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14/04/2010

Le point de non retour ?


Entre les deux tours des élections régionales j’ai dû aller en Italie voisine.
Je me suis retrouvée face à des panneaux électoraux : ils étaient eux aussi en pleine campagne pour les régionales .
Passer l’invisible ligne de frontière pour me retrouver devant la même débauche d’affiches, avec les mêmes postures appuyées de slogans dans une langue sœur donnait une curieuse sensation de jeux de miroirs.Là-bas c’est la « liberta » qui est à la mode. « avec Berlusconi « per la liberta »… On peut imaginer que cela ne convainc pas tout le monde…
L’écologie, comme chez nous est plutôt « a sinistra, » a gauche, rouge-vert.
Regarder tous ces politiciens trônant sur leurs somptueuses affiches entre les palmiers après les nôtres, justes de l’autre côté, m’a fait soudain mieux comprendre la lassitude des citoyens. Qui ont l’impression d’avoir à faire à un monde qui tourne en circuit fermé, coupé de leur quotidien, dans une sorte de jeu théâtral. Si bien qu’ils ont décidé que cela ne les concernait pas vraiment . À ceux-là les postes, les élections, les affiches, les rémunérations, les trains de vies et privilèges ; à nous la vie et ses combats quotidiens.
J’ai retrouvé ensuite une charmante jeune pharmacienne avec laquelle j’ai eu une riche conversation en Français , gracieusement émaillée de la langue de Dante.
Comme les Français les Italiens n’y croient plus. L’abstention monte. Elle monte parce que ces personnages sur les affiches ont perdu leur crédibilité.
D’abord on pense qu’ils sont surtout occupés d’eux –mêmes et de leurs appétits et très peu, trop peu de ceux et de ce pourquoi il seraient sensés se faire élire ou réélire.
Mon interlocutrice a une solution radicale : que les politiciens de tous bords tentent de vivre un mois avec miles euros. J’ai pensé que l’expérience serait trop courte pour être instructive, elle est convaincue qu’ils ne tiendraient pas trois jours…
Pour ma pharmacienne tout cela lui semble dépassé. D’un autre âge.
Le monde a changé, évolue à une rapidité fulgurante. Ce qui se passe d’un bout à l’autre de la planète nous concerne tous , membres d’une même communauté humaine.
Alors cette approche de la politique est périmée . C’est « un point de non retour ». Elle le sent profondément. Il faut inventer autre chose. Frayer de nouvelles pistes en phase avec notre époque et ses enjeux inédits.
Je lui ai dit qu’il me semblait que le problème des partis politiques actuels c’est qu’ils étaient désormais en retard sur la conscience citoyenne.
Elle en était absolument d’accord. Tout comme cette communauté de vision renforçait, pour elle et moi notre appartenance à l’Europe qui nous enrichit des ces échanges entre peuples et cultures proches.

Cette petite plongée chez nos voisins transalpins a encore renforcé mon impression.
Ma pharmacienne a raison . Nous avons atteint un point de bascule. De « non retour ».
Les électeurs le sentent et le montrent en boudant les urnes.
Les partis politiques en France sont en pleine effervescence, ou en désarroi, sentant que les choses leur échappent.
Ils sont en pleine décomposition et pas encore en recomposition.
On sent comme un vent de panique.
L’échéance de 2012 est certes l’enjeu principal avoué.
Mais derrière il y a bien d’autres angoisses ou interrogations auxquelles chacun essaye d’apporter remède. Et  on retrouve petit à petit les mêmes discours chez les uns et les autres qui se surveillent et rivalisent pour la reconquête de ce cher électorat.
Nous allons finalement devoir réaliser qu’il nous faut vraiment reconstruire la démocratie si nous voulons pouvoir relever les défis nationaux qui sont immanquablement dépendants des défis mondiaux.
C’est-à-dire retrouver la réalité de nos fondements républicains….
Jusque dans la classe politique. Sortir des dérives néo-féodales qui se sont lentement mais sûrement installées.
Cela demandera la remise en question de toute la classe politique.
Et donc beaucoup de temps. Sauf si les évènements nationaux ou internationaux précipitent les choses en, nous mettant au pied du mur.
Ce que l’Histoire sait faire.

