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09/03/2010

Régionales : la 3ème voie du Mouvement Démocrate


Il est affligeant en retournant sur le terrain,au contact de la population,
d’entendre à nouveau cette même rengaine de désespérance et de perte de confiance  dans les politiques de tous bords renvoyés dos à dos.
Il est affligeant que les politiques et la politique aient pu conduire à cela.
Il est affligeant qu’enfle ainsi les taux d’abstention.
Il est affligeant de retrouver cette atmosphère de conflits et de crainte à l’approche des élections.
Car nous devrions au contraire nous réjouir de pouvoir user de ce droit  de vote si chèrement gagné et de faire vivre ainsi le suffrage universel.
Ce sont là des acquis bien précieux que d’autres peuples,  sous d’autres latitudes  ,n’ont pas le bonheur de partager.
En sommes nous conscients ?
Ou bien oublions nous que la démocratie comme la paix est un combat de tous les jours.

François BAYROU qui , lui, en est pleinement conscient tout comme il est conscient de la gravité de la situation ,s’est lancé à  la tête du Mouvement Démocrate dans un  combat  difficile pour ouvrir une nouvelle voie,
faire entendre «  une voix différente et singulière dans le paysage politique Français » .
Pour en finir avec ce  vieil affrontement  bloc contre bloc, cette vieille  division de la France   entre ces deux camps qui finissent par se partager le territoire et le pouvoir tandis que se délite la confiance du peuple qu’ils doivent servir.

Le 14 et le 21 Mars cette 3ème voie s’ouvre à vous. Celle de la Démocratie Humaniste .

Pour mieux connaître le projet  de  société du Mouvement  Démocrate
lisez « Le Projet Humaniste  »  :

http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/projet-humaniste-le-livre-orange.html/


Pour connaître les propositions du Mouvement Démocrate pour vos régions :


Appelez la ligne orange : 01 53 59 26 15


Ou consultez le site :
http://www.regionsdemocrates.fr/


Pour les  lecteurs et électeurs de la région Paca où la liste du Mouvement Démocrate est conduite par le Docteur Catherine LEVRAUD consultez  son site de campagne :

http://provencealpescotedazurdemocrate.fr/


Pour suivre les prises de position de François BAYROU Président du Mouvement Démocrate :
www.mouvementdemocrate.fr/

Enfin si vous voulez être sur que ce projet sera fidèle à lui-même et à ce que vous en espérez  adhérez pour y travailler en militant  :

https://guepar.mouvementdemocrate.fr/adhesion



Et le 14 et 21 M
ars votez , en votre âme et conscience  !

11/07/2009

Exigence démocrate et fondements éthiques


Ce n’est pas sans malaise que j’entends parler de « rénovation » du Mouvement Démocrate et des intentions de « changer » de son leader en réponse à l’agitation interne qui a suivi les élections Européennes.

En premier lieu ,plutôt que de nécessiter des changements , j’ai l‘impression , de par mes expériences , que le MoDem aurait surtout besoin d’être fidèle à lui-même.
Il a posé des textes fondateurs qui exigent un niveau de vigilance constante. C’est autour de ces valeurs que se sont fédérés nombre de nouveaux venus en politique.
Ce parti s’est à peine structuré dans les difficultés et n‘a même pas réussi à se roder dans une véritable cohésion.
Comme je l’ai dit précédemment le vrai dommage dans les élections Européennes est ce record d’abstention historique.
Le but n’est pas de faire du nombre, du chiffre, du pourcentage mais d’ouvrir un espace d’espoir face au désespoir larvé, à la profonde déception qui mine l’électorat.
Or cette attitude ne concerne pas que le Mouvement Démocrate, elle vise l’ensemble de la classe politique. Elle est grave en soi car comme je l’ai écrit  dans  l'article " Crise de confiance, crise de conscience " : (http://conscience-et-democratie.20minutes-blogs.fr/archiv... ) la confiance est extrêmement fragile. Lorsqu’elle s’est fissurée il est très difficile de la restaurer car il s’agit d’un élément immatériel subtil inhérent à la profondeur, à la conscience de la personne humaine et qu’on ne peut acheter ou réparer avec des moyens matériels.

