant chaque nation pour les réunir dans ces échanges sportifs et fédérateurs ne peut briller derrière un rempart d’armes.C’est un signe grave qui  doit marquer nos sociétés pour nous rappeler que nous devons donner  la priorité aux Droits de l’Homme si nous voulons rester fidèles à nous-mêmes,  si nous voulons voir la démocratie s’établir sous toutes les latitudes.
Face à ce retournement de situation, on ne peut qu’espérer que  flamme des Droits de l’Homme  transférée de nation en nation puisse y  rappeler  la primauté de ces principes fondateurs .


DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE-DEMOCRATIE-DEMOCRATIE -DEMOCRATIE-

Ce sont ces priorités, ces principes humanistes, qui doivent guider le Mouvement Démocrate Français afin qu’il trouve son identité en ne se centrant pas seulement sur la France et de telle sorte qu’il puisse être partie prenante d’un courant démocratique universel que tous les enjeux planétaires demandent.
Le MoDem est ébranlé par une crise interne.
Les dernières élections locales  n’en sont que le prétexte.
Il était évident que  ce parti dont le fondement officiel ne datait que de Décembre 2007 et qui devait fédérer des militants venant de divers horizons n’aurait pas encore assez d’implantation et d’impacte dans le paysage politique Français pour y faire des scores marquants.
François BAYROU a fait le choix de se présenter à PAU. On peut regretter qu’il ne se soit pas concentré uniquement sur ce jeune Mouvement mais son échec , lié aux incessantes entraves de l’UMP,  ne peut non plus légitimer toutes les tensions internes . Il est clair que le Mouvement Démocrate subit des assauts de l’extérieur et de l’intérieur pour freiner son essor. Il est aussi évident que le travail à faire est devant lui pour trouver les moyens de générer un courant politique neuf qui corresponde à l’attente de ses militants et au besoin des Français. C’est une tâche pionnière qui ne peut se faire dans la facilité et qui impose au Mouvement dans son ensemble et à chacun de ceux qui le constituent , une exigence croissante pour tirer ce parti vers le haut. Pour y donner la priorité aux valeurs qui le fonde et renouer avec l’esprit réel de nos institutions.
Monsieur le Sénateur Jean ARTHUIS en quittant le Mouvement semble fidèle à lui-même puisqu’il était dès le début très réticent à la construction du MoDem. Il avait ensuite indiqué  qu’il restait pour veiller sur l’UDF.
Quels que soient ses griefs, même si des critiques sont justifiées ou justifiables, même si l’organisation de ce parti est à clarifier ou améliorer, quelles que soient  ses inimitiés personnelles envers François BAYROU, les éventuelles luttes de pouvoir, Monsieur ARTHUIS, en sa qualité de Sénateur et d’ancien Ministre, ne pouvait franchir la limite de certains excès .
En assénant publiquement «  on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem n’est pas le Temple Solaire »,  il s’est aventuré de façon surprenante dans des analogies extrêmement graves.
Il est plus qu’hasardeux de comparer le leader du MoDem au sinistre di Mangro, fondateur du Temple Solaire. On ne peut oublier que cette organisation des plus sulfureuses, dont les ramifications les plus sombres sembleraient   dépasser largement  la nébuleuses sectaire , a conduit 48 personnes à la mort dans le Vercors en 1994 dans une mise en scène abominable et que ce sacrifice collectif n’a  jamais vraiment été élucidé par la Justice pour des raisons là encore  très obscures .
C’est faire entrer dans le débat politique  des spectres qui n’ont rien à y faire.
C’est faire outrage en premier lieu à François BAYROU lui-même dont on peut saluer la constante élévation des propos, même lorsqu’ils sont polémiques.
À travers lui c’est faire outrage aux milliers d’adhérents qui l’ont rejoint , non pour un culte de la personnalité, mais en réponse à la qualité d’une vision politique, d’une politique d’idées, qui répondait  à celle qu’ils recherchaient et donc partageaient.
C’est faire outrage aux milliers de militants UDF et MoDem confondus qui l’ont élu , démocratiquement, Président du Mouvement à une  très vaste  majorité.
C’est faire outrage aux millions d’électeurs qui lui ont accordé leur vote lors de l’élection Présidentielle de 2007  sur un projet et un programme qui n’avait rien d’un mouvement sectaire véhiculant les pires dérives.
C’est faire de la sorte outrage à la Démocratie elle-même.
C’est justement ce type d’excès, trop habituels, qui dénaturent graduellement les combats politiques et c’est justement ces mauvaises habitudes que le Mouvement Démocrate devra apprendre à combattre.
Les philosophes des Lumières, vivant dans une époque où tout était loin d’être lumineux , ont su penser ou inspirer des textes fondateurs pour des siècles à venir.
À partir de la Déclaration des Droits de l’Homme qu’ils nous ont laissée est née la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
C’est un grand héritage et si nous voulons réellement œuvrer pour la lumière de la Démocratie nous nous devrons de retourner à l’essence de celle-ci  et de nous dégager de tout ce qui peut abaisser, éloigner des vrais débats, de nous défaire des habitudes, réflexes  ou dérives  qui ont fini par  en éloigner le citoyen et de ce fait de lui faire perdre son sens réel.

