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21/10/2009

Urgence Démocrate

 

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Parlement Européenn Strasbourg. 16 Octobre 2009

Journées de l'Université d'Automne du Mouvement Européen France "l'Europe état d'urgence ?"


Être cadre politique n’autorise pas seulement à se poser des questions mais en donne le devoir.
Parce que nous sommes amenés à être la courroie de transmission du parti à l’électeur jusqu’au pied des urnes. À être au contact direct de ceux à qui le parti s’adresse, à qui il doit donner réponses et espérances.
Il n’est pas facile d’être nouveau en politique d’en découvrir rapidement les contraintes, les limitations, les voies détournées à emprunter pour arriver au but.
Mais peut-être est-ce une richesse. Car avoir franchi le pas permet de se sentir  plus proche et de mieux comprendre ceux qui éprouvent méfiance voire  rejet de la politique . Il faut avoir fait ce chemin jusqu’à la prise de conscience que cette voie est indispensable, incontournable, pour construire
le tissu d’une société, d’une civilisation et que plutôt  que de s’en détourner il faut travailler chacun, individuellement  ou en groupe à la faire revenir à ce qu’ellen’aurait jamais dû cesser d’être ou plutôt à la faire revenir à ce qu’elle a mission d’être. Afin de ne plus en être déçus, d’y voir une espérance.
Il est précieux de conserver la critique aiguisée par des années de réticence car les hommes politiques, à force de vivre dans leurs cercles, voire leurs oligarchies, sont tellement imprégnés d’un système qu’ils ne le voient même plus, en usent , en abusent , en jouent souvent comme s’il  était inéluctable et non produit d’un consensus .Pendant ce temps  , le citoyen électeur se replie, s’écarte et perd son sens et sa mission de maillon démocratique.

Curieusement les circonstances de la vie vous obligent parfois au recul comme pour  décanter, pondérer, admettre qu’il faut donner priorité à l’efficacité face aux crises de toutes nature.
Le recul forcé que je viens de vivre n’a pas émoussé ma vigilance pour le Mouvement Démocrate, pour la France, pour le monde.
À l’heure des alarmes à tout niveau, social , économique,  environnemental, l’inertie et le découragement citoyen constituent une alarme supplémentaire d’autant que c’est un symptôme qui ne se limite pas à notre pays.

François BAYROU pour notre parti, a dû longuement méditer au pied des Pyrénées après les élections Européennes.
Sa main tendue à la gauche pose questions et n’a pas manqué d’être   abondamment exploitée.
Elle suscite des réactions vives chez certains de ses électeurs ,ce qui est plus inquiétant.

Il n’en reste pas moins que la démocratie, par essence, exige une force d’opposition.
Or jamais  le paysage politique n’a semblé aussi brouillé dans notre pays   .
L’électeur déjà méfiant, désabusé , ou désespéré  n’y trouvant plus  ses repères traditionnels risque de s’en désintéresser encore plus.
Trois «  centres «  ou à peu près, une gauche en conflit, une droite qui semble à la fois se radicaliser et  se diviser, l’écologie qui sert de valeur-refuge, mais devient une force politique avec les mêmes méthodes que les autres partis.
Nous devions, nous devons fonder un grand parti de démocrates humanistes et Européens, faisant du développement durable une priorité, ouvert aux uns comme aux autres.
Qu’en sera-t-il pour les gaullistes, les déçus de l’UMP confrontés  à l’évolution  de leur parti  au service d’un pouvoir  qui se resserre et se découvre de jour en jour ?

De jour en jour des événements sont autant de signaux d’alerte pour notre vigilance démocrate.
Un procès qui prend des allures de procès politique et qui a été pris en otage par les medias.
La présomption d’innocence bafouée, d’abord par un procureur puis, pour la deuxième fois par le Président de la République.
Des principes fondamentaux conquis dans la souffrance en 1789. Mais pas de vraie réaction en profondeur de la classe politique qui semble trop souvent  ne s’intéresser aux principes que de manière ponctuelle et utilitaire.
Or un principe transcende tout contexte , concerne  tout  le monde, et se doit, par définition de s’appliquer à tout parce que nous sommes en république et que notre devise est  :
la Liberté, l’Egalité , la Fraternité

Et que c’est cette devise que doit servir la Justice .