Les élections Européennes ont été pour moi l’occasion de l’expérience du « terrain ».
Je croyais à priori que ce serait un des aspects les plus difficiles de l’action politique. Bien au contraire , je me suis aperçu que cette expérience très enrichissante est fondamentale pour avoir une vision claire des besoins du citoyen.
Or je dirais que celui-ci a d’abord besoin de confiance.
Il n’était nécessaire ni d’être voyant ni d’être suspendu aux sondages pour pressentir que l’élection allait mal et que l’abstention serait la grande gagnante.
J’ai participé à des opérations de « tractage » autant pour le Mouvement Démocrate que pour le mouvement Européen, association pluraliste issue de la Résistance dont le seul but était d’informer et d’inciter à voter.
Cela a permis une expérience complémentaire .
Et partout j’ai entendu le même complainte : « pour qui voter » « je ne vote plus depuis longtemps » « ils sont tous les mêmes , ça ne change rien » etc…
Tout cela dit avec des nuances allant de la révolte au désespoir en passant par le désenchantement mais signant un repli, un refus de participer à toute action publique avec certitude qu’il n’y aurait aucun moyen par là de peser sur le devenir.
Cela s’appelle en premier lieu l’échec du suffrage universel. Et cela concerne tous les partis, tous les politiciens, même si certains ont pu se réjouir d’être majoritaires d ‘une minorité.C’est regarder l’arbre qui cache la forêt. Car les Français, les citoyens, les électeurs, sont découragés.
Découragés, et inquiets de la marche du monde et de celle de la France. Parce qu’aussi ils ont pris l’habitude de déléguer totalement leurs pouvoirs au point de ne plus se sentir concernés, de ne plus se vivre en maillons actifs d’une démocratie.
Mais leur silence n’est pas une approbation tacite, ils sont souvent très lucides, conscients des impératifs et des dérives mais dans l’impossibilité de croire que telle ou telle formation saura y remédier. Les partis politiques ne peuvent être en deçà des exigences et des espérances citoyennes sous peine de perdre leurs raisons d’être .

Et puis l’Europe. C’est pour elle qu’étaient ces élections et non pour les scores des uns et des autres.
Et c’est elle qui a perdu.Ou plutôt c’est l’idéal qui la sous-tend qui a été oblitéré, asphyxié d’abord par un brouillard bureaucratique, puis par les rivalités politiques.
Mes actions pour le Mouvement Européen ont été les plus révélatrices et les plus décevantes car là il n’y avait aucune ambiguïté possible. Il ne s’agissait pas de proposer une couleur mais de «développer dans le peuple français la prise de conscience de l’Europe et de la communauté de destin des peuples qui la composent ».
Or j’avais pu envisager une certaine indifférence mais pas un désintérêt voulu et parfois un rejet virulent.
J’ai organisé à Menton un stand du Mouvement Européen que j’ai tenu avec ma Présidente départementale pour distribuer des brochures de la commission Européenne.
J’ai pu constater que la majorité des personnes ne souhaitaient même pas être informées alors qu’à l’évidence elles ne connaissaient pas le réel fonctionnement de l’Union.
C’est se retrouver devant un cercle vicieux. Comment des citoyens appelés au suffrage universel peuvent-ils agir pour le développement d’une structure qu’ils connaissent très mal et ne veulent même pas apprendre ?

J’ai eu l’occasion de transmettre ces inquiétudes avant les élections à Pat Cox , ancien Président du parlement Européen et actuel Président International du Mouvement Européen . Faisant partie de la délégation du Mouvement Européen des Alpes Maritimes j’ai eu le plaisir de converser durant tout un déjeuner avec lui. Pat Cox m’a donné une réponse très belle : « toutes les brochures les plus parfaites n’y changeront rien . Les gens ont maintenant besoins de plus d’émotion » Ce qui fait écho à ce que m’ a dit un membre du Bureau National du ME : ‘ « l’Europe à besoin de beaucoup, beaucoup d’amour. »
Amour et émotion sont des antidotes humanistes à une société que la bureaucratie et le mercantilisme déshumanisent de jour en jour jusqu’au rejet et au désespoir des peuples.C’est une société en panne d’idéal, en panne d’espoir qui s’essouffle et a besoin de retrouver du sens.

Le réalisme et le pragmatisme indispensables ne peuvent être la fin mais le moyen sans quoi ils mènent à la stérilité.

En période de crise où l’angoisse du quotidien se fait plus forte, où la pression matérielle s’exacerbe, c’est pourtant le moment de réinsuffler de l’espoir en des valeurs portantes qui méritent efforts et combats faute  de quoi le désespoir ou l’inertie risquent d’ouvrir la porte à un effritement de la démocratie ou à des dérives violentes.

Ce qui est grave dans ce rendez-vous manqué de l’historie, c’est que les peuples d’Europe dans leur ensemble n’aient pas pu voir en cette structure une raison d’espérer, un idéal à préserver et à renforcer , une voie pour leur avenir et celui du monde et qu’on assiste au contraire à ces replis nationalistes et individualistes . Comme ci ceux-là seuls pouvaient préserver des épreuves.
Alors que cette imbrication de crises qui nous confronte appelle à la solidarité, à l’éthique, à retrouver des mesures humaines pour répondre à la complexités des défis qui ne peuvent plus êtres négligés.