C’est seulement par une constante vigilance que nous amorcerons une Démocratie des consciences, celle d’un humanisme appliqué au jour le jour. Celle qui prendra les Droits de l’Homme comme pierre angulaire.







29/03/2008

Pouvoir de l’image, images du pouvoir, politique spectacle.

Petite réflexion philosophico politique en forme de trompe l’œil.

De tout temps le pouvoir à utilisé les fastes , le décorum pour  asseoir son prestige et son autorité.Pourpres, ors et glaces en galeries , pour réfléchir et démultiplier sa puissance.
Mais s’il n’était limité en splendeur et richesse, il était au moins limité en diffusion.
Les moyens de communication par l’image se sont développés à un niveau jamais  atteint dans l’histoire. L’image est donc devenue en elle-même un pouvoir et exerce une véritable fascination sur les esprits . C’est ainsi que s’est développée  notamment la presse dite «  people » qui prend la forme d’une sorte de drogue collective.
La politique, suivant les méthodes à l’Américaine, se transforme de plus en pus en produit visuel où le « look » de l’individu est prépondérant.
Au point de devenir un art du spectacle à part entière où les prises de rôle et les costumes  se font  au gré des circonstances, pour satisfaire le  « public ». C’est  le nouveau « Poli-wood » , usant des mêmes techniques  psychologiques  pour captiver le «  spectateur » que son aîné du septième art.
Mais cette surenchère d’images est comme un jeu de miroirs déformant, distordant la réalité, éblouissant jusqu’à l’aveuglement, et détournant de l’essentiel.Car dans les miroirs, le monde est à l’envers.
Derrière les pages glacées , les galeries de glaces, les carrosses ou les limousines étincelantes se joue crûment le destin des hommes et  des femmes ; se joue la guerre ou la paix,la souffrance ou le soulagement, la misère ou la richesse, la vie ou la mort.
Pour connaître l’exacte  réalité de ce jeu, il faudrait passer à travers le miroir.
Pouvons nous aspirer à une démocratie des consciences en nous heurtant constamment aux jeux de miroirs  changeant des médias qui nous imposent la poudre aux yeux de la politique–spectacle au lieu de faire de nous des citoyens adultes et informés des réalités ?
L’Afghanistan, le Tibet aujourd’hui, demain d’autres drames et d’autres enjeux, l’avenir de la planète et de  ses milliers de passagers, dépendent-ils du style d’un manteau ou d’une révérence ?
Des philosophes  avaient  travaillé pour aboutir à nos textes républicains .
Pouvons -nous accepter que leur réflexions sur les droits fondamentaux de la personne humaine se réduisent  en mise en scènes reproduites à l’infini des pages glacées des magazines, nouvelles  galeries des glaces de nos imaginaires ?
Le destin de l’homme et de son environnement n’est pas un jeu de miroirs .
Une politique  nouvelle  devra divorcer du spectacle et de ses jeux de fascination pour revenir aux valeurs fondamentales,  aux vraies enjeux, au vrais besoins de l’humanité .