Durant l’Université de Rentrée   2008 du Mouvement Démocrate Corinne LEPAGE, avocate et Vice-présidente  du MoDem proclamait que la justice  était «  en loques »  .
Ceux qui en France ont été amenés à y faire appel ont dû découvrir avec amertume qu’elle  semble parfois servir des réseaux de puissance ou d’argent et non l’homme dans son intégrité, égal devant la loi. Ceux qui ont été contraints de le découvrir  à leur détriment, n’en ayant pas eu satisfaction, se sont sentis lésés bien au-delà du plan matériel , dépossédés d’un bien moral.
Des Egyptien  aux Grecs , de Maat à Themis les peuples antiques avaient divinisé cette haute fonction de l’esprit, ce besoin fondamental de l’homme qu’il éprouve dès la tendre enfance et qui est indispensable à la vie sociale. En la matière chaque entaille individuelle ou générale sape le fondement démocratique. Ce piller central fragilisé, c’est le pilier de la République qui vacille.


Cumul des mandats , accumulation  de pouvoir, collusion de pouvoir politique et financier, rassemblement de la puissance dans  les mains de quelques « élites » d’un réseau,  voire d’une famille.
Déferlement médiatique et pouvoir de l’image sur les consciences.
Bombardés, martelés, entournés ,  comment les citoyens  saturés peuvent-ils s’y retrouver ?
Démêler le vrai du faux, l’objectif du subjectif,l’orienté du loyal est une tâche en soi alors que le quotidien se fait de plus en plus pressant.

Doute sur la justice, doute sur l’information, doute sur les politiques et le pouvoir, autant de facteurs de démobilisation, de désorientation .
Alors que pourtant jamais la mobilisation n’a été aussi nécessaire puisque c’est le monde entier qui est en crise à tous les niveaux.

En attendant des solutions nationales, le renforcement de l’Europe semble plus que jamais vital.
C’est dans cet esprit que je viens de participer à Strasbourg à l’Université d’Automne du Mouvement Européen France dont je suis membre du Conseil National.
Pourtant là aussi bien des inquiétudes pointent, la crise renforce les nationalismes au nom des intérêts économiques fragilisant cet indispensable pôle de solidarité et de stabilité dans un monde  explosif en mutations accélérées.
J’ai eu le plaisir de remercier  le Sénateur Denis BADRÉ  Vice-président du Mouvement Européen –mais aussi  membre du bureau exécutif du MoDem- qui a  comblé mon attente en appellant à une Europe de paix qui retrouve son idéal et son souffle et s’oriente vers l’aide au développement des pays pauvres, meilleur moyen de freiner les flux migratoires.
Malheureusement en   me promenant autour de la cathédrale de Strasbourg j’ai vite été rappelée à la réalité brutale. Des corps inertes roulés dans des duvets , en pleine journée, sous le faible abri de porches ou d’arcades. Des vies humaines stérilisées, verrouillées par le dénuement total qui dans nos sociétés signe l’exclusion. Les gouvernements  passent , l’ Europe du XXI ème siècle se bâtit mais dans toutes nos villes et y compris celle qui symbolise cette grande édification pacifique cette détresse demeure , laissée à elle-même . À la suite de quelle injustice ? De quelle défaillance de la société qui peut précipiter  un individu du jour au lendemain  dans cette inacceptable indigence parfois seulement parce qu’il est victime d’instincts prédateurs  qui l’ont dépouillé et que la justice n’a pas  rempli sa mission.
Une société humaniste  qui mette l’homme et son épanouissement au Centre ne peut par essence tolérer cette dérive. Car l’autre c’est l’homme, avec tout son potentiel et  en admettant de voir cet autre dégradé c’est nous même, dans notre essence que nous laissons dégrader.
Cruel  paradoxe de confronter encore cet état de fait si banalisé après avoir visité le Parlement Européen, sous la bannière aux douze  étoiles, symbole de la perfection.
En dépit de grandes avancées , de progrès remarquables ces corps recroquevillés  sous des duvets dans nos rues  en contradiction des convention des droits de l’homme  , nous montrent les graves lacunes de nos démocraties.
Ici ou  plus loin de nous cette masse de souffrance grandissante avec un milliard  d’humains taraudés par la faim dans le monde est une clameur silencieuse géante qui défie nos sociétés confrontées à une crise économique par abus de spéculation.
Nous ne pourrons pas échapper aux impératifs matériels et moraux car aucun équilibre ne se trouvera sans leur donner priorité dans un monde aux interrelations d’autant plus explosives qu’elles se répercutent immédiatement sur notre environnement terrestre.
Dans un monde où les phénomènes et les mutations sont en  accélération croissante au point que nombres d ‘entre eux nous échappent ou nous dépassent.

