07.01.2010
Vers une conscience citoyenne planétaire
Copenhague est venu comme un point d’orgue à l’orée de 2010 pour creuser le fossé entre les citoyens et leurs dirigeants. L’échec de ce sommet n’aura pas que des retombées sur l’avenir de notre environnement mais il en aura aussi , on peut le craindre, de fort dévastatrices dans l’esprit des citoyens des différentes nations et altèrera encore la possibilité d’accorder pleine confiance aux gouvernants.
Alors que les enjeux mobilisateurs ne sont rien moins que la survie de notre espèce, l’avenir de notre descendance, quelle déception et quelle grave préoccupation de voir que cela n’a pas suscité un réel sursaut, un réveil, une mise en marche vers une grande solidarité planétaire chez les « grands » de ce monde.
Si l’avenir de notre terre et de notre humanité ne parvient pas à faire se lever une nouvelle attitude politique quelle cause le fera ?
A contrario la conscience citoyenne se développe et se mobilise de plus en plus, notamment à travers les ONG. Inquiets, les citoyens qui se tournent de plus en plus vers l’écologie sont prêts quant à eux à consentir des efforts, à se responsabiliser pourvu qu’ils soient convaincus de leurs bien fondés.
Derrière le masque de l’économie se profile le non-dit des appétits spéculatifs et leurs pressions qui ne pourront éternellement s’imposer.
Les eaux montent ici ou s’assèchent là. Michel SERRES nous disait l’été dernier que les prochaines guerres se livreraient pour ce bien si précieux qu’est l’eau. Ce bien si simple et si indispensable dont sont privés tant de nos concitoyens planétaires.
Injustices de plus en plus insupportables et qui enflent aux quatre coins du monde. Comme enfle la souffrance de ceux que la faim tenaille.
Étonnamment notre planète terre, fatiguée de la mauvaise gestion de ses ressources, va nous dicter les conditions d’un nouvel art de vivre.
Un nouvel art de vivre, de gérer, de partager qui imposera une gouvernance mondiale que nombre d’esprits jugent désormais indispensable pour gérer les principaux problèmes comme ceux liés à l’environnement ou aux ressources énergétiques si nous ne voulons pas dériver vers les catastrophes.
Celle-ci ne peut naître que d’une véritable démocratie mondiale et c’est sur toute la terre qu’il faudrait écrire « Liberté - Egalité - Fraternité » .
Nous en sommes loin, hélas. Mais comme à une croisée de chemin , il semble que nous y serons contraints par les faits mêmes.
Il serait donc grand temps que la politique renonce à ses anciennes ornières et que les « responsables » et non les « grands », car ce temps doit être dépassé, sachent répondre à la mission de confiance dont ils ont été investis pour prendre les bonnes décisions dans l’intérêt collectif .
Dans un intérêt collectif qui ne peut plus être que planétaire puisqu’il n’est plus possible d’ignorer les conséquences de nos actes réciproquement les uns sur le sur les autres , d’un bout de la terre à l’autre.
Sur ce chemin de renouveau ce sont les citoyens qui chacun ou individuellement semblent les vrais moteurs par leurs changements de consciences, leurs implications, leurs exigences.
On a l’impression décalée que cette conscience qui inter échange par les nouveaux modes de communication marche devant les gouvernants ou les formations politiques qui tentent de s’adapter au coup par coup parfois par le biais de la récupération.
En dépit d’une tentative de canalisation et de « formatage » des esprits à travers les medias cette conscience fraye son chemin obtenant par une pression sourde ou parfois vigoureuse des changements de comportements.
C’est en cela qu’on peut puiser de l’espoir face à une situation mondiale aussi difficile qu’explosive.
Il y a quelques décennies l’écologie était considérée comme une aberration d’esprits réfractaires à un progrès vu sous son aspect le plus prométhéen.
Le Ministère de l’écologie et du développement durable à maintenant pignon sur rue à Paris et quel parti ne se revendique pas comme garant de la véritable écologie ?
La notion de développement durable s’est imposée en théorie si ce n’est en application systématique.
Il y a donc indéniablement un progrès dans le noble sens du terme, c’est-à-dire réellement bénéfique à l’humain et son environnement.
C’est là ce qui nous donne de l’espérance puisque les crises suscitent finalement les sursauts vers des solutions ou des améliorations.
Souvent hélas après bien des souffrances et des tragédies. Tel fut le cas pour la naissance de l’Europe, force de paix, après la nuit de la deuxième guerre mondiale.
Mais il faut que nous, citoyens responsables, partions à la reconquête des fondements démocratiques. Que nous n’acceptions plus les jeux des oligarchies et du pouvoir pompeusement décuplé par les miroirs médiatiques. D’un pouvoir que nous avons conféré à des responsables pour nous représenter.
Que les enjeux et les défis que 2010 nous demande de confronter et de relever soient l’emmarchement vers une conscience citoyenne planétaire et l’avènement d’une démocratie mondiale. Pas à pas et … au plus vite.
Très bonne année 2010 à mes fidèles lecteurs que je remercie ainsi qu’à tous les nouveaux, venus spontanément vers mon blog pourtant encore peu relayé .
09:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, environnement, écologie, démocratie, conscience citoyenne, mondialisation