Le Mouvement Démocrate a espéré œuvrer à ce nécessaire renouveau politique.
Depuis sa fondation il est évident qu’il a été entravé ou déstabilisé . Pour cette raison même.
Mais puisque François BAYROU n’ a pas hésité à le dire , oui les divisons internes lui ont coûté très cher.
Peut-on croire qu’elles ne seraient que le jeu d’agents extérieurs.
Malheureusement non. Elles ont surtout révélé la difficulté à changer , sortir des ornières , sortir du jeu habituel d’appétits et de rivalités, de dominations et de frictions pour se concentrer solidairement et efficacement sur les vrais enjeux.

Après les Européennes j’avais déjà dit mon malaise aux intentions de « rénovation » d’un parti à peine structuré .(  http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archiv...l) La suite a prouvé qu’il s’agissait d’un cautère sur une jambe de bois.
Il serait vain de limiter son échec à une difficulté de positionnement face au bi-partisme gauche/droite.
Certes les électeurs eux-mêmes ont du mal à appréhender ce discours et à transcender ces clivages auxquels on les a conditionnés.
Mais ils y arrivent d’autant moins que ce parti n’a pas réussi à faire entendre cette « voix singulière » que François BAYROU souhaitait.

Il n’y arrive pas tout simplement parce qu‘il n’a pas lui-même été capable de parler d’une seule voix.Il n’a pas su , comme je l’écrivais en juin dernier, s’armer d’une vigilance constante pour se rassembler autour de ses valeurs fondatrices
Il n’ a pas su construire en interne ce qu’il voulait proposer à la nation.
Il ne l’a pas su vraisemblablement parce que tous ne marchaient pas en son sein dans une même direction et qu’il y avait encore pas mal d’immaturité.
C’est très regrettable.
Car il y a urgence pour la France à trouver une nouvelle voie et une voix renouvelée.
C’est dommage aussi pour les énergies engagées et les enthousiasmes déçus.
Mais n’est-ce pas ainsi par tâtonnements que les choses avancent ?
Nous sommes devant des situations inédites, nous devons trouver de nouvelles réponses à de nouveaux problèmes qui ne s’étaient jamais posés.
Leur trouver des réponses adéquates en politique.
Il est peu probable qu’un seul parti y parvienne.
La démocratie c’est, ce serait, le dialogue et le respect mutuel, la priorité donnée aux urgences qui taraudent notre société.
Cela dépasserait de très loin les frictions, les conflits, les divisions.
À l’intérieur comme à l’extérieur des partis politiques.
Il va falloir ré-invenr une politique du dialogue et de l’écoute et non plus de la course à l’élection à grand renfort de communication.
Un politique où le citoyen se retrouve concerné.
Car lui aussi doit se remettre en question. Si l’on peut comprendre sa lassitude ou son écoeurement de certaines pratiques, il porte sa part de responsabilité dans son désinvestissement de la vie démocratique.
Il faut parvenir à rompre ces cercles vicieux qui tournent sur eux-mêmes et en parallèle.
Il faudra beaucoup de volonté, de courage et de ténacité.

Mais aurons-nous le choix ?

Si nous voulons conserver nos droits, nos libertés, la paix et la démocratie ,nous n’aurons pas d’autre chemin .

18/03/2010

Pour un renouveau en politique


«une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire.

Les temps viennent où les Français vont découvrir la véritable situation de notre pays, et se demanderont comment reconstruire. À ce degré de gravité, j'en ai la certitude, on ne pourra pas reconstruire dans l'affrontement sourd d'un camp contre l'autre. Au contraire, les Français auront besoin de responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler. De vérité, de vision, d'équilibre, de rassemblement, la France un jour aura besoin autant que d'air pour respirer.

Et c'est pour cela qu'il n'y a ce soir qu'une seule chose à dire : facile ou difficile, peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, pour d'autres valeurs. Les Français, tous les jours, dans leur santé, dans leur famille, dans leur vie professionnelle, surmontent des difficultés, endurent des chocs, et repartent : eh bien, nous ferons comme eux, et, j'espère, avec eux. »
François BAYROU

Telle a été la déclaration juste et digne du Président du Mouvement Démocrate au soir du premier tour des législatives,  face à un revers électoral pressenti.
Il y a très peu j’écrivais : Il est grand de se lancer dans une expérience neuve, d’autant plus si elle est périlleuse, difficile ou entravée.