Ayant exposé au Symposium International de l’Eau à  Cannes  en juillet dernier, j’ai assisté à une conférence de Michel Serres autour de son livre « le Mal propre, polluer pour s’approprier ? » *qu’il dédicaçait.
J’ai pu lui demander s’il était optimiste ou pessimiste ce à) quoi il m’a répondu que cela fluctuait selon les  jours.
Au cours de sa conférence, le philosophe a mis en lumière quelques-unes des mutations spectaculaires de notre temps.
La régression de l’activité paysanne, avec en France un abaissement depuis les années 1960-70 à 2% . C’est pour Michel Serres une grande rupture d’un activité humaine à l’oeuvre depuis 10000 ans, depuis le néolithique.
En parallèle nombre de fleuves ne parviennent plus à se jeter dans la mer car ils sont détournés en amont par les activités humaines d’où des bouleversements  écologiques.
Des mutations positives pour nos vies aussi en ce qui concerne la régression de la souffrance et l’allongement de la durée de vie( mais qui posent aussi des problèmes) .
Des faits impensables encore au 19ème siècle ou au début du XXème et qui sont dus aux progrès humains.
Mais là encore il faut relativiser car ces constats du philosophe ne valent que pour les pays développés puisque la majorité des humains du globe n’atteignent pas à cette qualité de vie.

Dominique de Villepin  a sorti récemment  un essai magistral «  la Cité des Hommes »* sur la crise planétaire et les défis qui menacent l’humanité.
Scrutant et analysant dans  ses moindres  détails ce grand tournant de l’histoire humaine, il en ausculte les causes et les potentiels  positifs ou négatifs .Partout cherchant des solutions pour le bien commun, dans un esprit de partage,  de solidarité éclairé par la  tolérance, le dialogue des culture «  la polyphonie du monde » , et la raison autour du  pilier central d’une Justice planétaire.
Idéaliste réaliste, il propose une approche révolutionnaire constructive pour l’avènement d’une nouvelle  Renaissance , d’une nouvelle ère .

Autant de constats et de voix éminentes pour nous confirmer que la politique ne peut plus vivre en microcosme. Elle doit être le relais d’une politique générale à l’échelle du globe, des besoins de la terre  et de ses habitants en raison même  de la réciprocité  des interactions que l’étude de l’environnement nous apprend.
La survie de nos sociétés mais aussi de la planète et donc de notre espèces nous l’impose.
C’est ce qu’ont compris les citoyens  et la raison pour laquelle il se retournent vers les partis écologiques .
C’est sans doute aussi ce qui explique l’essoufflement des partis politiques qui patinent dans les ornières  anciennes et n’ont pas encore réussi à se mettre en phase avec l’accélération de ces mutations.
Il y a donc beaucoup à construire ou reconstruire à travers une démarche politique renouant avec sa vraie vocation  pour relever les défis nationaux et internationaux qui nous imposent  pour y réussir d’être à la hauteur de nous-même.
Et de fonder la société humaniste du XXIème siècle, la «  Cité des hommes «  de notre planète.