22/03/2008

De l’abstention citoyenne à la démission des politiques


Lors des dernières élections municipales les taux d’abstentions importants ont été interprétés de manière à minimiser la notion de «  vote sanction ».
S’il est  hasardeux de donner une couleur à des votes qui n’ont pas été émis, ne serait-il pas opportun de s’interroger sur les symptômes qu’ils peuvent représenter ?
Du désintérêt à la défiance de la chose politique , il y a là un échec qui vaut pour tous les partis en présence et qui fait perdre à l’élection son sens véritable, voulu par les fondateurs de notre système républicain.
Au lieu de se les approprier, il vaudrait mieux se remettre en question et admettre que nombre de citoyens ont perdu confiance  en nos politiques ,  dans leur ensemble.
C’est peut-être aussi en raison de cette défiance qu’ils acceptent d’actionner les leviers du bipartisme en alternance. Non pour « voter pour », en leur âme et conscience, mais seulement pour contrer ce qui les inquiète. On peut donc aussi bien interpréter cette abstention comme une forme de découragement  de fatalisme qui va à l’encontre du but censé être recherché par le suffrage universel.
Il serait peut-être préférable que le vote soit obligatoire comme en Suisse et que les  votes blancs soient comptabilisés pour donner une voix, un poids  à ce silence .
Il serait surtout préférable de voir réinsuffler à la politique un élan qui permette au citoyen de penser qu’elle le concerne vraiment directement et que sa délégation  n’est pas un jeu de dupe.
Cela implique de pouvoir s’assurer que la conscience peut réellement primer sur l’opportunisme. Or nous en somme souvent loin à tous les niveaux, qu’ils soient locaux, nationaux, internationaux.
Nous nous sommes   récemment focalisés sur les élections locales . Il est certes important de gérer  au mieux nos cités et la vie de leurs habitants.
Mais cela peut-il se faire sans préoccupations globales ?
Les problèmes d’environnement nous apprennent durement l’interrelation des causalités. Nous savons que le sort de la forêt d’Amazonie ou des glace des pôles concernent   notre environnement le plus proche.
Face à la mondialisation croissante, il ne peut  non plus en être autrement au niveau politique, économique, social.
Nous serons obligés d’apprendre à nos dépens que l’éthique doit devenir incontournable, non seulement  sur le plan moral, mais même par stricte réalisme. Car on récolte ce que l’on sème.
On entend très peu s’élever les voix de nos politiques sur les souffrances du peuple Tibétain .
Parce que la Chine est un gros marché qu’il faudrait ménager à tout prix.
Les U.S.A ont privilégié la loi du marché la plus drastique  au mépris de bien des principes. Ils sont aujourd’hui au bord de  la récession.
Ce n’est pas une démonstration très probante sur le plan le plus strictement  matériel.
Si nous devons graduellement accepter de voir fouler au pied les droits de l’homme au nom du développement et du profit, nous en ferons tôt ou tard les frais. De concessions en concessions, que pourrons-nous dire lorsque nous serons  face à de nouvelles  super puissances qui ne s’encombreront pas de freins moraux ?
La France se revendique le pays des Droits de l’Homme.
Elle n’a pas atteint elle-même la perfection dans ce sens ,  mais elle pourrait néanmoins jouer un rôle primordial  dans le monde  si elle s’axait prioritairement sur les valeurs qui la fonde.
Non par plat nationalisme, mais par attachement à des principes humanistes fondamentaux, il nous faut une France forte et indépendante dans une Europe forte et indépendante.
Sans quoi le «  rouleau compresseur de la mondialisation » , comme le dit François BAYROU , broiera impitoyablement l’homme sous toutes les  latitudes  et détruira son environnent naturel dans sa course implacable au profit comme unique valeur.
Seule une démocratie des consciences à l’échelle mondiale peut nous permettre d’infléchir l’angoissante course des évènements.

