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19/02/2010

Grandeur de la démocratie- Démocratie de la grandeur


Il y a quelque temps François BAYROU  réagissait vigoureusement  au sujet du double salaire prolifique d’Henri PROGLIO au regard des principes de la République  et des dérives  d’un système de plus en plus voué à l’argent  et à ses réseaux.  En appelant  à un retour à nos principes fondateurs  respectueux des valeurs   humaines ,  il  a lancé une phrase  forte qui  disait   à  peu près  que  ce qui est  grand ne s’achète pas   .

Cette  phrase et cette notion  de grandeur résume en elle-même la véritable direction d’une société démocratique, d’une société humaniste qui mette l’homme et tout son potentiel en son centre.
Car il faut oser la grandeur. Celle des plus hautes facultés humaines.
Les phares de l’humanité que ce soit dans les arts, les sciences, la philosophie ou la vie politique sont souvent sortis d’origines obscures et ont parfois ,hélas , dû oeuvrer dans la difficulté voire le manque ou la persécution.
C’est pourtant eux qui, poussant  au plus haut leurs facultés, ont donné ses lettres  de noblesse à notre humanité.
La démocratie ne peut être le nivellement par le bas, brimant  les individualités, confondant égalitarisme avec égalité pour aboutir à une standardisation, à une «  médiocratie » asphyxiante.
Elle ne peut être une exaltation de la réussite financière au mépris de toutes les autres, avec l’argent comme seule aune de la valeur individuelle car alors elle basculerait dans la ploutocratie, la négation de  nos vraies richesses humaines immatérielles.
La démocratie est grande parce que, enjambant, transcendant, castes  et classes , situation de fortune ou d’infortune elle doit permettre de faire fleurir le plus grand potentiel humain où qu’il se trouve, sans préjugés ni dans un sens ni dans l’autre. Et donc  doit «  investir » dans ce qui est grand en l‘homme, ce qui  éclaire notre humanité , l’aide à progresser .
Cela demanderait aussi de privilégier  les principes intrinsèques au-delà de tout esprit partisan. La paix, la justice, l’équité, l’éthique, l’écologie  n’appartiennent pas plus à un groupement  humain qu’à un autre, à une couleur politique qu’à une autre. Ils sont simplement plus ou moins bien défendus par les uns ou les autres et la démocratie voudrait que les uns et les autres se rassemblent pour les servir. Pour servir des causes grandes, celles pour lesquelles les peuples peuvent vibrer, celles qui créent un consensus, une solidarité,  celles  qui rassemblent.
C’est à regret qu’on a vu le sport souvent dégénérer en des luttes parfois sanglantes entre partisans d’équipes différentes, s’éloignant de son esprit ludique et pacifique.
Il est bien  plus regrettable de voir la politique encore tellement entachée de ces exaltations et heurts partisans qui exacerbent les concurrences au lieu de se concentrer sur les principes.
Je suis heureuse que le Mouvement Démocrate ait choisi d’assumer son indépendance aux  élections régionales.Qu’il en ait pris le risque. Même s’il doit le payer du prix d’un faible score.
Car il a ainsi choisi d’être lui-même, d’offrir une troisième voie, un programme humaniste qui tente de sortir de cet éternel clivage gauche droite, bloc contre bloc qui divise la France et les français depuis des décennies.
Il est grand de se tenir à ses principes.

On nous annonce une probable victoire de la gauche pour ces élections, non par véritable choix idéologique mais surtout pour manifester un mécontentement au gouvernement. Un vote d’humeur et non de cœur.
C’est là retomber dans un vieux conditionnement Français.
J’écrivais au moment des municipales de  2008 que l’on ne peut gouverner la France comme un char d’assaut  un coup à gauche, un coup à droite.
Il y a une forme d’immaturité citoyenne à changer de bord d’une élection à l’autre par déception et saute d’humeur. Presque à titre de «  représailles ».
Au lieu de s’impliquer au jour le jour dans le débat démocratique, de s’attacher à exiger le respect des engagements des élus, à rechercher avec vigilance les vrais fondements républicains dans tous les niveaux de la vie sociale.

Il y a aussi une énorme lassitude, une perte de confiance dans la politique et le politique, une incrédulité à voir s’ouvrir un autre chemin .