Tandis que je tenais un des bureaux de vote de ma commune où j’étais Déléguée de mon parti, j’observais les douze étoiles de l’étendard de l’Europe ondulant au vent. Et je me faisais la réflexion que c’était sans doute un des seuls drapeaux qui ne soit pas éclaboussé de sang, un des rares si ce n’est le seul au nom duquel le sang n’ait jamais coulé.
Les besoins économiques ne peuvent faire oublier ce besoin fondamental qu’est la Paix. Et l’économie elle-même ne peut se passer de Paix.
Et lorsque dans la Mairie de ma commune j’ai entendu les premiers résultats et l’importance de l’abstention ma première pensée a été pour Robert SCHUMAN .
Parce que la crise économique avait engendré le plus monstrueux des nationalismes, la barbarie et un conflit mondial des hommes de paix avaient juré « plus jamais cela » . Le génie de Robert SCHUMAN fut d’utiliser le pragmatisme pour servir l’idéal. Le charbon et l’acier furent le moyen mais le Paix était le but.

Il en est de même en politique, le parti est le moyen et non le but. Le but est la défense des valeurs fondatrices d’une société permettant le réel épanouissement de ses membres .
La structure organisationnelle est fondamentale. Mais la vigilance constante au jour le jour l’est tout autant sinon plus.
Je pense personnellement que si le MoDem n’a pas réalisé un bon score ,(tout comme la politique en général est discréditée) c’est qu’il n’a pas su prouver au jour le jour qu’il incarnait ce qu’il prône. La remise en question de ce parti, comme de toute la classe politique, doit aller bien au-delà du structurel si la politique elle-même veut retrouver sa mission fondamentale . Si elle veut redonner espoir et entraîner les citoyens vers une vigilance constante, vers un développement des consciences.

Le Paix et la démocratie ne sont pas des acquis définitifs.Ils se cultivent au jour le jour, ils sont un combat de tous les instants pour ne pas les voir rogner ou se rompre.
Le bien être humain ne peut s’en passer et si les solutions pratiques immédiates doivent être mises en œuvres pour palier aux urgences sociales, financières, environnementales, dans le même temps le fondement éthique qui seul pourra répondre réellement , durablement et en profondeur à ces problèmes doit être constamment retrouvé.
Telle devrait être la priorité et la constante vigilance Démocrate.

29/03/2008

Pouvoir de l’image, images du pouvoir, politique spectacle.

Petite réflexion philosophico politique en forme de trompe l’œil.

De tout temps le pouvoir à utilisé les fastes , le décorum pour  asseoir son prestige et son autorité.Pourpres, ors et glaces en galeries , pour réfléchir et démultiplier sa puissance.
Mais s’il n’était limité en splendeur et richesse, il était au moins limité en diffusion.
Les moyens de communication par l’image se sont développés à un niveau jamais  atteint dans l’histoire. L’image est donc devenue en elle-même un pouvoir et exerce une véritable fascination sur les esprits . C’est ainsi que s’est développée  notamment la presse dite «  people » qui prend la forme d’une sorte de drogue collective.
La politique, suivant les méthodes à l’Américaine, se transforme de plus en pus en produit visuel où le « look » de l’individu est prépondérant.
Au point de devenir un art du spectacle à part entière où les prises de rôle et les costumes  se font  au gré des circonstances, pour satisfaire le  « public ». C’est  le nouveau « Poli-wood » , usant des mêmes techniques  psychologiques  pour captiver le «  spectateur » que son aîné du septième art.
Mais cette surenchère d’images est comme un jeu de miroirs déformant, distordant la réalité, éblouissant jusqu’à l’aveuglement, et détournant de l’essentiel.Car dans les miroirs, le monde est à l’envers.
Derrière les pages glacées , les galeries de glaces, les carrosses ou les limousines étincelantes se joue crûment le destin des hommes et  des femmes ; se joue la guerre ou la paix,la souffrance ou le soulagement, la misère ou la richesse, la vie ou la mort.
Pour connaître l’exacte  réalité de ce jeu, il faudrait passer à travers le miroir.
Pouvons nous aspirer à une démocratie des consciences en nous heurtant constamment aux jeux de miroirs  changeant des médias qui nous imposent la poudre aux yeux de la politique–spectacle au lieu de faire de nous des citoyens adultes et informés des réalités ?
L’Afghanistan, le Tibet aujourd’hui, demain d’autres drames et d’autres enjeux, l’avenir de la planète et de  ses milliers de passagers, dépendent-ils du style d’un manteau ou d’une révérence ?
Des philosophes  avaient  travaillé pour aboutir à nos textes républicains .
Pouvons -nous accepter que leur réflexions sur les droits fondamentaux de la personne humaine se réduisent  en mise en scènes reproduites à l’infini des pages glacées des magazines, nouvelles  galeries des glaces de nos imaginaires ?
Le destin de l’homme et de son environnement n’est pas un jeu de miroirs .
Une politique  nouvelle  devra divorcer du spectacle et de ses jeux de fascination pour revenir aux valeurs fondamentales,  aux vraies enjeux, au vrais besoins de l’humanité .