15/03/2008

Elections, passions et responsabilités

Le citoyen électeur conscient  de ses responsabilités à de quoi se poser bien des questions.
Quel étrange spectacle que ces élections locales à l’échelle de notre nation.
Elles qui ne devaient pas avoir d’enjeu national… À peine les résultats sortis des urnes que s’enflamment les passions et valsent les chiffres et pourcentages. À se demander s’il s’agit de matchs de foot ou de fièvres boursières.
Le Président de la République, le Premier Ministre, un ancien Premier Ministre ,quatre ministres, le Chef du Parti Socialiste ont défilé en la bonne et belle ville de Périgueux qui n’avait jamais tant vu de…  «  hauts et puissants seigneurs » ( ?)… depuis  des lustres.
Mais ne s’agissait-il pas d’élire un bon maire en son âme et conscience ?
À quoi riment donc ces ballets de hauts supporters ?
À influencer les électeurs, à «  diriger » leurs mains au-dessus de l’urne ?
Ou à vider de son sens le suffrage universel ?
J’écrivais récemment que les Français ont un rapport ambigu au pouvoir.
Cette agitation de «  puissants » en est une illustration.
Ce n’est pas là le but de nos institutions républicaines.
Ce n’est pas là la politique dont notre nation a besoin pour faire face aux enjeux locaux qui ,de plus en plus, doivent  aussi répondre aux enjeux supranationaux, mondiaux, planétaires.
Au lieu de cela c’est la compétition des deux camps antagonistes qui est repartie, chacun tirant  de toutes ses forces sur  le manteau de la France,
au risque de le déchirer .
Dans une démocratie où le citoyen ne  semble avoir d’autre moyen d’exprimer son inquiétude qu’en actionnant le levier électoral pour renverser la vapeur, une fois à droite, une fois à gauche.
Et l’on parle de valeurs, de sensibilités, qui doivent  être tranchées, stables.
Tellement que le même électeur vote, à quelques mois d’intervalles, pour une droite mâtinée de Font National (  puisqu’il est  admis que Nicolas Sarkozy avait «  siphonné » l’électorat FN) puis pour un Parti Socialiste qui semblait il y a peu s’étioler. 
Vote sanction - Vote d’humeur.
Mais cette humeur aura des conséquences qui dureront 6 ans.

En décevant son électorat le Président de la République n’aura pas seulement engendré des désillusions, il aura remis en action le vieux bras de fer « droite-gauche » qui paralyse ou stérilise la France depuis des décennies.
Et  ainsi compliqué la gouvernance d’un pays qui ira dans un sens à l’Assemblée et dans un autre dans les  collectivités locales .
On peut douter que ce résultat soit celui espéré par les électeurs traditionalistes  UMP qui l’avaient porté au pouvoir…
Telle a été la responsabilité engagée et le bilan des conséquences se fera sur le long terme.
Tout a été mis en œuvre par Nicolas Sarkozy pour écraser le mouvement Démocrate naissant et son leader à coup de désinformation programmée et de manœuvres.
Sans quoi c’est ce parti qui aurait pu servir de « sur verse » ou tampon, pour recueillir les déçus ou les républicains inquiets des dérives amorcées.
Plutôt que d’avoir comme interlocuteur un Mouvement qui mettait l’esprit de dialogue et la lutte contre le dogmatisme dans ses priorités, il a préféré prendre le risque de voir renaître  ce que François BAYROU qualifie d’ « union de la gauche version années 80 ».
Passions et responsabilités.
Contre le leader  du MoDem à Pau ,l’UMP à donné l’investiture à un  ex -socialiste.
« Qui sème le vent récolte la tempête ».
Le résultat de ce piège orchestré par le Président et son  parti sera que si François BAYROU perd dans cette triangulaire, cela portera une ville de plus au compte des socialistes puisque la candidat  soutenu par l’UMP est en dernière position.
Ce faisant Nicolas Sarkozy aura lui-même encore renforcé le front de son opposition.
Passions et responsabilités.
Si François BAYOU perd Pau ,il ne manquera pas d’ouvrage.
Car il restera un immense travail pédagogique pour redonner un souffle réellement démocratique à notre pays, pour arriver à décloisonner, déconditionner les esprits intoxiqués de bipartisme.
Pour qu’un jour le suffrage universel permette aux citoyens d’élire leur représentant et non de voir comme l’écrit le Figaro «  deux candidats (qui) se livrent un combat féroce » .
« Combat féroce »… pour être délégué par le peuple à diriger le bien commun d’une cité, l’enjeu véritable.
Passions et responsabilités.
À quoi nous ne pouvons que répondre :
Conscience et responsabilité pour une  nouvelle forme de politique qui réfléchisse  réellement l’esprit de nos institutions.