Nul doute que cette expérience neuve n’a cessé d’être entravée dès sa fondation de l’extérieur comme à l’intérieur. Les dissensions internes,  qu’elles résultent réellement de frictions d’égos ou soient téléguidées ou exploitées  dans un  but précis de déstabilisation,  ne pouvaient que disperser les énergies  et affaiblir la dynamique du Mouvement. Complaisamment étalées sur la place publique et dans  les médias ,surtout avant et pendant la campagne , elles ne pouvaient que discréditer le message  de renouveau de la politique que voulait offrir  le MoDem aux électeurs.
Il est difficile de penser que ceux et celles qui y ont participé à tous les échelons et jusqu’au plus haut n’en aient pas eu conscience.
Car ce serait faire bien peu de cas du regard des électeurs et spectateurs qui assistent avec écœurement non pas  à un nécessaire  repentir de la classe politique mais à une inflation des techniques manœuvrières qui en ont terni l’image et le but.
Pourtant leur message est clair : un record d’abstention.
Il faut ne pas avoir de contact avec les gens au quotidien pour s’imaginer qu’ils sont dupes de ces procédés, intrigues et querelles qui tendraient à les prendre en otage . Ils en sont totalement excédés, fatigués, indignés et scandalisés.
C’est pourquoi lorsqu’on veut leur proposer une voie nouvelle , ils ne sont pas en mesure d’y croire, ils ne veulent pas risquer leur confiance car elle a déjà été trop malmenée et qu’il est dur de gérer des déceptions en plus des luttes et épreuves de la vie .
Alors le Mouvement Démocrate n’a pas su  ou pu  , les deux à la fois  certainement , faire entendre cette « voix singulière  » dans le paysage politique français . Mais ce sont TOUS les partis politiques et donc tous les acteurs de la vie politique française qui ont à se remettre en question. Car cette voix du silence record leur dit que leurs messages et leur pratiques ne passent plus car elles ne sont plus supportables dans un  monde en mutation accélérée qui demande sagesse, vigilance,  pondération , sang froid , action  solidarité  et…  désintéressement pour faire face aux crises les plus grandes et les plus complexes de l’histoire humaine qui se déclinent différemment selon les nations mais les atteignent toutes ou les menacent toutes.
Nous n’avons jamais été aussi surpeuplés sur terre et nous devons affronter , dans le même  temps que des milliards de voix crient famine, des problèmes cruciaux de ressources énergétiques et en eau potable, des déséquilibres environnementaux  qui préparent de nouveaux types de réfugiés et des épidémies, un basculement des pôles de puissances du mondes avec une concurrence économique  redoutable, un creusement des inégalités sociales immense et explosif, une crise économique  mondiale grave…
Et cela nous concerne tous, où que nous soyons dans la région ou la campagne la plus reculée .
De cela , au travers des medias et  des  nouvelles technologies,
les citoyens électeurs sont de plus en plus conscients jusqu’à l’angoisse .
La France va mal au milieu d’un monde en déséquilibre.
La « gauche » et la «  droite »  ont eu les commandes en main chacune à leur tour. Mais nombre d’électeurs, au premier tour  des régionales , celui du choix, leur ont clairement fait savoir qu’ils avaient perdu confiance en eux et qu’ils ne pensaient même plus utile  d’utiliser leur droit de vote.
Ou d’autres, écoutant les discours simplificateurs et rigides se sont retournés vers la voie du repli identitaire et sécuritaire qui a su capter leurs peurs.
Pour Xavier BERTRAND, il n’y a pas de montée de  l’extrême droite.
Je lui laisse la responsabilité de son analyse.
Mais , Déléguée aux élections pour mon parti dans ma commune , j’ai assisté au dépouillement. Et j’avoue que ce ne sont pas les bulletins du Mouvement Démocrate que je surveillais le plus mais ceux du FN et de la  Ligue du Sud.
Et de les voir monter matériellement, je ressentais un malaise que je n’étais pas seule à éprouver  et qui nous rapprochait entre membres  lucides de différentes formations. Parce que l’histoire est censée nous avoir donné des leçons. Et qu’elle nous a montré que quand la peur s’installe elle peut ouvrir la porte à des régimes d’autorité et d’exclusion et en tout cas au renforcement des extrêmes d’un côté comme de l’autre .
A peu près 23 %*pour l’extrême droite  en PACA . Et plus de  25%* pour la cinquième ville de France, Nice, ce n’est pas  à  ignorer .
Ce n’est  d’autant plus pas à ignorer que c’est la réserve de voix de l’UMP , qu’elle ne peut exister sans  ces partis qui lui dicteront des conditions et qu’elle se doit de flatter. Jeu particulièrement dangereux quand ça va mal.
Et qui prend en otage une bonne partie d’un électorat de droite,  gaulliste ou centre doit.
De l’autre côté ,l’écologie s’allie à la gauche socialiste,  comme si celle-ci pouvait avoir «  le monopole du vert » alors qu’il s’agit de gérer des problèmes qui concernent  tous les humains quelle que soit la couleur politique dont ils se revendiquent.