22/03/2008

De l’abstention citoyenne à la démission des politiques


Lors des dernières élections municipales les taux d’abstentions importants ont été interprétés de manière à minimiser la notion de «  vote sanction ».
S’il est  hasardeux de donner une couleur à des votes qui n’ont pas été émis, ne serait-il pas opportun de s’interroger sur les symptômes qu’ils peuvent représenter ?
Du désintérêt à la défiance de la chose politique , il y a là un échec qui vaut pour tous les partis en présence et qui fait perdre à l’élection son sens véritable, voulu par les fondateurs de notre système républicain.
Au lieu de se les approprier, il vaudrait mieux se remettre en question et admettre que nombre de citoyens ont perdu confiance  en nos politiques ,  dans leur ensemble.
C’est peut-être aussi en raison de cette défiance qu’ils acceptent d’actionner les leviers du bipartisme en alternance. Non pour « voter pour », en leur âme et conscience, mais seulement pour contrer ce qui les inquiète. On peut donc aussi bien interpréter cette abstention comme une forme de découragement  de fatalisme qui va à l’encontre du but censé être recherché par le suffrage universel.
Il serait peut-être préférable que le vote soit obligatoire comme en Suisse et que les  votes blancs soient comptabilisés pour donner une voix, un poids  à ce silence .
Il serait surtout préférable de voir réinsuffler à la politique un élan qui permette au citoyen de penser qu’elle le concerne vraiment directement et que sa délégation  n’est pas un jeu de dupe.
Cela implique de pouvoir s’assurer que la conscience peut réellement primer sur l’opportunisme. Or nous en somme souvent loin à tous les niveaux, qu’ils soient locaux, nationaux, internationaux.
Nous nous sommes   récemment focalisés sur les élections locales . Il est certes important de gérer  au mieux nos cités et la vie de leurs habitants.
Mais cela peut-il se faire sans préoccupations globales ?
Les problèmes d’environnement nous apprennent durement l’interrelation des causalités. Nous savons que le sort de la forêt d’Amazonie ou des glace des pôles concernent   notre environnement le plus proche.
Face à la mondialisation croissante, il ne peut  non plus en être autrement au niveau politique, économique, social.
Nous serons obligés d’apprendre à nos dépens que l’éthique doit devenir incontournable, non seulement  sur le plan moral, mais même par stricte réalisme. Car on récolte ce que l’on sème.
On entend très peu s’élever les voix de nos politiques sur les souffrances du peuple Tibétain .
Parce que la Chine est un gros marché qu’il faudrait ménager à tout prix.
Les U.S.A ont privilégié la loi du marché la plus drastique  au mépris de bien des principes. Ils sont aujourd’hui au bord de  la récession.
Ce n’est pas une démonstration très probante sur le plan le plus strictement  matériel.
Si nous devons graduellement accepter de voir fouler au pied les droits de l’homme au nom du développement et du profit, nous en ferons tôt ou tard les frais. De concessions en concessions, que pourrons-nous dire lorsque nous serons  face à de nouvelles  super puissances qui ne s’encombreront pas de freins moraux ?
La France se revendique le pays des Droits de l’Homme.
Elle n’a pas atteint elle-même la perfection dans ce sens ,  mais elle pourrait néanmoins jouer un rôle primordial  dans le monde  si elle s’axait prioritairement sur les valeurs qui la fonde.
Non par plat nationalisme, mais par attachement à des principes humanistes fondamentaux, il nous faut une France forte et indépendante dans une Europe forte et indépendante.
Sans quoi le «  rouleau compresseur de la mondialisation » , comme le dit François BAYROU , broiera impitoyablement l’homme sous toutes les  latitudes  et détruira son environnent naturel dans sa course implacable au profit comme unique valeur.
Seule une démocratie des consciences à l’échelle mondiale peut nous permettre d’infléchir l’angoissante course des évènements.

 
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