08/03/2008

Voter en son âme et conscience

Par ces temps d’élections il n’est peut-être pas  inutile de se recentrer sur les principes de nos devoirs électoraux.
La Révolution Française , après  beaucoup de sang et de douleur, nous a laissé la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et les fondements de notre République.
En allant voter sommes-nous réellement conscients de la portée de cet héritage ?
L’art 2 de cette convention pose que « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptible de l’homme .
Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».
Les citoyens qui glisseront  leurs bulletins dans l’urne auront-ils l’impression d’agir pour ces principes ?
Face à l’inquiétude et aux déceptions suscitées par les  dix mois de gouvernance de Nicolas Sarkozy on pronostique un basculement à gauche pour les élections locales.
À moins d’un an des présidentielles  ce re-positionnement politique serait donc un vote sanction, expression d’un mécontentement grandissant.
Mais peut-on conduire une nation comme un char  d’assaut , en donnant un coup une fois à droite puis une fois à gauche ? Sachant que les chars laissent au sol de profondes marques.
Si les citoyens doivent utiliser les élections locales comme moyen d’expression de leur humeur, c’est que quelque chose ne va pas dans notre Démocratie et qu’ils n’ont pas le sentiment d’avoir voix au chapitre autrement que par la pression.
Plus que toutes autres les élections locales devraient être affaire de personnes, de compétences, de connaissance du terrain et des enjeux locaux, au-delà des sensibilités politiques.
C’est ce que ne cesse de répéter François BAYROU qui invite à briser «  le mur de verre » qui coupe la France en deux depuis des décennies.
Fort incomprise , cette démarche désarçonne et se heurte de surcroît au besoin  d’utiliser son bulletin de vote non plus seulement pour exprimer ses convictions , en son âme et conscience, mais pour crier son sentiment d’urgence, de désaccord ou d’exaspération.
Les Français ont un rapport ambigu  au pouvoir qui oscille entre l’attraction et la répulsion. Néanmoins le plus souvent l’élu est plus  considéré comme l’incarnation du pouvoir que comme le délégué de l’électeur, la voix du citoyen.
C’est une des raisons sans doute qui a creusé le fossé entre les politiques et les citoyens.
Des citoyens qui ont cultivé un sentiment d’impuissance tout en considérant que la politique était affaire de professionnels, éloignés de leur quotidien.
C’est en réaction à cette attitude que par milliers des citoyens se sont  levés , à l’appel de François BAYROU, pour fonder  le Mouvement Démocrate.
La plupart n’avaient jamais appartenu à un parti politique mais avaient subitement l’impression que la politique devait être l’affaire de tous, de tous les citoyens responsables , pour   voir fructifier réellement  les  principes qui fondent et sous-tende le projet Républicain. Pour sortir enfin de cette guerre des camps adverses et transcender le vieux clivage gauche-droite.
Face aux enjeux planétaires qui nous concernent tous , face à un monde de plus en plus instable, une nation divisée est une nation affaiblie, comme l’est une famille.De la plus petite élection locale  ,du moindre hameau Français ,à la plus importante au niveau national, nulle ne peut être totalement coupée du contexte géopolitique et environnemental  qui s’impose à tous les niveaux du quotidien avec une complexité croissante.
Il faut donc une nouvelle ère citoyenne et politique qui mette la responsabilité et la conscience comme priorités.
C’est cette révolution des consciences  qui sera l’enjeu des prochaines décennies.