Dans un tel contexte le MoDem aura du mal à frayer sa piste qui lui impose de se remettre constamment en question pour échapper aux vieilles habitudes, aux vielles ornières .
Il aura d’autant plus de mal qu’on peut imaginer que les dissensions qui le secouent ne sont pas toutes « naturelles » puisque dès sa fondation tous les moyens ont été recherchés pour le disloquer ou l’entraver et qu’il peut aussi bien être travaillé de l’intérieur.
Mais quels que soient les résultats futurs, le  grain semé lèvera d ‘une manière ou de l’autre.L’Histoire s’écrit au jour le jour, la conscience nouvelle de progrès ,comme l’eau , fraye son chemin au milieu des obstacles et des blocs d’obstructions.
Il est grand de se lancer dans une expérience neuve, d’autant plus si elle est périlleuse, difficile ou entravée.
Le monde actuel, les impasses de  nos sociétés demandent de tracer de nouvelles pistes, de rechercher de nouvelles  voies, de trouver un équilibre.
C’est servir la grandeur de la démocratie que de s’y essayer même si c’est au prix de tâtonnements ou de revers.
Car c’est ainsi que nos sociétés avancent.
Le vrai clivage actuel dépasse les idéologies au premier degré. Il oppose le monde des grands appétits matériels prédateurs au monde  des valeurs humaines.
Le monde de l’argent au monde de l’Homme.
Le monde de l’homme asservi pour l’argent au monde de l’argent au service de l’homme.

Pour y faire pièce    il faut rassembler les énergies, aller à l’essentiel, se recentrer sur les principes.
C’est ce à quoi a appelé François BAYROU en souhaitant le réveil de tous les vrais Républicains.Au Congrès d’Arras en décembre 2009 il appelait  de ses vœux un arc républicain.
Il est évident qu’un tel combat ne  pourra pas être celui d’un seul parti ni d’un seul homme, mais  qu’il mobilisera toutes les consciences.

Dominique de Villepin tutoie la grandeur à chaque page de ses ouvrages.
Il l’appelle pour la France mais aussi pour le monde qu’il voit en marche vers une nouvelle Renaissance .
Mais au lieu d’utiliser ses compétences éminentes on tente de l’enfermer dans un combat sordide, ce qui au-delà de l’acharnement politique, représente un déni de l’esprit.

François BAYROU et Dominique de VILLEPIN, en dépit de personnalités et de tempéraments  très différents, partagent une vision et des aspirations communes sur bien des points. Notamment sur la position de la France dans le monde, sur une société humaniste, sur la politique étrangère et aussi sur l’Europe sans parler de leur amour des livres et de la culture.
Malheureusement certains des supporters ou partisans  de l’un et de l’autre développent un esprit de compétitivité  et de passions parfois infantiles qui ne sert pas ces deux hommes de qualité et ne correspond pas à l’élévation du débat politique qu’ils appellent.

En période de grandes crises on ne peut que souhaiter le rapprochement d’esprits d’élites épris de grandeur  et de justice.
Le monde en ébullition, les périls qui nous menacent, les crises imbriquées ( sociales, économiques, écologiques) sont autant de tempêtes que nousdevons affronter et qui demandent le rassemblement de ceux qui souhaitent aller vers une même direction générale, qui ont de grandes compétences à partager, de grandes visions à projeter, de grandes valeurs à sauver .

Face à l’accélération de la mondialisation et à ses fractures et secousses  qui se répercutent dans nos nations qu’elles risquent  de fissurer ,   la grandeur de la démocratie nous imposera certainement ,dans les temps à venir , un vaste rassemblement, pour la défense des ses principes qui ne pourra que transcender les passions partisanes et  les différences .
Un rassemblement de forces démocratiques qui œuvrera pour une démocratie de la grandeur au niveau de la nation comme du monde.