* Michel SERRES : Le Mal propre - Editions Le Pommier
* Dominique de Villepin : La Cité des Hommes - Plon

19/04/2008

Forger le Mouvement Démocrate pour un Espace Démocratique Indépendant

La note qu’une main invisible a laissé sortir de l’Elysée concernant la stratégie de déstabilisation du MoDem a fait grand bruit.
Pour un certain nombre d’entre nous ce n’est pas une surprise, seulement une confirmation. Nous savions que le Mouvement était partiellement «  termité ».
Bien que nouveaux en politique, si nous n’avions pas adhéré à un parti c’est que nous étions trop lucides pour ignorer les manœuvres, machinations et intrigues qui entachent immanquablement ces groupements humains .
Et si nous avons adhéré en masse au Mouvement Démocrate, c’était justement dans l’espoir d’y faire naître une politique, si ce n’est indemne, du moins orientée vers un réel renouvellement.
Que François BAYROU entre en lice pour fustiger ces dérives et on l’accuse de jouer les victimes.
Il n’y  a pas très longtemps pourtant, après l’Appel à la Vigilance Républicaine, c’était notre Président de la République que son entourage nous présentait comme une victime absolue, persécuté comme aucun ne l’avait été…
Quelques  mois après cet appel,  la démocratie est mise à mal, on tente de saborder un mouvement né d’un élan citoyen, les promesses électorales sont asséchées et la politique étrangère de la France a été , pour la première fois, retournée, au mépris de nombre d’avis ou oppositions éminents.
Si certains cadres UDF sont si attachés aux valeurs de leur ancienne structure, que ne s’investissent-ils à les transmettre au sein du MoDem au lieu de vouloir  le détruire ?
Vouloir détruire le MoDem c’est faire bon marché des quelque 60.000  citoyens qui, d’un seul élan, ont adhéré spontanément en quelques mois  pour fonder ce mouvement, leur mouvement.
Quand des citoyens, sans se donner le mot, se rassemblent de la sorte porteurs d’un idéal commun, c’est d’un courant qu’il s’agit, d’un courant qui s’inscrira dans l’histoire.
C’est donc face à l’histoire qu’auront à répondre ceux qui auront tenté de déstabiliser ou de détruire ce mouvement citoyen.
Certes, François BAYROU l’a vu et pensé, mais il fallait qu’il rencontre l’espoir et la pensée de milliers d’autres pour qu’il naisse.
C’est parce que des hommes ont pensé, voulu, rêvé, que le monde a pu avancer.
Martin Luther KING a fait un rêve.
Quarante ans plus tard son rêve est incarné en la personne d’un homme qui unit le sang blanc et le sang noir dans ses veines et qui demain pourrait être le premier Président  de couleur de la nation Américaine.
On n’a pas le droit d’essayer de détruire des rêves par sectarisme ou opportunisme.
Ces épisodes à rebondissements multiples où l’on voit , les uns après les autres , les notables Centristes céder aux sirènes Elyséennes pour tenter de faire avorter ce parti indépendant ne peuvent qu’en démontrer le besoin.
Pour qu’il soit un Espace de Démocratie libre , d’où l’on puisse saluer les hommes et les femmes, de quelque bord qu’ils soient , lorsqu’ils font primer leur conscience, le meilleur d’eux-mêmes , sur leur carriérisme .
Pour  notamment :
Saluer Jean-François LEGRAND pour avoir courageusement résisté aux pressions de l’énorme multinationale MONSANTO et de son parti pour refuser les OGM ,     
au nom de sa conscience
Saluer Lionnel LUCA, marchant avec son écharpe tricolore  au milieu des forces de l’ordre, pour porter un drapeau Tibétain jusqu’à l’Assemblée Nationale ,
au nom de sa conscience
Saluer Bertrand DELANOË apposant sur les murs de sa Mairie,  lors du passage de la flamme Olympique, une pancarte proclamant que Paris soutenait les Droits  de l’Homme dans le monde entier et faisant citoyen d’honneur le Dalaï Lama
au nom de sa conscience
Saluer Jacques CHIRAC et Dominique de VILLEPIN, s’opposant à la guerre d’Irak, en dépit d’énormes pressions et au prix d’insultes internationales,
épargnant le sang de millier d’hommes et les larmes de milliers de femmes,
au nom de leur conscience