01/03/2008

De l’outrance verbale à l’outrage à la République

Les récents dérapages verbaux du Chef de l’Etat ont créé une turbulence émotionnelle et médiatique dans l’hexagone et , plus grave, ont fait écho dans les nations étrangères.
Au-delà de l’anecdote, il semblerait que le nouveau Président agisse comme un catalyseur ou un miroir grossissant des tensions de notre société.
Nombre de ses opposants focalisent sur sa personnalité, mais c’est trop oublier qu’il procède d’un consensus.
S’il est seul au sommet de l’Etat, il y a été porté pas ses électeurs et par les élites de son parti qui adhèrent à sa démarche.
C’est peut-être plus encore la façon dont ce dérapage a été légitimé par son environnement qui pose les vrais problèmes :
Ceux d’une banalisation des outrances ou abus verbaux et de ce qu’elle implique. Puisqu’il faudrait les considérer comme « modernes » ou « virils ». À ce stade ne sommes nous pas tous « coupables «  et tous « responsables » ?
Sur la route, dans la rue, à l’école , à la maison , dans le stade de foot et plus grave dans l’arène politique, l’injure est devenue monnaie courante. Ne pas y céder fait  paraître  « ringard ». Ce qui rejoint la conception des proches du Président qui estiment qu’un écart de langage est un gage de modernité.
Il est évident que les insultes qui volent dans notre quotidien étaient impensables  du temps de nos grands-parents. Depuis une quarantaine  d’années il a été admis qu’il fallait se débarrasser de la «  morale bourgeoise de Papa » au nom de la lutte contre l’hypocrisie et la porte a été progressivement ouverte à toute les permissivités.
N’est-ce pas une nouvelle forme d’hypocrisie  d’admettre cette valse d’insultes ou de grossièreté tant qu’elle  se contente de «  voler » et qu’elle  ne devienne scandale que lorsqu’elle est  enregistrée, filmée ou couchée sur le papier ?
À ce qui a été étiqueté de «  morale bourgeoise » , ne serait-il pas temps de substituer le respect des règles démocratiques  qui fondent notre société ?
L’insulte est une forme de violence qui est faite à l’autre, frappé de mépris, de vindicte et de haine.C’est une atteinte  de principe à la dignité de la personne humaine qui peut être plus ou moins grave.
L’art 4 de la déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen pose que la liberté consiste à faire ce qui ne  nuit pas à autrui.
La violence, sous toutes ses formes, y compris verbale, nuit à autrui.
Or la violence est devenue le quotidien de nos sociétés modernes. Elle crève les écrans de cinéma ou de télévision et s’actualise dans nos villes et banlieues. Les medias s’y adonnent de manière plus  raffinée, par l’outrance, remplaçant souvent l’information par le sensationnel qui fait violence aux sensibilités. La présomption d’innocence est pratiquement bafouée par les «  traques médiatiques » qui, dans la forme , si ce n’est au fond, finissent par marquer le plus innocent du fer rouge de la suspicion .
L’opposition se manifeste  trop souvent par la violence verbale. Nombre de blogs  se couvrent ainsi d’injures envers le Chef de l’Etat. Si c’est un signe de santé  pour la liberté d’expression, ce n’en est pas un pour notre démocratie car ces excès dégradent l’éventuelle pertinence des critiques formulées.
S’il est bon d’user de la liberté d’expression , il est risqué d’en abuser  au risque de la voir se réduire.
Cela provient de ce que depuis des décennies s’est instauré en France un climat de guerre virtuelle opposant, bloc contre bloc, les deux camps politiques adverses .  Il est normal de considérer « ennemi » tout ce qui n’est pas de son camp . À  l’image de ces tensions  et violences banalisées nos politiques multiplient  les «  dérapages » .
C’est  maintenant au tour du Maire d’une des principales villes de France ,qui a aussi de hautes fonctions dans nos institutions,  de s’être fait piéger par une vidéo  où il égrène  complaisamment des injures envers des citoyennes qui l’ont elle-même insulté. Il y a quelque mois  le Secrétaire Général de l’UMP devait s’excuser de propos insultants  envers une femme  , élue du peuple.
Cette accumulation prouve  qu’ à tous les niveaux  du pouvoir politique il est d’usage de manier l’insulte, tout comme pour le citoyen il est devenu normal d’injurier ses politiques.
En bafouant régulièrement ces principes  de base , c’est la République que nous outrageons.
Ces dérives ne peuvent servir l’idéal démocratique. Or la Démocratie est d’autant plus fragile qu’elle est rare dans le monde .
Ne serait-il pas temps de  retrouver un réel humanisme social qui poserait prioritairement le respect de la personne  et permettrait  d’établir un réel débat démocratique responsable ?
C’est un des enjeux des Démocrates qui, derrière François BAYROU, aspirent à voir porter « à son maximum la conscience et la responsabilité des citoyens » selon les mots de Marc SANGNIER .
Conscience et responsabilité de tous les citoyens jusqu’aux plus hauts responsables.