Alors plus que  jamais une nouvelle voie d’indépendance est souhaitable et nécessaire.
Ceux qui  reprochent constamment à François BAYROU ses ambitions présidentielles  et travaillent à saper celles-ci et   le parti qu’il a fondé pour  faire vivre une  voie centrale et indépendante ont donc  dû faire le choix d’élire à nouveau en 2012 un président  de l’un ou l’autre des deux camps  UMP ou PS  dont  «  l’affrontement sourd » domine la France depuis  des décennies et a  abouti à la perte de confiance des français  dans la politique.
Car pour l’heure,  à  l’exception d’une autre personnalité qui ne s’est pas encore réellement  déclarée , il  paraît un des seuls à pouvoir rassembler largement et surtout œuvrer en indépendance vis-à-vis de l’un et l’autre camp.
L’avenir et l’histoire diront  ce qu’il en sera exactement.
Mais  indéniablement il  faudra à la France   «  des responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler  ».
Et surtout de nouvelles mœurs politiques  réellement attachées aux principes fondateurs de la République . Que les politiques   appliquent même et y compris dans leurs formations. Et qui permettent de voir la fin de cette oligarchie coupée des bases et  des réalités , privilégiée par un train de vie   seigneurial dû au  cumul de mandats obtenus ici ou là , toujours au nom du peuple et grâce à la confiance des électeurs. Qui observent avec lucidité et exaspération ces dérives issuent… de 1789.
Je continue de penser que ce vaste chantier qui va s’imposer ne pourra pas être celui d’un homme seulement ou d’un parti mais d’un rassemblement des consciences.
Pour l’heure il faut vivre les crises jusqu’au bout puisqu’elles finissent par accoucher des solutions.
Celle qui va secouer le Mouvement Démocrate sera dure car elle est voulue par beaucoup qui espèrent entraver de nouvelles voies .
Il en sera certainement de même pour tous ceux qui s’y essayeront ou s’y emploieront, tant les habitudes sont ancrées et  parce qu’il est difficile de faire admettre que les changements à l’œuvre dans  le monde et nos nations sonnent la fin de certaines pratiques et obligent à sortir des ornières.

Mais les problèmes qui nous confrontent nous obligeront à leur trouver réponse. Et appellent à l’avènement  d’une démocratie humaniste qui transcende les clivages simplificateurs. En France comme dans le monde.



*22,98 % FN et Ligue du Sud confondus
*25, 44 % FN et Ligue du Sud confondus

09/03/2010

Régionales : la 3ème voie du Mouvement Démocrate


Il est affligeant en retournant sur le terrain,au contact de la population,
d’entendre à nouveau cette même rengaine de désespérance et de perte de confiance  dans les politiques de tous bords renvoyés dos à dos.
Il est affligeant que les politiques et la politique aient pu conduire à cela.
Il est affligeant qu’enfle ainsi les taux d’abstention.
Il est affligeant de retrouver cette atmosphère de conflits et de crainte à l’approche des élections.
Car nous devrions au contraire nous réjouir de pouvoir user de ce droit  de vote si chèrement gagné et de faire vivre ainsi le suffrage universel.
Ce sont là des acquis bien précieux que d’autres peuples,  sous d’autres latitudes  ,n’ont pas le bonheur de partager.
En sommes nous conscients ?
Ou bien oublions nous que la démocratie comme la paix est un combat de tous les jours.

François BAYROU qui , lui, en est pleinement conscient tout comme il est conscient de la gravité de la situation ,s’est lancé à  la tête du Mouvement Démocrate dans un  combat  difficile pour ouvrir une nouvelle voie,
faire entendre «  une voix différente et singulière dans le paysage politique Français » .
Pour en finir avec ce  vieil affrontement  bloc contre bloc, cette vieille  division de la France   entre ces deux camps qui finissent par se partager le territoire et le pouvoir tandis que se délite la confiance du peuple qu’ils doivent servir.

Le 14 et le 21 Mars cette 3ème voie s’ouvre à vous. Celle de la Démocratie Humaniste .