07/01/2010

Vers une conscience citoyenne planétaire

Copenhague est venu comme un point d’orgue à l’orée de 2010 pour creuser le fossé entre les citoyens et leurs dirigeants. L’échec de ce sommet n’aura pas que des retombées sur l’avenir de notre environnement mais il en aura aussi , on peut le craindre, de fort dévastatrices dans l’esprit des citoyens des différentes nations et altèrera encore la possibilité d’accorder pleine  confiance aux gouvernants.
Alors que les enjeux mobilisateurs ne sont rien moins que la survie de notre espèce, l’avenir de notre descendance, quelle déception et quelle grave préoccupation de voir que cela n’a pas suscité un réel sursaut, un réveil, une mise en marche vers une grande solidarité planétaire chez les «  grands » de ce monde.
Si l’avenir de notre terre et de notre humanité ne parvient pas à faire se lever une nouvelle attitude politique quelle cause le fera ?
A contrario la conscience citoyenne se développe et se mobilise de plus en plus, notamment à travers les  ONG. Inquiets, les citoyens qui se tournent  de plus en plus vers l’écologie  sont prêts quant à eux à consentir des efforts, à se responsabiliser pourvu qu’ils soient convaincus de leurs bien fondés.
Derrière le masque de l’économie se profile le non-dit des appétits spéculatifs et leurs pressions qui ne pourront éternellement s’imposer.
Les eaux montent ici ou s’assèchent là. Michel SERRES  nous disait l’été dernier que les prochaines guerres se livreraient pour ce bien si précieux qu’est l’eau. Ce bien si simple et si indispensable dont sont privés tant de nos concitoyens planétaires.
Injustices de plus en plus insupportables et qui enflent aux quatre coins du monde. Comme enfle la souffrance de ceux que la faim tenaille.
Étonnamment notre planète terre, fatiguée de la mauvaise gestion de ses ressources, va nous dicter les conditions d’un nouvel art de vivre.
Un nouvel art de vivre, de gérer, de partager qui  imposera une gouvernance mondiale que nombre d’esprits jugent désormais indispensable pour gérer les principaux problèmes  comme ceux liés à l’environnement ou aux ressources énergétiques  si nous ne voulons pas dériver vers les catastrophes.
Celle-ci ne peut naître que d’une véritable démocratie mondiale et c’est sur toute la terre qu’il faudrait écrire «  Liberté  - Egalité - Fraternité  » .
Nous en sommes loin, hélas. Mais comme à une croisée de chemin , il semble que nous y serons contraints par les faits mêmes.
Il serait donc grand temps que la politique renonce à ses anciennes ornières et que les «  responsables » et non les «  grands », car ce temps doit être dépassé, sachent répondre à la mission de  confiance dont ils ont été investis pour prendre les bonnes décisions dans l’intérêt collectif .
Dans un intérêt collectif qui ne peut plus être que planétaire puisqu’il n’est plus possible d’ignorer les conséquences de nos actes réciproquement les uns sur le sur les autres ,  d’un bout de la terre à l’autre.
Sur ce chemin de renouveau ce sont les citoyens qui chacun ou individuellement semblent les vrais moteurs par leurs changements de consciences, leurs implications, leurs exigences.
On a l’impression décalée que cette conscience  qui inter échange par les nouveaux modes de communication marche devant les gouvernants ou les formations politiques qui tentent de s’adapter au coup par coup  parfois par le biais  de la récupération.
En dépit d’une tentative  de canalisation et de «  formatage »  des esprits à travers les medias cette conscience fraye son chemin obtenant par une pression sourde ou parfois vigoureuse des changements de comportements.
C’est en cela qu’on peut puiser de l’espoir face à une situation mondiale aussi difficile qu’explosive.
Il y a quelques décennies l’écologie était considérée comme une aberration d’esprits réfractaires  à un progrès vu sous son aspect le plus prométhéen.
Le Ministère de l’écologie et du développement durable à maintenant pignon sur rue  à Paris et quel parti ne se revendique pas  comme garant de la véritable écologie ?
La notion de développement durable s’est imposée en théorie si ce n’est en application systématique.
Il y a donc indéniablement un progrès dans le noble sens du terme, c’est-à-dire  réellement  bénéfique à l’humain et son environnement.
C’est  là  ce qui nous donne de l’espérance puisque les crises suscitent finalement les sursauts vers  des solutions ou des améliorations. 
Souvent hélas après bien des souffrances et des tragédies. Tel fut le cas pour la naissance de l’Europe, force de paix, après la nuit de la deuxième guerre mondiale.
Mais il faut que nous, citoyens  responsables, partions à la reconquête des fondements démocratiques. Que nous n’acceptions plus les jeux des oligarchies et du pouvoir  pompeusement décuplé par les miroirs médiatiques.  D’un  pouvoir que nous avons conféré à des responsables pour nous représenter.

Que les enjeux  et les défis que  2010 nous demande de confronter et de relever soient l’emmarchement vers une conscience citoyenne planétaire et l’avènement d’une démocratie mondiale.  Pas à pas et … au plus vite.

Très bonne année 2010 à mes fidèles lecteurs que je remercie ainsi qu’à tous les nouveaux, venus spontanément  vers mon  blog  pourtant  encore  peu relayé .

24/05/2008

Faim , conscience, responsabilités et Démocratie.