Tandis que tout est mis en œuvre pour freiner la construction de cet espace indépendant, l’UMP se fracture.
Il faut plaindre ses militants sincères qui ont vu leur mouvement se transformer en parti d’un seul homme, parti du Sarkozysme sans conteste, et qui après avoir hier approuvé la politique d’indépendance de la France se doivent  de trouver normal d’y renoncer maintenant.
Et l’on voudrait qu’il n’y ait pas d’autre alternative que le Parti du Pouvoir Présidentiel ou le Parti Socialiste.La subordination au Pouvoir ou à l’Idéologie.

Le monde a faim.
Demain ceux qui ont faim marcheront sur nous pour nous demander des comptes.
Il sera trop tard pour leur dire que nous ne sommes pas responsables de tout.
Il vient un temps où la conscience rejoint le simple bon sens .
Dans ce gigantesque déséquilibre planétaire quelle est la part de responsabilités des géants de l’agro-alimentaire ?
Seule une politique faisant primer les Droits de l’Homme pourra répondre justement aux besoins de la terre et de ses habitants .Pour cela il faut conserver son indépendance à l’égard  des réseaux de l’argent qui de plus en plus absorbent des flux monétaires aux origines  douteuses.
Que nous le voulions ( par conviction et conscience) ou non,  nous y serons tôt ou tard contraints car nous ne pourrons échapper à nos responsabilités .
Et pour préparer cette politique du futur à la fois idéaliste et réaliste à l’échelle planétaire il faut construire, forger dans notre nation un espace démocratique, un refuge, qui fasse primer humanisme, conscience et indépendance.
S’y opposer c’est divorcer des principes démocratiques qui fondent notre République .
L’enjeu est déjà suffisamment  difficile en soi et demande la mobilisation de toutes les bonnes volontés.

08/04/2008

De la flamme des Droits de l'Homme à la lumière de la Démocratie

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Quel triste paradoxe que cette flamme Olympique «  protégée »des militants des Droits de  l’Homme par des remparts d’hommes en armes.
C’est une situation qui en elle-même annule toute la portée  du message symbolique  contenu dans ce cérémonial. Enracinée dans les fondements Grecs de nos civilisations, cette lumière porteuse de paix, éclairant chaque nation pour les réunir dans ces échanges sportifs et fédérateurs ne peut briller derrière un rempart d’armes.C’est un signe grave qui  doit marquer nos sociétés pour nous rappeler que nous devons donner  la priorité aux Droits de l’Homme si nous voulons rester fidèles à nous-mêmes,  si nous voulons voir la démocratie s’établir sous toutes les latitudes.
Face à ce retournement de situation, on ne peut qu’espérer que  flamme des Droits de l’Homme  transférée de nation en nation puisse y  rappeler  la primauté de ces principes fondateurs .


DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE- DÉMOCRATIE-DEMOCRATIE-DEMOCRATIE -DEMOCRATIE-

Ce sont ces priorités, ces principes humanistes, qui doivent guider le Mouvement Démocrate Français afin qu’il trouve son identité en ne se centrant pas seulement sur la France et de telle sorte qu’il puisse être partie prenante d’un courant démocratique universel que tous les enjeux planétaires demandent.
Le MoDem est ébranlé par une crise interne.
Les dernières élections locales  n’en sont que le prétexte.
Il était évident que  ce parti dont le fondement officiel ne datait que de Décembre 2007 et qui devait fédérer des militants venant de divers horizons n’aurait pas encore assez d’implantation et d’impacte dans le paysage politique Français pour y faire des scores marquants.
François BAYROU a fait le choix de se présenter à PAU. On peut regretter qu’il ne se soit pas concentré uniquement sur ce jeune Mouvement mais son échec , lié aux incessantes entraves de l’UMP,  ne peut non plus légitimer toutes les tensions internes . Il est clair que le Mouvement Démocrate subit des assauts de l’extérieur et de l’intérieur pour freiner son essor. Il est aussi évident que le travail à faire est devant lui pour trouver les moyens de générer un courant politique neuf qui corresponde à l’attente de ses militants et au besoin des Français. C’est une tâche pionnière qui ne peut se faire dans la facilité et qui impose au Mouvement dans son ensemble et à chacun de ceux qui le constituent , une exigence croissante pour tirer ce parti vers le haut. Pour y donner la priorité aux valeurs qui le fonde et renouer avec l’esprit réel de nos institutions.
Monsieur le Sénateur Jean ARTHUIS en quittant le Mouvement semble fidèle à lui-même puisqu’il était dès le début très réticent à la construction du MoDem. Il avait ensuite indiqué  qu’il restait pour veiller sur l’UDF.
Quels que soient ses griefs, même si des critiques sont justifiées ou justifiables, même si l’organisation de ce parti est à clarifier ou améliorer, quelles que soient  ses inimitiés personnelles envers François BAYROU, les éventuelles luttes de pouvoir, Monsieur ARTHUIS, en sa qualité de Sénateur et d’ancien Ministre, ne pouvait franchir la limite de certains excès .
En assénant publiquement «  on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem n’est pas le Temple Solaire »,  il s’est aventuré de façon surprenante dans des analogies extrêmement graves.
Il est plus qu’hasardeux de comparer le leader du MoDem au sinistre di Mangro, fondateur du Temple Solaire. On ne peut oublier que cette organisation des plus sulfureuses, dont les ramifications les plus sombres sembleraient   dépasser largement  la nébuleuses sectaire , a conduit 48 personnes à la mort dans le Vercors en 1994 dans une mise en scène abominable et que ce sacrifice collectif n’a  jamais vraiment été élucidé par la Justice pour des raisons là encore  très obscures .
C’est faire entrer dans le débat politique  des spectres qui n’ont rien à y faire.
C’est faire outrage en premier lieu à François BAYROU lui-même dont on peut saluer la constante élévation des propos, même lorsqu’ils sont polémiques.
À travers lui c’est faire outrage aux milliers d’adhérents qui l’ont rejoint , non pour un culte de la personnalité, mais en réponse à la qualité d’une vision politique, d’une politique d’idées, qui répondait  à celle qu’ils recherchaient et donc partageaient.
C’est faire outrage aux milliers de militants UDF et MoDem confondus qui l’ont élu , démocratiquement, Président du Mouvement à une  très vaste  majorité.
C’est faire outrage aux millions d’électeurs qui lui ont accordé leur vote lors de l’élection Présidentielle de 2007  sur un projet et un programme qui n’avait rien d’un mouvement sectaire véhiculant les pires dérives.
C’est faire de la sorte outrage à la Démocratie elle-même.
C’est justement ce type d’excès, trop habituels, qui dénaturent graduellement les combats politiques et c’est justement ces mauvaises habitudes que le Mouvement Démocrate devra apprendre à combattre.
Les philosophes des Lumières, vivant dans une époque où tout était loin d’être lumineux , ont su penser ou inspirer des textes fondateurs pour des siècles à venir.
À partir de la Déclaration des Droits de l’Homme qu’ils nous ont laissée est née la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
C’est un grand héritage et si nous voulons réellement œuvrer pour la lumière de la Démocratie nous nous devrons de retourner à l’essence de celle-ci  et de nous dégager de tout ce qui peut abaisser, éloigner des vrais débats, de nous défaire des habitudes, réflexes  ou dérives  qui ont fini par  en éloigner le citoyen et de ce fait de lui faire perdre son sens réel.

C’est seulement par une constante vigilance que nous amorcerons une Démocratie des consciences, celle d’un humanisme appliqué au jour le jour. Celle qui prendra les Droits de l’Homme comme pierre angulaire.