Pour mieux connaître le projet  de  société du Mouvement  Démocrate
lisez « Le Projet Humaniste  »  :

http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/projet-humaniste-le-livre-orange.html/


Pour connaître les propositions du Mouvement Démocrate pour vos régions :


Appelez la ligne orange : 01 53 59 26 15


Ou consultez le site :
http://www.regionsdemocrates.fr/


Pour les  lecteurs et électeurs de la région Paca où la liste du Mouvement Démocrate est conduite par le Docteur Catherine LEVRAUD consultez  son site de campagne :

http://provencealpescotedazurdemocrate.fr/


Pour suivre les prises de position de François BAYROU Président du Mouvement Démocrate :
www.mouvementdemocrate.fr/

Enfin si vous voulez être sur que ce projet sera fidèle à lui-même et à ce que vous en espérez  adhérez pour y travailler en militant  :

https://guepar.mouvementdemocrate.fr/adhesion



Et le 14 et 21 M
ars votez , en votre âme et conscience  !

19/02/2010

Grandeur de la démocratie- Démocratie de la grandeur


Il y a quelque temps François BAYROU  réagissait vigoureusement  au sujet du double salaire prolifique d’Henri PROGLIO au regard des principes de la République  et des dérives  d’un système de plus en plus voué à l’argent  et à ses réseaux.  En appelant  à un retour à nos principes fondateurs  respectueux des valeurs   humaines ,  il  a lancé une phrase  forte qui  disait   à  peu près  que  ce qui est  grand ne s’achète pas   .

Cette  phrase et cette notion  de grandeur résume en elle-même la véritable direction d’une société démocratique, d’une société humaniste qui mette l’homme et tout son potentiel en son centre.
Car il faut oser la grandeur. Celle des plus hautes facultés humaines.
Les phares de l’humanité que ce soit dans les arts, les sciences, la philosophie ou la vie politique sont souvent sortis d’origines obscures et ont parfois ,hélas , dû oeuvrer dans la difficulté voire le manque ou la persécution.
C’est pourtant eux qui, poussant  au plus haut leurs facultés, ont donné ses lettres  de noblesse à notre humanité.
La démocratie ne peut être le nivellement par le bas, brimant  les individualités, confondant égalitarisme avec égalité pour aboutir à une standardisation, à une «  médiocratie » asphyxiante.
Elle ne peut être une exaltation de la réussite financière au mépris de toutes les autres, avec l’argent comme seule aune de la valeur individuelle car alors elle basculerait dans la ploutocratie, la négation de  nos vraies richesses humaines immatérielles.
La démocratie est grande parce que, enjambant, transcendant, castes  et classes , situation de fortune ou d’infortune elle doit permettre de faire fleurir le plus grand potentiel humain où qu’il se trouve, sans préjugés ni dans un sens ni dans l’autre. Et donc  doit «  investir » dans ce qui est grand en l‘homme, ce qui  éclaire notre humanité , l’aide à progresser .
Cela demanderait aussi de privilégier  les principes intrinsèques au-delà de tout esprit partisan. La paix, la justice, l’équité, l’éthique, l’écologie  n’appartiennent pas plus à un groupement  humain qu’à un autre, à une couleur politique qu’à une autre. Ils sont simplement plus ou moins bien défendus par les uns ou les autres et la démocratie voudrait que les uns et les autres se rassemblent pour les servir. Pour servir des causes grandes, celles pour lesquelles les peuples peuvent vibrer, celles qui créent un consensus, une solidarité,  celles  qui rassemblent.
C’est à regret qu’on a vu le sport souvent dégénérer en des luttes parfois sanglantes entre partisans d’équipes différentes, s’éloignant de son esprit ludique et pacifique.
Il est bien  plus regrettable de voir la politique encore tellement entachée de ces exaltations et heurts partisans qui exacerbent les concurrences au lieu de se concentrer sur les principes.
Je suis heureuse que le Mouvement Démocrate ait choisi d’assumer son indépendance aux  élections régionales.Qu’il en ait pris le risque. Même s’il doit le payer du prix d’un faible score.
Car il a ainsi choisi d’être lui-même, d’offrir une troisième voie, un programme humaniste qui tente de sortir de cet éternel clivage gauche droite, bloc contre bloc qui divise la France et les français depuis des décennies.
Il est grand de se tenir à ses principes.