Il est toujours délicat de parler de la faim le ventre plein.
Il y a longtemps que le monde  accepte que certains aient de quoi se nourrir et d’autres pas , avec plus ou moins de mauvaise conscience avec plus ou moins d’actions pour y palier.
Mais nous avons franchi un cap avec les « émeutes de la faim », où ceux  qui n’en peuvent plus de dépérir utilisent leurs dernières forces pour crier leur révolte.
Les causes sont d’une grande complexité , de la surpopulation aux dérèglements climatiques  en passant par les changements de méthodes de culture, la spéculations, les monopoles, l’exploitation de l’homme par son semblable sous toutes les latitudes.
Les responsabilités  toutes aussi complexes.
Mais nous sommes désormais au pied du mur pour trouver des solutions à l’échelle planétaire.
Du côté des pays développés le développement à outrance avec le profit comme  but ultime ,  l’éthique et les droits de l’homme complaisamment contournés pour privilégier la spéculation ,   les monopoles  et la main basse  sur les richesses de notre planète par des  multinationales tentaculaires  va se heurter au mur  de la conséquence  des actes , ainsi imbriqués jusqu’au retournement. Jusqu’à ce que ces conséquences obligent des facto à changer de paramètres et donc de méthodes. Ce qui implique un changement de projet de société.
Si les responsabilités sont indéniables   du côté des  pays riches, elles ne sont néanmoins pas les seules.
Le modèle de développement occidental  plaqué sur des sociétés traditionnelles a été autant plus ou moins imposé  qu’avidement  suivi par les pays  pauvres ou émergents. Il a pu souvent accélérer un déséquilibre là où il était sensé apporter le progrès. Et  partout il a développé une fascination pour  un nouveau type de société axée sur la course aux biens de consommation et au profit  , adoptée sans ambages par les futurs grandes puissances qui émergent et qui dans leur hâte à rattraper  l’Occident sont encore plus pressées de contourner les Droits de l’Homme et  les impératifs écologiques.
Un souvenir d’adolescence ne quittera jamais ma mémoire : j’accompagnais ma famille en Inde où nous devions séjourner. Nous avons du aller au port de Madras pour dédouaner une caisse maritime.   L’entrée du port était gardée par des vigiles armés. Les grilles franchies, nous venions de laisser derrière nous les rues grouillantes de cette ville d’Inde du Sud exposant sa révoltante misère  à ciel ouvert sur ses trottoirs. Le taxi s’est alors mis à rouler confortablement sur une épaisse couche de blé qui recouvrait toutes les voies et les docks du port. Arrivés  à un  hangar, nous avons découvert l’origine  de ce phénomène. Il y restait encore un nombre imposant  de sacs  empilés  contenant un blé magnifique  et portant l’inscription : «  Don du peuple des Etats Unis d’Amérique  » .  C’était une aide humanitaire qui attendait en vain  d’être distribuée.
Comment cette céréale avait pu se répandre en une couche de 30 a 40 cm sur les voies de circulation du port demeure un mystère.
Mais plus encore comment les autorités d’un pays qui a  dû son indépendance au combat de Gandhi ont  pu  laisser se développer une telle situation sans cas de conscience alors qu’une énorme partie de la population dépérissait de faim.
Nombres d’aides humanitaires subissent le même type de sort ou  sont détournées pour alimenter des trafics locaux.
Le récent  typhon en Birmanie et le tremblement de terre en Chine  ont  encore rendus criants le problème d’acheminement des aides et des secours face à  l’obstruction des régimes non démocratiques.
Il y a peu Nicolas SARKOZY affirmait qu’il croyait  au capitalisme et à la mondialisation.
Ce à quoi  François BAYROU a répondu qu’il croyait lui à l’humanisme et à la justice.
Ce sont deux concepts  différents.
L’un , fasciné par le modèle Américain qui est pourtant remis en cause de l’intérieur par les élites de ce pays, s’accroche aux anciens paradigmes qui privilégient le profit  à outrance , le développement  subordonné aux  puissances d’argents  en dépit des avertissements qui pointent les excès de ce système et ses dangers.
 L’autre qui privilégie le développement harmonieux de l’homme dans son  environnement et qui  de ce fait n’aura de cesse de  chercher des solutions justes aux gigantesques problèmes  qui défient l’humanité et qui sont arrivés à des stades d’urgence.
Que nous le voulions ou pas nous ne pourrons échapper à ces urgences sous peine d’arriver à  plus ou moins brève échéance à une totale impasse.
Et seule une démocratie humaniste à l’échelle de la planète permettra la mise en place de mesures permettant de résoudre des problèmes qui ne pourront se gérer qu’en commun, par des instances supra nationales.
Du microcosme au macrocosme, les  Démocrates de France et d’ailleurs travaillent chacun à leur échelle et à leur niveau à l’émergence de ce nouveau type de société  qui implique  un développement  des consciences, un développement des responsabilités des  citoyens, de tous les citoyens du globe, pour faire face aux défis de la mondialisation.
Le monde à faim de nourriture physique , le monde à faim  aussi de nourritures morales que sont  la liberté et la justice  , fondements de la Démocratie.










 
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