22/03/2008

De l’abstention citoyenne à la démission des politiques


Lors des dernières élections municipales les taux d’abstentions importants ont été interprétés de manière à minimiser la notion de «  vote sanction ».
S’il est  hasardeux de donner une couleur à des votes qui n’ont pas été émis, ne serait-il pas opportun de s’interroger sur les symptômes qu’ils peuvent représenter ?
Du désintérêt à la défiance de la chose politique , il y a là un échec qui vaut pour tous les partis en présence et qui fait perdre à l’élection son sens véritable, voulu par les fondateurs de notre système républicain.
Au lieu de se les approprier, il vaudrait mieux se remettre en question et admettre que nombre de citoyens ont perdu confiance  en nos politiques ,  dans leur ensemble.
C’est peut-être aussi en raison de cette défiance qu’ils acceptent d’actionner les leviers du bipartisme en alternance. Non pour « voter pour », en leur âme et conscience, mais seulement pour contrer ce qui les inquiète. On peut donc aussi bien interpréter cette abstention comme une forme de découragement  de fatalisme qui va à l’encontre du but censé être recherché par le suffrage universel.
Il serait peut-être préférable que le vote soit obligatoire comme en Suisse et que les  votes blancs soient comptabilisés pour donner une voix, un poids  à ce silence .
Il serait surtout préférable de voir réinsuffler à la politique un élan qui permette au citoyen de penser qu’elle le concerne vraiment directement et que sa délégation  n’est pas un jeu de dupe.
Cela implique de pouvoir s’assurer que la conscience peut réellement primer sur l’opportunisme. Or nous en somme souvent loin à tous les niveaux, qu’ils soient locaux, nationaux, internationaux.
Nous nous sommes   récemment focalisés sur les élections locales . Il est certes important de gérer  au mieux nos cités et la vie de leurs habitants.
Mais cela peut-il se faire sans préoccupations globales ?
Les problèmes d’environnement nous apprennent durement l’interrelation des causalités. Nous savons que le sort de la forêt d’Amazonie ou des glace des pôles concernent   notre environnement le plus proche.
Face à la mondialisation croissante, il ne peut  non plus en être autrement au niveau politique, économique, social.
Nous serons obligés d’apprendre à nos dépens que l’éthique doit devenir incontournable, non seulement  sur le plan moral, mais même par stricte réalisme. Car on récolte ce que l’on sème.
On entend très peu s’élever les voix de nos politiques sur les souffrances du peuple Tibétain .
Parce que la Chine est un gros marché qu’il faudrait ménager à tout prix.
Les U.S.A ont privilégié la loi du marché la plus drastique  au mépris de bien des principes. Ils sont aujourd’hui au bord de  la récession.
Ce n’est pas une démonstration très probante sur le plan le plus strictement  matériel.
Si nous devons graduellement accepter de voir fouler au pied les droits de l’homme au nom du développement et du profit, nous en ferons tôt ou tard les frais. De concessions en concessions, que pourrons-nous dire lorsque nous serons  face à de nouvelles  super puissances qui ne s’encombreront pas de freins moraux ?
La France se revendique le pays des Droits de l’Homme.
Elle n’a pas atteint elle-même la perfection dans ce sens ,  mais elle pourrait néanmoins jouer un rôle primordial  dans le monde  si elle s’axait prioritairement sur les valeurs qui la fonde.
Non par plat nationalisme, mais par attachement à des principes humanistes fondamentaux, il nous faut une France forte et indépendante dans une Europe forte et indépendante.
Sans quoi le «  rouleau compresseur de la mondialisation » , comme le dit François BAYROU , broiera impitoyablement l’homme sous toutes les  latitudes  et détruira son environnent naturel dans sa course implacable au profit comme unique valeur.
Seule une démocratie des consciences à l’échelle mondiale peut nous permettre d’infléchir l’angoissante course des évènements.