On nous annonce une probable victoire de la gauche pour ces élections, non par véritable choix idéologique mais surtout pour manifester un mécontentement au gouvernement. Un vote d’humeur et non de cœur.
C’est là retomber dans un vieux conditionnement Français.
J’écrivais au moment des municipales de  2008 que l’on ne peut gouverner la France comme un char d’assaut  un coup à gauche, un coup à droite.
Il y a une forme d’immaturité citoyenne à changer de bord d’une élection à l’autre par déception et saute d’humeur. Presque à titre de «  représailles ».
Au lieu de s’impliquer au jour le jour dans le débat démocratique, de s’attacher à exiger le respect des engagements des élus, à rechercher avec vigilance les vrais fondements républicains dans tous les niveaux de la vie sociale.

Il y a aussi une énorme lassitude, une perte de confiance dans la politique et le politique, une incrédulité à voir s’ouvrir un autre chemin .

Dans un tel contexte le MoDem aura du mal à frayer sa piste qui lui impose de se remettre constamment en question pour échapper aux vieilles habitudes, aux vielles ornières .
Il aura d’autant plus de mal qu’on peut imaginer que les dissensions qui le secouent ne sont pas toutes « naturelles » puisque dès sa fondation tous les moyens ont été recherchés pour le disloquer ou l’entraver et qu’il peut aussi bien être travaillé de l’intérieur.
Mais quels que soient les résultats futurs, le  grain semé lèvera d ‘une manière ou de l’autre.L’Histoire s’écrit au jour le jour, la conscience nouvelle de progrès ,comme l’eau , fraye son chemin au milieu des obstacles et des blocs d’obstructions.
Il est grand de se lancer dans une expérience neuve, d’autant plus si elle est périlleuse, difficile ou entravée.
Le monde actuel, les impasses de  nos sociétés demandent de tracer de nouvelles pistes, de rechercher de nouvelles  voies, de trouver un équilibre.
C’est servir la grandeur de la démocratie que de s’y essayer même si c’est au prix de tâtonnements ou de revers.
Car c’est ainsi que nos sociétés avancent.
Le vrai clivage actuel dépasse les idéologies au premier degré. Il oppose le monde des grands appétits matériels prédateurs au monde  des valeurs humaines.
Le monde de l’argent au monde de l’Homme.
Le monde de l’homme asservi pour l’argent au monde de l’argent au service de l’homme.

Pour y faire pièce    il faut rassembler les énergies, aller à l’essentiel, se recentrer sur les principes.
C’est ce à quoi a appelé François BAYROU en souhaitant le réveil de tous les vrais Républicains.Au Congrès d’Arras en décembre 2009 il appelait  de ses vœux un arc républicain.
Il est évident qu’un tel combat ne  pourra pas être celui d’un seul parti ni d’un seul homme, mais  qu’il mobilisera toutes les consciences.

Dominique de Villepin tutoie la grandeur à chaque page de ses ouvrages.
Il l’appelle pour la France mais aussi pour le monde qu’il voit en marche vers une nouvelle Renaissance .
Mais au lieu d’utiliser ses compétences éminentes on tente de l’enfermer dans un combat sordide, ce qui au-delà de l’acharnement politique, représente un déni de l’esprit.

François BAYROU et Dominique de VILLEPIN, en dépit de personnalités et de tempéraments  très différents, partagent une vision et des aspirations communes sur bien des points. Notamment sur la position de la France dans le monde, sur une société humaniste, sur la politique étrangère et aussi sur l’Europe sans parler de leur amour des livres et de la culture.
Malheureusement certains des supporters ou partisans  de l’un et de l’autre développent un esprit de compétitivité  et de passions parfois infantiles qui ne sert pas ces deux hommes de qualité et ne correspond pas à l’élévation du débat politique qu’ils appellent.

En période de grandes crises on ne peut que souhaiter le rapprochement d’esprits d’élites épris de grandeur  et de justice.
Le monde en ébullition, les périls qui nous menacent, les crises imbriquées ( sociales, économiques, écologiques) sont autant de tempêtes que nousdevons affronter et qui demandent le rassemblement de ceux qui souhaitent aller vers une même direction générale, qui ont de grandes compétences à partager, de grandes visions à projeter, de grandes valeurs à sauver .

Face à l’accélération de la mondialisation et à ses fractures et secousses  qui se répercutent dans nos nations qu’elles risquent  de fissurer ,   la grandeur de la démocratie nous imposera certainement ,dans les temps à venir , un vaste rassemblement, pour la défense des ses principes qui ne pourra que transcender les passions partisanes et  les différences .
Un rassemblement de forces démocratiques qui œuvrera pour une démocratie de la grandeur au niveau de la nation comme du monde.

 
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