25/02/2008

Vigilance, conscience et responsabilité Républicaine.



L’Appel du 14 Février à une Vigilance Républicaine  signé de 17 personnalités  de sensibilités politiques différentes dont François BAYROU,Dominique de VILLEPIN, et Ségolène ROYAL  et soutenue par des pétitions de  citoyens  sur le site de l’hebdomadaire  Marianne  et  de mesopinions.com  a déchaîné une vive polémique.
L’outrance verbale qui  empoisonne le débat démocratique semble s’être  encore emballée.
Selon le Robert la vigilance est une « surveillance attentive sans défaillance ».
Par conséquent ces personnalités ont invité  à une surveillance  attentive du mode de fonctionnement de nos institutions  Républicaines.
La vigilance  n’est pas insurrectionnelle.
La vigilance n’est pas anti-démocratique.
Elle s’adresse aux consciences et aux responsabilités.
Conscience et responsabilité des politiques, des élus, des citoyens.
Comment comprendre  que des membres ou des  proches du gouvernement puissent désigner  cette vigilance  de «  méthodes staliniennes » ou « fascisme rampant »  et évoquer la « presse des années 30  » ? Sans parler de qualificatifs méprisants ou insultants  envers les signataires.
En tête des personnalités  signataires  de cet appel se trouve Pierre LEFRANC, ancien Chef du Cabinet du Général de Gaulle. Ce Résistant qui à  l’âge  en principe respectable de 86 ans est Grand Officier de  la Légion d’Honneur ,Croix de  Guerre,médaillé de la Résistance et des évadés de la France Libre.Il est également créateur de la Fondation Charles de Gaulle.
Ces abus verbaux dans les sphères du pouvoir semblent  donc dénoter une dérive préoccupante .
Il semble que la boussole s’affole et ne pointe plus vers le Nord.
Ce n’est pas là le moyen de rassurer les citoyens mais au contraire d’éveiller leur vigilance.
À tout le moins, pour le  devoir de mémoire, il faudrait éviter l’amalgame avec les heures les plus  sombres de notre histoire.
Cela aussi procède de la conscience et de la responsabilité.


24/02/2008

Devoir de mémoire ou éveil des consciences ?