15/03/2008

Elections, passions et responsabilités

Le citoyen électeur conscient  de ses responsabilités à de quoi se poser bien des questions.
Quel étrange spectacle que ces élections locales à l’échelle de notre nation.
Elles qui ne devaient pas avoir d’enjeu national… À peine les résultats sortis des urnes que s’enflamment les passions et valsent les chiffres et pourcentages. À se demander s’il s’agit de matchs de foot ou de fièvres boursières.
Le Président de la République, le Premier Ministre, un ancien Premier Ministre ,quatre ministres, le Chef du Parti Socialiste ont défilé en la bonne et belle ville de Périgueux qui n’avait jamais tant vu de…  «  hauts et puissants seigneurs » ( ?)… depuis  des lustres.
Mais ne s’agissait-il pas d’élire un bon maire en son âme et conscience ?
À quoi riment donc ces ballets de hauts supporters ?
À influencer les électeurs, à «  diriger » leurs mains au-dessus de l’urne ?
Ou à vider de son sens le suffrage universel ?
J’écrivais récemment que les Français ont un rapport ambigu au pouvoir.
Cette agitation de «  puissants » en est une illustration.
Ce n’est pas là le but de nos institutions républicaines.
Ce n’est pas là la politique dont notre nation a besoin pour faire face aux enjeux locaux qui ,de plus en plus, doivent  aussi répondre aux enjeux supranationaux, mondiaux, planétaires.
Au lieu de cela c’est la compétition des deux camps antagonistes qui est repartie, chacun tirant  de toutes ses forces sur  le manteau de la France,
au risque de le déchirer .
Dans une démocratie où le citoyen ne  semble avoir d’autre moyen d’exprimer son inquiétude qu’en actionnant le levier électoral pour renverser la vapeur, une fois à droite, une fois à gauche.
Et l’on parle de valeurs, de sensibilités, qui doivent  être tranchées, stables.
Tellement que le même électeur vote, à quelques mois d’intervalles, pour une droite mâtinée de Font National (  puisqu’il est  admis que Nicolas Sarkozy avait «  siphonné » l’électorat FN) puis pour un Parti Socialiste qui semblait il y a peu s’étioler. 
Vote sanction - Vote d’humeur.
Mais cette humeur aura des conséquences qui dureront 6 ans.

En décevant son électorat le Président de la République n’aura pas seulement engendré des désillusions, il aura remis en action le vieux bras de fer « droite-gauche » qui paralyse ou stérilise la France depuis des décennies.
Et  ainsi compliqué la gouvernance d’un pays qui ira dans un sens à l’Assemblée et dans un autre dans les  collectivités locales .
On peut douter que ce résultat soit celui espéré par les électeurs traditionalistes  UMP qui l’avaient porté au pouvoir…
Telle a été la responsabilité engagée et le bilan des conséquences se fera sur le long terme.
Tout a été mis en œuvre par Nicolas Sarkozy pour écraser le mouvement Démocrate naissant et son leader à coup de désinformation programmée et de manœuvres.
Sans quoi c’est ce parti qui aurait pu servir de « sur verse » ou tampon, pour recueillir les déçus ou les républicains inquiets des dérives amorcées.
Plutôt que d’avoir comme interlocuteur un Mouvement qui mettait l’esprit de dialogue et la lutte contre le dogmatisme dans ses priorités, il a préféré prendre le risque de voir renaître  ce que François BAYROU qualifie d’ « union de la gauche version années 80 ».
Passions et responsabilités.
Contre le leader  du MoDem à Pau ,l’UMP à donné l’investiture à un  ex -socialiste.
« Qui sème le vent récolte la tempête ».
Le résultat de ce piège orchestré par le Président et son  parti sera que si François BAYROU perd dans cette triangulaire, cela portera une ville de plus au compte des socialistes puisque la candidat  soutenu par l’UMP est en dernière position.
Ce faisant Nicolas Sarkozy aura lui-même encore renforcé le front de son opposition.
Passions et responsabilités.
Si François BAYOU perd Pau ,il ne manquera pas d’ouvrage.
Car il restera un immense travail pédagogique pour redonner un souffle réellement démocratique à notre pays, pour arriver à décloisonner, déconditionner les esprits intoxiqués de bipartisme.
Pour qu’un jour le suffrage universel permette aux citoyens d’élire leur représentant et non de voir comme l’écrit le Figaro «  deux candidats (qui) se livrent un combat féroce » .
« Combat féroce »… pour être délégué par le peuple à diriger le bien commun d’une cité, l’enjeu véritable.
Passions et responsabilités.
À quoi nous ne pouvons que répondre :
Conscience et responsabilité pour une  nouvelle forme de politique qui réfléchisse  réellement l’esprit de nos institutions.

 
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