Le projet de confier à de jeunes enfants la mémoire d’autres enfants morts victimes de la Shoah a suscité  beaucoup d’inquiétude et  une importante polémique. Nombre de personnalités de premier plan ont trouvé les mots justes pour dénoncer les dangers d’un tel dessein.Il paraît non seulement contre-nature de charger des sensibilités enfantines d’un tel poids mais de plus comment admettre de donner à de jeunes enfants, encore inconscients , de  tels devoirs que l’on n’imposerait pas à des adultes ?
Pourquoi les crimes commis par des adultes devraient-ils en quelque sorte être  lavés ou exorcisés par des enfants ?
Il semblerait beaucoup plus important de dépasser l’émotionnel et le fait historique pour aller à la racine du mal. Savoir comment de telles atrocités peuvent être perpétrées  par des hommes,et  organisées méticuleusement par des sociétés humaines.
Cela impose une immense et constante vigilance pour éveiller graduellement  les consciences. Pour les élever au-delà des poisons qui peuvent mener l’homme à de telles aberrations. Car il n’est jamais trop tôt ,par contre ,pour combattre avec tact et fermeté  tous les réflexes  d’exclusion, de haine ou de rejet de la différence qui  quotidiennement se déchaînent dans les cours d’écoles  souvent avec une rare violence. Rejet de la différence, non seulement ethnique , linguistique ou culturelle mais aussi du plus petit à lunette, du trop grand, du plus faible, du plus rêveur,   de l’autre tout simplement.
Plus largement ,les délires «  d’épuration ethnique » du Reich se seraient- ils développés aussi facilement et rapidement sans la situation de crise financière de l’Allemagne pré-hitlérienne ? Derrière la « solution finale » il y avait aussi l’appât de richesses à s’approprier. On se souvient du scandale qui avait éclaboussé les banques Suisses dépositaires de l’or  récupéré par les Nazis, et plus récemment Israël  expose des toiles de maîtres provenant du pillage  des  victime de l’holocauste.
Par conséquent non seulement la haine de la différence  fut à la racine  de ce mal mais aussi l’avidité, la cupidité. D’où l’importance ,comme le répète François BAYROU ,de ne pas axer nos sociétés sur les critères de la seule  réussite matérielle et sur la glorification de l’argent-roi et de ses réseaux.
Quant à la violence elle-même ne faudrait-il pas user de plus de vigilance quand on  constate comment elle déferle sur les esprits à travers la puissance quasi-hypnotique des  moyens multi-medias de plus en plus sophistiqués et qui , en émoussant les sensibilités ,banalisent les pires crimes dès l’âge le plus tendre.
J’ai observé dans une FNAC un homme dont le physique n’aurait pas déparé un film d’épouvante ,profondément concentré devant un écran,où se déroulait une scène de poursuite dans la lumière glauque du labyrinthe  d’un parking souterrain. Dans la peau du tueur, du « snipper » il faisait lui-même évoluer la traque de sa «  victime virtuelle  » jusqu’à sa suppression « virtuelle » aussi. Il s’agissait d’un simple jeu en démonstration que toute mamie bienveillante peut offrir à l’anniversaire de son petit-fils. Je ne dérive pas du sujet. Admettre comme activité ludique un apprentissage virtuel du crime  dès l’enfance n’est-il pas un emmarchement dangereux ? Comment à la fois exiger  d’un enfant la compassion et la mémoire et admettre comme naturel et plaisant l’apprentissage de la création de « victimes virtuelles » ?
Si  le devoir de mémoire  nous est imposé par l’histoire , qui ne peut s’appréhender fructueusement qu’à  l’âge  des grandes questions, n’est il pas de première urgence d’éveiller les consciences le plus tôt possible à toutes les formes de cruautés ?

Pour une démocratie des consciences

A l’âge de 15 ans j’ai été frappée par les deux citations d’Edgar Quinet que j’ai mises en exergue.Elles avaient été gravées dans le granit  du monument sculpté par mon père à la mémoire de ce grand Républicain .Elles sont restées gravées en moi aussi fermement  que dans  la pierre, d’autant plus peut-être que je venais de rencontrer peu de temps auparavant la sœur de Jean MOULIN, martyr de la Liberté.C’est ainsi que se sont enracinées des valeurs fondamentales  dans ma propre conscience.
Lorsque  François BAYROU a crée le Mouvement Démocrate pour y développer, selon ses vœux,  les plus haut niveaux de conscience et de responsabilité  du citoyen , sa vision a résonné comme en écho à ces  mots demeurés en moi. Elle m’a  réconciliée avec la politique.
Les  inquiétudes ( ou déceptions  pour ses électeurs) que suscite le gouvernement actuel me semblent particulièrement de nature à nous inciter à développer  nos consciences et à monter constamment le niveau du débat pour le ramener à celui des principes.
C’est paradoxalement en réaction à ce qui s’en éloigne que nous serons amenés à nous recentrer vers une démocratie des consciences.
En ce sens, ce que nous ressentons à juste titre comme autant de dérives  pourrait, par réaction, permettre aux citoyens d’affermir leurs visions et leurs valeurs intimement liées aux notions de conscience et de  responsabilité.
C’est pour réfléchir constructivement  dans ce sens que j’ai décidé de créer ce blog .
Je vous invite à vous joindre à cette réflexion.
Mais en réaction contre les excès et outrances verbales que l’on rencontre trop, tant en politique que sur de nombreux blogs et dans la presse, et qui m’apparaissent comme autant de violences contraires au débat démocratique, je souhaite que tous s’efforcent d’y conserver un ton de modération et de courtoisie propre à notre sujet.

 
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